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Kickstarter, un milliard de dollars pour soutenir l’esprit d’entreprise

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En 5 ans, Kickstarter a levé un milliard de dollars, et permis à des milliers de projets de décoller.

Récolter plus d’1 milliard de dollars en 5 ans, ça n’est pas rien. Et Kickstarter l’a fait : la plateforme de crowdfunding (financement participatif) la plus connue d’Internet, est devenue en quelques années une référence pour les artistes et entrepreneurs du monde entier. Un bel exemple de ce que se fier à une telle économie signifie, une économie solidaire et participative, celle qui récompense les vrais mérites, parce que née d’un besoin réel et reconnu.

Une plateforme de crowdfunding, c'est quoi exactement ?
Le crowdfunding ? C'est le processus par lequel des personnes apportent une certaine somme d’argent, pour financer un projet entrepreneurial ou des initiatives à diverses ambitions, par l’intermédiaire de sites internet – plateformes ou portails – en recevant en échange une récompense.
Il existe différents types de crowdfunding, tel que le crowdfunding equity-based : par l’intermédiaire d’un investissement sur internet, on achète son véritable titre de participation à une société. Dans ce cas, la récompense est la participation financière à l’entreprise avec ses éventuels retours sur investissement.

Comment fonctionne Kickstarter ?
Kickstarter est un site internet de crowdfunding spécialement dédié aux projets créatifs. On peut ainsi financer différents types d’entreprises et de projets : films indépendants, musique, spectacles théâtrales, bandes dessinées, journalisme, jeux vidéo… mais également des entreprises alimentaires.  Il n’est cependant pas possible d’attendre un retour sur investissement sur Kickstarter, puisque le dessein propre de ce financement est avant tout de soutenir un projet.

Tout comme d’autres plateformes qui récoltent des fonds en ligne, Kickstarter est donc un moyen simple de récolter des fonds économiques de la part du grand public. Les créateurs du projet définissent une date butoir et un minimum de fonds à atteindre. Si le minimum requit est atteint avant la date d’échéance, le paiement des soutiens est alors déclenché via Amazon Payments. Si l'objectif n'est pas atteint, personne ne paye. Un projet peut être financé de n’importe où dans le monde, mais ne peut être ouvert par des personnes résidant seulement aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni.

Et en France ?
Bien que la plateforme américaine ne souhaite pour le moment ne publier que des projets anglais ou américains, il y a eu également des projets français qui, en usant d’un peu de stratégie et par l’intermédiaire de référents à l’étranger, ont connu un véritable succès au sein de Kickstarter.

Ainsi par exemple, développé par le français Séverin Marcombes, le projet Plug, un mini-connecteur de stockage, a tenté sa chance sur le site afin de financer un projet de grande envergure et de se développer aux Etats-Unis… Son objectif était ambitieux, puisqu’il visait à récolter plus de 70 000 dollars dans le but de pouvoir commercialiser les milles premières unités du concept. Ce français a connu un véritable succès puisqu’il a atteint 1,2 million de dollars.
 
Un succès international
Bien sûr, il y a eu des litiges, des projets abandonnés, des accusations de fraude… Mais au-delà de ces quelques difficultés, les cinq premières années de Kickstarter ont été un vrai succès. Il faut cependant mentionner que sur plus de 130 000 campagnes lancées, seulement 43% se sont concrétisées, tandis que parmi le reste, 10% n’a pas réussi à récolter un seul dollar. Pour comprendre à quel point la croissance de la plateforme a été explosive, il suffit de noter que presque la moitié de ce premier milliard a été récolté au cours de cette dernière année !

Kickstarter est la démonstration parfaite que le phénomène du crowdfunding a désormais atteint une portée globale. En effet, bien que les 2/3 des investissements proviennent des Etats-Unis, la plateforme a accueilli des utilisateurs originaires de 224 pays différents. Un signe qui montre que l’on peut partir de zéro et voler très haut…
 
Traduit et adapté de l’édition italienne d’Aleteia par Mathilde Dehestru