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Pourquoi les prêtres ne peuvent-ils pas se marier ?

© P.M WYSOCKI / LUMIÈRE DU MONDE
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Le célibat est intimement lié à l’essence même du sacerdoce conçu comme participation à la vie du Christ, à son identité, à sa mission.

Les Eglises orientales en communion avec Rome continuent d’ordonner prêtres des hommes mariés, mais exigent le célibat pour l’épiscopat et pas seulement pour les moines, comme signe de sa plus grande valeur.

Aux premiers siècles, les Eglises d’Orient ont connu, exactement comme celles d’Occident, l’abstinence des membres du clergé, comme en témoignent dans certains écrits saint Epiphane, évêque de Salamine, saint Jérôme, un des plus grands Pères de l’Eglise d’Occident, et l’empereur Justinien lui-même.

Ce n’est qu’au Vème siècle que la ligne commune se brisera. Ce processus a débuté en Orient avec la séparation d’une grande partie des Eglises non grecques de l’Eglise de l’Empire romain et se prolongera  dans l’Eglise byzantine. Aujourd’hui, pratiquement toutes les Eglises orientales récusent tant la discipline d’abstinence que la discipline du célibat suivie en Occident. Il existe donc aujourd’hui dans les Eglises orientales des diacres et prêtres mariés qui mettent au monde des enfants également après l’ordination, même si subsistent des éléments liés au célibat : par exemple l’interdiction de se remarier, l’interdiction de se marier après l’ordination et surtout le choix des candidats à l’épiscopat parmi ceux qui vivent le célibat.

La ligne de séparation a été le Synode byzantin de Trulle, dit in-Trullo (691). En effet, à dater de ce jour a été autorisé en Orient le mariage des clercs mariés quand ils ne sont pas affectés au service de l’autel, mettant ainsi moins en évidence le caractère de la dimension sponsale du sacerdoce. En conséquence, on observe en Orient une baisse de la célébration quotidienne de l’eucharistie par des prêtres mariés, sinon ils auraient eu l’obligation de toujours s’abstenir de leurs devoirs conjugaux. Quasiment toutes les recherches  historiques qui ont été entreprises ont montré que le synode de Trulle a utilisé des textes manipulés ou mal traduits des synodes nord-africains de 390 et 401,  qui comportaient des déclarations en faveur de l’abstinence absolue des clercs, modifiant ainsi le sens du message en lui faisant dire le contraire.

En outre, il y a de bonnes raisons de penser que la pratique commune à l’Orient et à l’Occident, antérieure au synode de Trulle, admettait que  les clercs proviennent en grande partie de candidats mariés et d’âge avancé (presbytes = anciens) mais à condition que ceux-ci, d’accord avec leurs épouses, s’engagent à vivre dans une continence totale et perpétuelle. Déjà à cette époque, où il n’y avait pas encore de théorisation théologique du célibat sacerdotal, on était bien conscient que le prêtre devait être libre de tout autre lien totalisant pour pouvoir se donner tout entier à l’Eglise. C’est pourquoi comme première mesure, on demandait aux candidats mariés la continence parfaite et même la cohabitation des époux était interdite. Compte tenu de l’incongruité d’interdire les rapports conjugaux à des personnes légitimement mariées, l’évolution logique  sera que dans l’Eglise latine la tendance à rechercher des candidats célibataires va se développer de plus en plus.

La discipline introduite par le synode de  Trulle sera quand même acceptée par l’Eglise de Rome, même si le Siège apostolique a établi certaines restrictions pour les prêtres orientaux qui exercent leur ministère en Occident. En revanche, récemment, l’Eglise syro-malankare et l’Eglise syro-malabare ont librement réaffirmé l’exigence du célibat pour leurs prêtres.

Le célibat est un libre choix d’amour en réponse à une invitation de Dieu à suivre le Christ qui s’est donné, également dans la chair, comme « époux de l’Eglise ». 

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