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Le diable existe-t-il vraiment ?

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Les démons sont des créatures célestes, des anges à l’origine créés par Dieu mais qui, par orgueil, se sont rebellés contre Lui, et incitent l’homme à faire de même.

Le pouvoir de Satan se manifeste de nombreuses manières, la possession diabolique n’en est qu’une manifestation extraordinaire  

Le démon agit de façon ordinaire dans la vie de chaque personne, par le biais de la tentation et de la séduction, pour l’incliner à commettre le mal. Cette action se combat par la prière et la pratique des vertus, avec l’aide des sacrements. L’Eglise affirme que l’homme n’est en aucune façon conditionné par l’inclination au mal, qu’il peut combattre avec l’aide de la grâce.

Le démon peut également se manifester de façon extraordinaire par la possession, l’infestation, le harcèlement, l’obsession etc. Il s’agit de phénomènes très rares, dans lesquels Satan parvient à prendre possession du corps – mais pas de l’âme – d’une personne. L’Eglise lutte contre ce phénomène avec le rituel de l’exorcisme, que pratiquent des prêtres qui en ont reçu l’autorisation spécifique de leur évêque.

Cependant, les cas de véritable possession sont rares. Avant de pratiquer un exorcisme, il est bon de s’assurer par des tests médicaux qu’il ne s’agit pas de troubles psychologiques. Bon nombre de personnes qui souffrent d’une possession diabolique ont déjà accompli des rites nécromantiques ou sataniques. Très exceptionnellement, quelques saints ont vécu cette dure expérience.

On assiste ces dernières années à une augmentation des sectes sataniques parmi les jeunes, mais aussi en lien avec d’autres phénomènes sociaux comme le trafic de stupéfiants ou les pratiques magiques 

De jour en jour, le nombre d’adolescents frappés par le phénomène du satanisme grandit. Il est devenu une « mode » délinquante. Le père Benoît Domergue, spécialiste de ces phénomènes, affirme qu’en France il existe à l’heure actuelle une cinquantaine d’associations regroupant environ 5 000 individus. Le phénomène est tellement préoccupant que les autorités de la République française se sont impliquées. En 2006, la Miviludes (la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) a publié un petit rapport sur le satanisme dans lequel il met en garde contre ce type de groupes.
En Espagne, selon un rapport élaboré en 2010 par le Réseau Ibéro-américain d’Etude des sectes (RIES), le nombre des sectes sataniques dans ce pays a augmenté au cours de la dernière décennie, passant de 41 en 2001 à 61 en 2010. Ces groupes auraient un rapport avec des épisodes récents de profanations et de vols sacrilèges dans des églises. Certains types de musique « metal » (black metal, death metal, neometal) constituent également une porte d’entrée privilégiée vers le satanisme. Un univers d’autant plus flou qu’il est formé de multiples groupuscules inexistants sur le plan juridique ou associatif.
Dans des pays comme la Colombie, dénoncent des experts, le satanisme est lié au trafic de stupéfiants, comme pratique pour « assurer » le succès de cette activité criminelle, et aussi comme forme de soumission sociale. Autre voie pour la pratique du satanisme : la sorcellerie et la nécromancie. Outre le satanisme, il existe un autre type de sectes dites « lucifériennes » qui, sans atteindre les extrêmes du satanisme, promeuvent une nouvelle interprétation de la Chute de l’homme, en inversant les termes : Dieu est le mal, et Satan l’être bon qui se révolte contre lui.

Nous remercions le P. Tiziano Repetto, professeur de sociologie à l’Institut philosophique et théologique "S. Pietro" de Viterbe (Italie) pour la relecture de cet article.

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