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Pape François : les 100 jours d’un pontife superstar

© Jeffrey Bruno
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Un sans faute ? On a l’impression que tout le monde l’aime ! Certains traits se dessinent très nettement, même si des décisions importantes sont encore à venir.

Impossible de ne pas constater la popularité du pape. Sa spontanéité et les signes forts qu’il a multipliés dès le début de son pontificat ont eu un effet immédiat. Augmentation de fidèles lors des audiences du pape, triplement de ses abonnés Twitter, multiplication des produits dérivés qui se vendent comme des petits pains… « En quelques mois, il a sans doute fait mieux que Jean-Paul II, pourtant maitre en popularité. », remarque Isabelle de Gaulmyn (1). « Le fossé qui séparait l'Église catholique de l'opinion publique semble se réduire à la faveur d'un pape très populaire et anticonformiste », écrit Jean-Marie Guénois, qui n’hésite pas à parler de « papamania » dans son analyse parue dans le Figaro du 18 juin (2).
 
A quoi est due cette évidente notoriété ? Quel est le style du nouveau pape ? L’injonction qu’il a faite à l’Eglise d’ « aller aux périphéries de l'existence, là où se retrouvent le mal, l'injustice, la douleur» est l’une des phrases-clés pour le comprendre. Depuis le  début de son pontificat, il a employé 14 fois le mot « sortir », relèvent depuis le Québec l'abbé Marier et Marie-Josée Roux, de la Communauté du Désert (3). Et de le situer dans la continuité de Jean XXIII, avec qui il a en partage la bonhomie et la jovialité : « si, avec le Concile Vatican II, Jean XXIII voulait ouvrir les fenêtres de l'Église pour y faire le ménage et la rajeunir en y laissant entrer de l'air frais, François, lui, veut faire la révolution de la révolution de Jean XXIII. «François souhaite ouvrir l'Église pour que le fidèle en sorte », soulignent Gérard et Marie-Josée.
 
Simplicité, « renonc[iation] aux attributs symboliques du pouvoir », et « empathie », c’est tout cela qui caractérise François aux yeux d’Isabelle de Gaulmyn, qui voit en lui « le religieux, qui vit dans le monde, prend le métro et va à la machine à café. Le « Frère » qui aide les plus pauvres du quartier à trouver un logement, celui qui se fait infirmier ou instituteur, proche, prêt à partager les bons et les moins bons moments. Un « frère François » qui rassure, dans un monde tellement incertain. »
 
Inclassable selon « les catégories idéologiques habituelles », le nouveau pape a le ton d’un pasteur, là où ses prédécesseurs avaient gardé leur parole de professeur, remarque l’observateur chevronné du catholicisme contemporain qu’est Gérard Leclerc (1) : « de plain-pied avec son auditoire, s’évadant volontiers de son texte écrit, pour improviser, interpeller les fidèles sur une tonalité plus particulière, plus chaude, plus persuasive. Il veut toucher les cœurs, obliger à réagir, ne serait-ce qu’en lançant des formules chocs. »
 
Mais beaucoup d’interrogations demeurent, souligne Jean-Marie Guénois, notamment quant à la réforme de la Curie en vue de laquelle le pape François a d’ores et déjà lancé un groupe de travail dont les conclusions et les décisions qui suivront ne seront probablement connues qu’à l’automne. « Le nouveau pape a refusé de se laisser enfermer par elle », relève-t-il. « Cela affaiblit l'autorité de la machine. Elle tousse, poliment, s'égosille parfois, mais en silence car «le Pape est le Pape», il est souverain. […] Un bras de fer courtois, mais très ferme est donc engagé. François agit toutefois sous mandat: les cardinaux l'ont élu pour ne pas fléchir et réussir – enfin – la réforme de cette curie. »
 
Le pape est homme de gouvernement, souligne pour sa part Frédéric Mounier, qui rappelle que le cardinal Jorge Bergoglio fut choisi aux plus hautes fonctions de l’ordre des jésuites puis de l’Eglise en Argentine  précisément pour « pour son aptitude à gouverner ». Selon lui, « La clé du pape jésuite, en ces temps de transition et d’attente, est probablement à trouver dans son ascendance spirituelle… et sur son blason, qui manifeste son appartenance à la Compagnie de Jésus. » Or « un provincial jésuite prend son temps avant de décider, mesure les choses à l’aune de la réalité et non pas des idées reçues, écoute et consulte beaucoup. » Enfin, conclut le vaticaniste, « Le pasteur gouvernant qu’il fut, et qu’il restera, sait aussi que les décisions résolues s’accompagnent du respect intangible des personnes. Qui commandera aussi, probablement, les inflexions pastorales que le pape François pourra mettre en chantier à l’échelle de l’Église universelle, mais sans précipitation ni effet d’annonce. »
 
 
(1)   http://religion-gaulmyn.blogs.la-croix.com/frere-francois/2013/06/17/
(2)   http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/06/17/01016-20130617ARTFIG00754-pape-francois-cent-jours-de-pontificat-et-de-nombreuses-interrogations.php
(3)   http://www.lanouvelle.net/Soci%C3%A9t%C3%A9/Spiritualit%C3%A9/2013-06-10/article-3273359/Limage-de-lEglise-vient-de-seclaircir/1
(4)   http://www.france-catholique.fr/Le-style-c-est-le-pape.html
(5)   http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/100-jours-apres-son-election-la-revolution-douce-du-pape-Francois-2013-06-17-974555

 

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