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Chili : l’Eglise complaisante envers la dictature ?

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L’épiscopat pas d’accord avec le décryptage d’un document révélé par Wikileaks

« L’Eglise catholique a toujours apporté son soutien aux victimes de la dictature d’ Augusto Pinochet au Chili », affirme le porte-parole de la conférence épiscopale chilienne, au lendemain de la publication sur le site Wikileaks, d’un document diplomatique  « minimisant » les crimes d’Augusto Pinochet lors de son coup d’Etat en 1973.
 
Le coup d'Etat qui a renversé le président socialiste Salvador Allende dans un climat de guerre civile,  a été suivi d’une répression qui a provoqué la mort de milliers de sympathisants ou militants de gauche.
 
Jaime Coiro explique dans un communiqué que les documents du gouvernement américain filtrés par Wikileaks ont été publiés peu après le coup d’Etat, à un moment où l’Eglise manquait d’informations précises sur la répression des militaires.

Dans un câble diplomatique, adressé par l'ambassade américaine auprès du Saint-Siège, cinq semaines après le putsch du général Pinochet, qui a renversé en 1973 le président socialiste Salvador Allende,  le sous-secrétaire d'Etat du Saint-Siège de l’époque, le cardinal Giovanni Benelli,  dénonce « une couverture exagérée de certains évènements, qui est le résultat d'un des plus grands succès de la propagande communiste ».
 
A cela, le porte-parole de l’épiscopat  répond qu’il s’agissait probablement de « notes préliminaires », envoyées avant que n’arrivent des informations de bonnes sources expliquant ce qu’il se passait au Chili.
 
« On ignorait l’ampleur de la violation des valeurs institutionnelles », ajoute Jaime Coiro qui fait par ailleurs remarquer le grand décalage qui sépare le contenu de ces textes et l’attitude qu’a eue l’Eglise en matière de droits de l’homme, à cette époque et que tous les secteurs de la société chiliennes reconnaissent .

Il a rappelé à ce propos le rôle joué dès le début par le cardinal Raúl Silva Henríquez, l’archevêque de Santiago (de 1961 à 1983) pour protéger et promouvoir les droits de l’homme dans le pays, dans la création en 1973 du Comité pour la paix, transformé deux ans plus tard en Vicariat de la Solidarité.

Ce vicariat, créé par Paul VI à la demande du cardinal Henriquez, a cessé de fonctionner en 1992, avec la transition chilienne vers la démocratie, remplacée par une Fondation du Vicariat de la Solidarité, qui a continué d’émettre des rapports sur les droits de l'homme au Chili.
 
Les nouveaux documents publiés sur Wikileaks portent sur la période 1973-1976. Mais cette fois, ils ne relèvent pas de fuite et sont déjà consultables aux archives nationales américaines.

 
 

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