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Equateur : le président parvient à contrer la légalisation de l’avortement

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JUAN CEVALLOS

Isabelle Cousturié ✝ - publié le 18/10/13 - mis à jour le 06/07/22

« Pour défendre la vie je suis prêt à démissionner, et l'histoire saura me juger » : La fermeté du président équatorien Rafael Correa a fait reculer les parlementaires

            « Je ne suis pas de ceux qui disent une chose et en font une autre (…)  et ce pas, s’il était franchi,  constituerait une grande trahison et une grave déloyauté,  avait déclaré le président équatorien,  Rafael Correa, à la télévision. Il avait aussi fustigé la «trahison» et la «déloyauté» de certains élus de sa majorité parlementaire, qui espéraient faire dépénaliser l’avortement dans le cadre d’une réforme du code pénal.

Si ce pas devait être franchi par le Congrès, et en particulier par les parlementaires de son parti « Alianza País », avait-il menacé sur la chaine de télévision Oromar à la veille du vote de la motion parlementaire, «moi, immédiatement, je présente ma démission».

Le lendemain, pour ne pas risquer « une rupture », la motion proposée par un membre du parti du président Correa, Alianza Pais, pour que l’avortement soit autorisé en cas de viol et de danger pour la femme qui portait l’enfant, a été retirée.

Ce n’est pas la première fois que le président Correa, au pouvoir depuis 2007 et dont le mandat s’achèvera en 2017, qui se définit lui-même «  un homme de gauche, humaniste et catholique » a fait barrage à la légalisation de l’avortement. En 2008, lors du débat de l’Assemblée constituante, certains représentants avaient déjà tenté d’introduire une réforme de libéralisation  de l’avortement, mais sans succès.

Rafael Corea est au pouvoir depuis 2007. Réélu pour un troisième mandat en février dernier, il devrait pouvoir gouverner le pays encore jusqu’en 2017. Sa position sur la question a toujours été claire et  il l’a redit durant cette deuxième tentative de faire passer la loi : «Qu’ils fassent ce qu’ils veulent, moi, je n’autoriserai jamais la dépénalisation de l’avortement».

En Équateur, la classe politique est majoritairement opposée au droit à l’avortement. Répondant à divers médias locaux, Rafael Correa a d’ailleurs rappelé que la Constitution consacrait le « droit à la vie, depuis sa conception » et qu’il n’approuverait aucun changement de la loi concernant la dépénalisation de l’IVG. (Le Journal international)

Cette attitude ferme et cohérente  du président équatorien a suscité aussitôt l’admiration de l’Eglise en Equateur : Selon une note locale rapportée par l’agence Fides, l’archevêque de Guayaquil et président de la conférence épiscopale équatorienne, Mgr Antonio Arregui  s’est déclaré «  impressionné par le courage et la qualité de la prise de position du Président », position qu’il a qualifiée de « fort louable ».

Le cas de Rafael Correa n’est pas sans rappeler celui, en 2008,  de son homologue de l’Uruguay Tabaré Vazquez, socialiste comme lui, qui a opposé son veto à la loi dépénalisant l’avortement en Uruguay, approuvée de justesse par le Parlement, et a été contraint de démissionner, rappelle de son côté Alver Metalli pour Vatican Insider.

Le journaliste rappelle par la même occasion que le président équatorien est connu pour ses prises de position contre l’accord de libre-échange promu par les Etats-Unis sur leur continent, et ses critiques à l’égard du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale pour leur manière de gérer la crise économique et financière des pays en voie de développement.

Il rappelle aussi que Rafael Correa a imposé une réforme du secteur pétrolier, qui accroît le pourcentage des revenus alloués aux programmes sociaux pour les pauvres, accusant les compagnies pétrolières étrangères de ne pas se conformer aux normes environnementales et aux règles d’investissement, et de conserver 80% de leur chiffre d’affaires.

A noter que l’avortement est interdit dans la majeure partie des pays d’Amérique latine, excepté Cuba, le Guyana et l’Uruguay. Il est autorisé également dans la ville de Mexico et assorti de conditions au Brésil où il n’est autorisé qu’en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. (AFP)

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