Aleteia logoAleteia logo
Aleteia
Vendredi 30 juillet |
Sainte Juliette
home iconÉglise
line break icon

Linceul de Turin : le lin daterait bien de l’époque de Jésus

© Philippe LISSAC / GODONG

La rédaction d'Aleteia - Publié le 02/04/13

“Le mystère du Suaire” : une étude pluridisciplinaire publiée en Italie remet en cause la datation au carbone 14

La datation du Saint-Suaire est, depuis longtemps, une question qui fait débat. Aujourd’hui, de nouvelles expériences scientifiques viennent contredire la datation par le radiocarbone, dite également datation au carbone 14 (C 14), qui fait remonter l’origine du Saint-Suaire au bas Moyen-Age. C’est ce qui ressort du livre “Le mystère du Saint-Suaire” (Rizzoli) de Giulio Fanti, professeur de mécanique et de thermique à l’Université de Padoue, et du vaticaniste Saverio Gaeta, rédacteur en chef de «Famiglia Cristiana».

L’ouvrage est le fruit de dix années de travail, dont la dernière étape est une étude multidisciplinaire dirigée par le professeur Fanti, mandaté par l’université de Padoue, avec la collaboration d’une quinzaine de professeurs de différentes universités. Les tests ont été effectués sur quelques échantillons de petites fibres et de poussière prélevés sur le linceul par le passé, et mis depuis peu à la disposition du professeur Fanti par les propriétaires légitimes.

Le livre approfondit d’une manière particulière la datation du Saint Suaire, ainsi que les diverses hypothèses qui ont été proposées sur la formation de l’image imprimée sur le tissu conservé à Turin. Sur le sujet avaient déjà été mises en évidence les larges marges d’incertitude quant aux tests au radiocarbone effectués en 1988, ainsi qu’un certain nombre de questions soulevées à propos d’une connaissance précise du comportement lié au vieillissement des tissus de cellulose conservés dans des conditions historiquement non contrôlées.

En parcourant le livre, on a une démonstration encore plus nette et claire que la datation au carbone 14 – qui avait daté le Suaire avec une probabilité de 90% entre 1260 et 1390 – a été entachée d’erreurs méthodologiques flagrantes (notamment l’absence d’un échantillonnage sérieux, au point qu’on ne connaît même pas le poids exact de l’échantillon examiné).

Il ressort de l’analyse statistique que la datation au radiocarbone n’est pas scientifiquement fiable, car elle ne prend pas en compte les effets environnementaux éventuels qui ont altéré le contenu de carbone 14 dans le fragment de tissu analysé. De plus, il est évident que le laboratoire de Tucson, contrairement à ce qui a toujours été dit, n’a pas effectué la datation d’un des fragments de la pièce accordés par le gardien du Saint-Suaire, avec l’autorisation du Saint-Siège. Christopher Ramsey lui-même, directeur du laboratoire d’Oxford, qui avait effectué les analyses en 1988, est intervenu à plusieurs reprises en insistant sur la nécessité d’effectuer d’autres recherches sur le Suaire et les études, ainsi que sur tout ce qui aurait pu avoir un effet sur la précision du test original au carbone 14.

Selon les auteurs, les résultats de trois nouvelles analyses, deux chimiques (une réalisée avec un système de Ft-Ir, l’autre avec la spectroscopie Raman) et une troisième, mécanique multiparamétrique, confirmeraient tous que le lin du linceul date bien de l’époque où Jésus-Christ a été crucifié à Jérusalem. Pour obtenir ce résultat, les scientifiques ont mis au point un appareillage original pour des essais de traction capable d’évaluer des fibres extrêmement fines. Les extraordinaires résultats finaux indiquent pour les fibres du suaire examiné les dates suivantes, toutes avec un niveau de confiance de 95%, indiscutablement très éloignées de la datation médiévale au carbone 14: pour l’analyse avec le système Ft-Ir, la date de 300 av. JC. ±400, pour celle avec la spectroscopie Ram la date de 200 av.JC ±500, pour l’analyse multiparamétrique la date de 400 après .JC. ±400. En effectuant une simple moyenne arithmétique des trois dates, on obtient celle de 33 av JC. ±250 ans (à noter que l’incertitude de la moyenne des valeurs est inférieure aux incertitudes prises individuellement), compatible avec la date historique de la mort et résurrection attribuée par les historiens à l’an 30 de notre ère.

  • 1
  • 2
Tags:
Linceul de TurinSaint Suaire
Soutenez Aleteia !
A travers le monde, vous êtes des millions à lire Aleteia, pour y trouver quelque chose d'unique : une vision du monde et de votre vie inspirée par l’Évangile. On prétend qu'il est de plus en plus difficile de transmettre les valeurs chrétiennes aux jeunes d'aujourd'hui.
Et pourtant, savez-vous que plus de la moitié des lecteurs d'Aleteia sont des jeunes de 18 à 35 ans ? C'est pourquoi il est si important que Aleteia demeure un service quotidien, gratuit et accessible à tous. Cependant, un journalisme de qualité a un coût que la publicité est loin de couvrir. Alors, pour qu'Aleteia puisse continuer à transmettre les valeurs chrétiennes au cœur de l'univers digital, votre soutien financier demeure indispensable.
*avec déduction fiscale
Le coin prière
La fête du jour






Top 10
1
Christophe Dickès
Traditionis Custodes : « La diversité des rites fait la richesse ...
2
ELDERLY MAN
Philip Kosloski
Ce psaume qui souligne avec justesse la beauté de la vieillesse
3
MARIAGE
Timothée Dhellemmes
Pass sanitaire : quelles sont les règles pour les mariages ?
4
HIDILYN DIAZ
La rédaction d'Aleteia
Jeux Olympiques : la médaille miraculeuse sur le podium !
5
SCROVEGNI
Agnès Pinard Legry
Les splendides fresques de Giotto désormais au patrimoine mondial...
6
Caroline Becker
Les cierges de Notre-Dame de Paris brûlaient-ils toujours au lend...
7
Martin Steffens
Martin Steffens : « Le pass sanitaire est une défaite de la moral...
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement