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Le champion de cyclisme Gino Bartali « juste parmi les nations »

© DR
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Ce fervent catholique avait mis ses jambes, son cœur et son intelligence au service des juifs persécutés par les nazis. Israël en a fait un « juste » à titre posthume le 23 septembre.

« Le bien ça se fait mais ça ne se dit pas, sinon quel bien est-ce ? », disait Gino Bartali à son fils. C’est la raison pour laquelle rares sont ceux qui savaient tout ce qu’avait fait le grand champion de cyclisme pour la communauté juive, au pire moment de l’emprise des nazis sur l’Italie :

« Pendant l’occupation allemande de l’Italie, entre 1943 et 1944, Gino Bartali, un fervent catholique, faisait partie d’un réseau de sauvetage conduit par le rabbin de Florence Nathan Cassuto, et par l’archevêque de Florence, le cardinal Elia Angelo Dalla Costa, qui permit à tant de juifs de fuir vers la France ou la Yougoslavie. Il servait de messager au réseau, dissimulant des documents falsifiés dans sa bicyclette et les transportant entre les villes, sous le couvert de son entraînement », souligne le Yad Vashem dans son communiqué.

Gino Bartali, deux fois vainqueur du Tour de France en 1938 et 1948 et trois fois du Giro d’Italie (1936, 1937, 1946), a reçu lundi 23 septembre à titre posthume le titre de « Juste parmi les nations », décerné par Israël à ceux qui ont sauvé des juifs pendant la Shoah.

Personne, pas même son épouse, ne savait qu’il faisait le tour des couvents, dissimulant dans la selle et le cadre de son vélo des photos et autres documents pour établir de faux papiers et permettre à des juifs italiens de passer clandestinement la frontière pour rallier la Suisse ou s’exiler aux États-Unis.

« Gino le Pieux » comme on l’appelait, était donc un homme de grande foi : membre de l’Ordre des Carmes Déchaux, un ordre religieux contemplatif et apostolique appartenant à la catégorie des ordres mendiants, « il s’adonnait fréquemment à la prière et avait une vraie propension à faire le bien », raconte son fils Andrea.

« Il était très lié à sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, elle-même carmélite, précise-t-il, à tel point qu’il fit construire une petite chapelle pour elle à l’intérieur de leur maison ». Le cardinal Dalla Costa lui avait donné la possibilité d’y avoir un autel consacré pour dire la messe. Son fils précise : « Quand mon père allait à l’église, il arrivait parfois que les fidèles soient plus attentifs à lui qu’au rite de la messe, et ça ne lui plaisait pas. Alors il restait dans sa chapelle pour prier, et il lui arrivait d’y faire dire la messe ».

Aujourd’hui le fils du grand champion et « Juste parmi les nations », Andrea Bartali, accueille l’annonce du Yad Vashem avec beaucoup d’émotion : « C’est une chose magnifique, nous attendions cette nouvelle déjà depuis quelques temps, surtout après la reconnaissance faite à Elia dalla Costa, en 2012», a-t-il confié, « et de le savoir aujourd’hui alors que vient de commencer le championnat du monde de cyclisme, cela est encore plus significatif ».

La famille du champion a été invitée par le gouvernement israélien à venir à Jérusalem le mois prochain pour assister à une course de vélos en son honneur.

Grande émotion du maire de Florence également, Matteo Renzi : « La décision du Yad Vashem est une décision qui touche beaucoup la ville, c’est pour elle un énorme cadeau ».

Le 11 août dernier, à l’occasion des célébration de la libération de Florence, le maire, aux côtés du rabbin du chef lieu toscan Joseph Levi, avait souhaité cette reconnaissance, et fait l’éloge du cyclisme comme étant « une expérience de vie qui a formé des hommes, en plus de champions, comme Bartali qui risquait sa peau pour sauver les juifs ».
Et d’ajouter : « Nous avons voulu que ce championnat ait lieu ici, pensant à des hommes comme lui, pour montrer et rappeler qu’il ne s’agit pas seulement d’une compétition sportive pour Florence, mais l’occasion d’affirmer sa propre identité de valeurs ». (Aleteia)

La décision de proclamer Gino Bartali « Juste parmi les Nations » a été prise le 7 juillet dernier (cf. Aleteia). La procédure avait commencé il y a plusieurs années, peu après sa mort, survenue en 2000. C’est le rabbin de Florence qui a de nouveau soulevé la question, au cours des célébrations du 69ème anniversaire de la libération de Florence de l’occupation nazie.

Un olivier, portant le nom du cycliste sera planté dans le Jardin des Justes du Mémorial, à Jérusalem.

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