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Réchauffement climatique : « Un point de non-retour a été atteint »

© Anna Morgan
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Selon plusieurs études scientifiques, la montée des eaux provoquée par le réchauffement climatique pourrait atteindre entre 1 et 3 mètres d'ici 2100.

La montée des eaux est une conséquence directe du réchauffement climatique (logique, me direz-vous). Mais jusqu’à maintenant, les scientifiques n’arrivaient pas à prévoir avec précision dans quelles proportions le dégel des glaciers et de la banquise pourrait entraîner une montée du niveau des océans. C’est chose faite, grâce aux évolutions technologiques. Et les résultats sont alarmants.
 
Entre 1 et 3 mètres d’ici 2100.
Deux études ont en effet été publiées lundi 12 mai dernier. La première, parue dans la revue scientifique Geophysical Research Letters a été menée par des chercheurs de la Nasa, qui, en se basant sur les mesures satellites de 6 grands glaciers entre 1992 et 2011, ont pu établir un modèle de prévision sur la fonte de ces glaciers.
 
Selon ces scientifiques, « les mesures de 2011 ne montrent aucun obstacle susceptible d’empêcher l’ensemble de ces glaciers de se détacher et de partir à la mer ». Imaginez un peu la taille des glaçons ! Et comme le réchauffement climatique impacte également la température des océans, qui deviennent plus chauds, lesdits glaçons géants se mettent à  fondre.


Or, « 
ces glaciers contiennent suffisamment d’eau pour accroître le niveau global des océans de 1,2 mètre. » explique
Eric Rignot, glaciologue et membre de l’équipe de la Nasa qui a établi le rapport. Et le pire, c’est qu’ils « 
fondent plus rapidement que ce que les scientifiques avaient prévu ».

 

Fonte et glissement du glacier de Pine Island entre 2002 et 2014.

 

Le même jour, une seconde étude
était publiée dans le journal Science. Cette étude a été réalisée par une équipe de scientifiques de l’Université de Washington. Ces derniers se sont penchés sur un seul glacier, celui de
Thwaites, en Antarctique. Pour
Ian Joughin, membre de l’équipe, il s’agissait d’établir comment allait réagir ce glacier au réchauffement climatique :
« Auparavant, quand nous avons constaté l’amincissement du glacier, nous ne savions pas comment allait évoluer la fonte ».  En établissant des cartes topographiques détaillées du glacier, ils ont obtenu un modèle de prévision de fonte. Conclusion ? Le glacier aura complètement fondu d’ici 2 à 9 siècles.

 

Le (gros) problème, c’est que « 
ce glacier agit comme un pivot qui pourrait entraîner avec lui le reste de la banquise » explique le rapport. Cette même banquise qui contient assez d’eau pour faire
monter le niveau des eaux de 3 mètres !

 

En 2007, le Groupe d’Experts Environnemental sur l’Évolution du Climat (
GIEC)
avait publié une étude qui prévoyait une augmentation du niveau des eaux comprise entre 18 et 59cm d’ici 2100. Mais « 
En 2007, on ne savait pas modéliser la contribution de la fonte des calottes polaires à la hausse du niveau des océans » explique
Anny Cazenave, une spécialiste du sujet. En 2013, le
GIEC revoit sa copie et annonce une montée d’environ
un mètre

Les États-Unis, bientôt sous l’eau ?

 

Consolation égoïste, la France ne sera pas trop touchée. La raison ? La déformation de la croûte terrestre due au surplus de poids des océans. «
On sait que la Terre n’est pas une boule rigide. Elle se déforme sous l’influence de son propre poids. Cela déforme les bassins océaniques, ce qui induit par endroits une baisse du niveau des eaux et à d’autres une hausse bien supérieure à la moyenne» explique
Anny Cazenave. Au final, le port de Brest ne verrait le niveau de l’eau augmenter que de 90cm, alors qu’à New York, la statue de la Liberté aurait les pieds dans l’eau, avec une hausse de 1,3 mètre.

 

Justement, ce mardi 20 mai, un organisme privé de scientifiques américains, l’
UCS (Union of Concerned Scientists)
a publié un rapport mettant en garde contre une éventuelle montée des eaux aux États-Unis. Les conséquences seraient catastrophiques, puisque ces scientifiques ont établis que
30 trésors nationaux américains, tel que l
a statue de la liberté, le Centre Kennedy de la Nasa ou encore le Fort Monroe (qui « 
sera une île d’ici 70 ans » selon le rapport) pourraient disparaître sous les flots.

 

Même les écologistes laissent tomber.
Aux armes, citoyens du monde ! Il faut éviter à tout prix que notre monde ne devienne le
Waterworld (photo) de 
Kevin 
Costner
 ! Malheureusement, les dernières prévisions sont si cataclysmiques qu’aux États-Unis,
certains groupes d’écologistes s’avouent vaincus et renoncent à la lutte. 

 
Par exemple, le britannique 
Paul Kingsnorth
 
, bien connu dans les sphères des activistes écologiques, a créé en 2009 son propre mouvement le « 
Dark Mountain Project
». Pour lui, tout est perdu : « 
Tout va de pire en pire. Si vous regardez toutes les tendances que les environnementalistes comme moi ont essayé d’infléchir depuis 50 ans, absolument tout a empiré 
». Au passage, il critique les organisations écologiques encore actives en les accusant de colporter de faux espoirs à leurs membres.

 



Waterworld, film de science-fiction de 1995 où toute la planète est recouverte d’eau.
 
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