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“Heureux ceux qui secourent les pauvres”

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Michel Martin-Prével, cb - publié le 01/04/25
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Les Écritures renferment bien plus que les huit béatitudes du sermon sur la montagne. La Bible est parsemée de paroles commençant par "heureux celui qui…" Aleteia vous propose de découvrir, chaque jour du carême, une béatitude qui conduit sur le chemin du ciel.

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"Heureux qui pense au pauvre et au faible : le Seigneur le sauve au jour du malheur !" (Ps 40, 2). Il est un bonheur pas facile à comprendre, celui d’être pauvre de cœur. C’est la première des béatitudes qui consiste à tout recevoir avec un cœur de pauvre. Réciproquement, secourir les pauvres en est une autre, parce que donner est meilleur que recevoir. On sait bien que nous faisons souvent l'aumône pour soulager notre conscience. Mais si donner peut être source d’un bien personnel, donner à un pauvre est meilleur parce que c’est un bien pour lui et non pour nous. La charité demande de donner sans compter, de manière désintéressée, parce que l’autre est pauvre, et sans supériorité parce qu’on peut être aussi pauvre que lui, d’une autre façon. 

Secourir les pauvres est une justice, selon le principe de la destination universelle des biens de la doctrine sociale de l’Église. On partage ce que nous avons reçu. « Qu’as-tu que tu n’aies reçu » (1 Co 4, 7). Les œuvres de miséricorde corporelle de la tradition chrétienne recoupent ce que prescrit Matthieu dans l’Évangile : donner à manger aux affamés, donner à boire aux assoiffés, vêtir ceux qui sont nus, accueillir les étrangers, assister les malades, visiter les prisonniers et ensevelir les morts (cf. Mt 25). On a pu critiquer largement l’Église sur bien des points au cours de ces vingt siècles, mais chaque fois que les saints et les pasteurs se sont occupés des pauvres, ils n’ont jamais reçu d’opprobres. Saint Laurent à qui on demandait où étaient les richesses de l'Église, montrait les pauvres en disant : « Les voici, ce sont les trésors de l’Église ! »

On peut être heureux aux côtés des pauvres. Pensons à cette parabole de l’Évangile du riche et de Lazare posté à sa porte et qu’il ignore. « Si la charité vient à manquer, à quoi sert tout le reste ? » dit saint Augustin. L’Évangile est la Bonne Nouvelle annoncée aux pauvres en priorité, pas seulement pour soulager leur misère mais pour leur annoncer le Christ. « À l’écoute des pauvres, retrouver le Christ, à l’exemple du Christ apprendre Dieu aux pauvres » (saint Vincent de Paul). Sainte Teresa de Calcutta, autre géante de la charité et rayonnante de sa joie, a touché l’Inde entière en souriant aux mourants de Calcutta.

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