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“Heureux ceux qui souffrent pour la justice” 

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Michel Martin-Prével, cb - publié le 06/03/25
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Les Écritures renferment bien plus que les huit béatitudes du sermon sur la montagne. La Bible est parsemée de paroles commençant par “heureux celui qui…” Aleteia vous propose de découvrir, chaque jour du carême, une béatitude qui conduit sur le chemin du ciel.

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"Mais s’il vous arrivait de souffrir pour la justice, heureux seriez-vous !" (1 P 3, 14). Scandale de la souffrance ! Comment faire ainsi l’apologie de la souffrance et pourquoi y voir un motif de bonheur ? Souffrir pour la justice comme sainteté afin d’équilibrer les valeurs du bien face à l’injustice. En réalité, la Parole de Dieu ne parle pas là de la souffrance, mais du martyr, comme don aux autres de sa foi à la face du monde. Pas un drapeau à défendre, un suicide pour frapper les imaginations, pas être un kamikaze, drogué pour faire passer la pilule de la souffrance. Mais subir une persécution sans jamais la rechercher. Foin du dolorisme et de l’autoflagellation ; la violence n’a jamais obtenu rien de bon. Il s’agit de l’imitation de Jésus-Christ, quand elle est donnée pour le suivre là où il est passé.  "Si l’on vous insulte pour le nom du Christ, heureux êtes-vous, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous" (1 P 4, 14). C’est pour le nom du Christ lui-même, que le bonheur peut naître en participant à son offrande. C’est la grâce et la force du martyre qui ne fait pas défaut pour supporter la souffrance, même dans les outrages non sanglants. Et Jésus se tait dans sa Passion ! Valeur du silence, en attente de l’espérance de la gloire. 

"Voyez : nous proclamons heureux ceux qui tiennent bon. Vous avez entendu dire comment Job a tenu bon, et vous avez vu ce qu’à la fin le Seigneur a fait pour lui, car le Seigneur est tendre et miséricordieux" (Jc 5, 11). L’exemple de Job à son paroxysme et le modèle de l’innocent bafoué, qui a tenu bon. Non seulement bafoué, mais attaqué sur ce qui justifie sa foi, ses idées, avec les tentations de ses amis et de sa femme. "Oui, heureux l’homme que Dieu corrige… Lui qui blesse puis guérit de sa main" (Job 5, 17). On sait le bonheur de Job retrouvé et dépassé par la bénédiction divine. Dans le mariage aussi, c’est de tenir bon dans la constance, la fidélité, l’espérance qui fait le bonheur.

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