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Angleterre : « En avortant, je pourrai poursuivre ma carrière »

© Nicholas Bowman / Sunday Mirror
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Faut-il la croire ? Une candidate de télé-réalité anglaise a finalement renoncé à avorter après, dit-elle, avoir senti son enfant bouger.

La vie a-t-elle été la plus forte que la soif d’argent et de célébrité éphémère ? Ou ne s’agit-il que d’un habile revirement pour rester sous les feux des projecteurs ? À 23 ans, Josie Cunningham, un équivalent britannique d’une Nabila, est plus une habituée des tabloïds britanniques qu’une militante pro-vie… Mais l’annonce de sa décision d’avorter, et les raisons avancées pour justifier sa décision, avaient déclenché une vague de protestations outre-Manche sur les réseaux sociaux. Même les pro-avortment se disaient choqués par sa décision.

En effet, Josie Cunningham avait décidé d’avorter car elle venait d’être contactée par la production de l’émission de télé-réalité  Big Brother – sorte de Loft Story : «Je suis enfin sur le point de devenir célèbre, je ne vais pas tout ruiner maintenant, déclarait-ele alors. En avortant, je pourrai poursuivre ma carrière. A cette époque là de l’année prochaine, je n’aurai pas d’enfants. Au lieu de cela, je serai célèbre, je conduirai une Range Rover rose vif et j’achèterai une grande maison. Rien ne pourra se mettre en travers de mon chemin ».
 
Après une (très) courte carrière de mannequinat, cette apprentie célébrité typique en son genre est embauchée par une agence d’escort-girl, où elle rencontre d’ailleurs, selon elle, le futur père du bébé. Il s’agit soit d’un joueur de football du championnat anglais de 1ère League, soit d’un chirurgien – elle dit vouloir effectuer des tests ADN pour être sûre.

Alors que cette jeune femme anglaise en était à sa 19ème semaine de grossesse (1), elle a soudain décidé de renoncer à son projet d’avortement : « J’ai senti pour la première fois le bébé donner des coups 24 heures avant, et je ne pouvais m’ôter ce sentiment de ma tête, dit-elle. C’était comme si le bébé me disait de ne pas le faire.» « Je pensais vraiment que j’en serais capable, mais je n’ai pas pu. J’ai senti le bébé bouger pour la première fois 24 heures avant, et je ne pouvais plus m’ôter cette sensation de la tête » a-telle ainsi confié devant les caméras du magazine hebdomadaire britannique Sunday Mirror.

Avec un sens du scénario digne de la télé-réalité, Josie Cunningham raconte que c’est dans le taxi la conduisant à l’hôpital que tout a basculé : «  Lorsque le chauffeur m’a dit que nous étions à environ une minute du centre d’avortement, j’ai commencé à pleurer. Je voulais me jeter hors de la voiture. J’ai mis mes mains sur mon ventre et je me suis senti plus forte, je ne pouvais pas permettre à quiconque de porter atteinte à mon bébé »
 
Faut-il croire à sa sincérité ? Au-delà du côté surjoué de ses émotions, il se peut très bien que son récit corresponde à la réalité. Il se peut aussi que, vu la vague de réactions négatives suite à l’annonce de sa décision d’avorter, elle ait pensé qu’une jeune maman décidant de garder l’enfant qu’elle porte plairait plus, et plus longtemps, aux téléspectateurs qu’une jeune femme prête à avorter pour devenir riche et célèbre. D’autant plus qu’en 2013, Josie Cunningham avait déjà défrayé la chronique en demandant à la National Health Service (l’équivalent britannique de la sécurité sociale) de lui allouer 4,800£ (5880 €) pour se faire refaire la poitrine, afin de devenir une top-modèle. Pour elle, à cette époque, faire une apparition dans une émission de télévision avait plus de valeur que la vie de son enfant. Elle n’avait d’ailleurs même pas arrêté de fumer lorsqu’elle avait appris qu’elle était enceinte.
 
L’essentiel demeure, au final, que cet enfant verra le jour et que cette "conversion" maternelle aura sans doute amené de nombreuses spectatrices de télé-réalité à se poser des questions quantà l’avortement. Mais la jeune femme n’a pas pour autant perdu de vue son objectif : ce retournement de situation constituant une excellent publicité pour elle, elle prévoit de vendre en DVD la vidéo de son accouchement
 
(1) En Grande-Bretagne, l’avortement est autorisé jusqu’à la 24ème semaine de grossesse (6 mois), à condition que deux médecins fournissent une attestation que la santé physique ou mentale de la femme est mise en péril, ou que des tests médicaux aient apporté la preuve que l’enfant allait naître avec des malformations physiques ou mentales. En 2012, 185 122 avortements ont été pratiqués au Royaume-Uni.

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