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Aimer les musulmans ? Pourquoi? Comment ?

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Il incombe aux chrétiens d’aimer les musulmans comme Dieu les aime, en portant sur eux un regard bienveillant et clairvoyant

Devant les violences commises au nom de l’islam, on peut être tenté de rejeter les musulmans. Pourtant cette attitude serait injuste au regard de la loi naturelle qui veut l’amitié entre les hommes. Et elle serait contraire à l’exigence de la charité chrétienne qui commande d’aimer tout homme, créé à l’image de Dieu. Le fait de rejeter tous les musulmans, par exemple comme étant tous indistinctement des fanatiques, reviendrait à leur dénier la capacité d’exercer leur liberté en tant qu’êtres humains.
Il incombe aux chrétiens d’aimer les musulmans comme Dieu les aime. Mais les  aimer n’interdit pas de porter un jugement critique sur l’islam. Comment alors aimer les musulmans ? En comprenant quel est leur univers, en les respectant, mais aussi en gardant le souci de leur salut éternel.

Devant les violences commises au nom de l’islam, on peut être tenté de rejeter les musulmans. Pourtant cette attitude serait injuste au regard de la loi naturelle qui veut l’amitié entre les hommes.

L’amitié et la fraternité entre les hommes sont des données inscrites dans la nature humaine. L’homme est fait pour aimer et être aimé. Il ne peut être heureux en nourrissant de la haine contre son frère en humanité, même si ce dernier est violent ou se réfère à des principes qui prônent la violence. Le fait de rejeter tous les musulmans en les enfermant indistinctement dans un cadre préétabli reviendrait à leur dénier implicitement la capacité d’être libres et donc d’avoir en plénitude la dignité humaine.

Rejeter les musulmans serait aussi contraire à ce qu’enseigne la Bible et à l’exigence de la charité chrétienne qui commande d’aimer tout homme, créé à l’image de Dieu.

Tout être humain, homme et femme, est créé « à l’image et à la ressemblance de Dieu » (Gn I, 26 et s.). C’est ce qui lui confère sa qualité de personne. Ainsi, aux yeux de Dieu, chacun est d’égale dignité, et ceci quelle que soit sa condition ou sa religion.
En Jésus-Christ, Dieu s’est révélé comme Dieu Amour (1 Jn 4, 16). Bien que haïssant le mal et tout ce qui y conduit, Dieu ne pratique pas un amour sélectif ou de préférence. Sa charité, gratuite, est égale pour tous. « Aimez vos ennemis, et priez pour vos persécuteurs, afin de devenir fils de votre Père qui est aux cieux car Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes » (Mt 5, 44-45). Par ce divin précepte, Jésus coupe la route à la « haine théocratique » : haïr les ennemis de Dieu (réels ou supposés) pour pouvoir les tuer en Son Nom.  
Jésus est venu pour les pauvres et les pécheurs, « non pas pour juger le monde, mais pour sauver le monde » (Jn 3, 17). Les chrétiens, enfants de Dieu par la grâce du baptême, sont appelés à leur tour à servir leurs frères en étant « sel de la terre et lumière du monde » (Mt 5, 13-14), en leur pardonnant et en les aimant gratuitement.
Les chrétiens ne peuvent donc pas se dérober à cet appel qui les invite à une conversion du cœur et, à l’image du Christ, non seulement à « aimer l’autre comme soi-même » (Lv 19, 18 ; Mc 12, 31 ; etc.), mais aussi à aimer cet autre comme le Christ Lui-même l’aime (cf. Jn 15, 12-13).

Aimer les musulmans n’interdit pas de porter un jugement critique sur l’islam.

Dans le Coran, Dieu ne révèle rien de son mystère d’amour. Transcendant, dépourvu d’immanence, « impénétrable » et « inaccessible », « Le Dieu du Coran est seulement Majesté et jamais Emmanuel, Dieu avec nous » (Jean-Paul II, Entrez dans l’espérance, Plon-Mame, p. 152). Il reste éloigné de ses créatures humaines, impassible face à leur histoire. S’Il se réserve la possibilité d’aimer les hommes, c’est d’un amour conditionné par leur adhésion et leur fidélité à l’islam. Un choix est opéré par le Dieu du Coran qui établit une nette différence entre les musulmans et les « autres », qu’il n’est pas recommandé d’aimer.

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