Aleteia

Vous voulez soutenir les chrétiens persécutés ? Voici comment…

Partager
Commenter

Du 23 au 27 mars a lieu la Nuit des Témoins, organisée par l'Aide à l'Église en détresse dans toute la France.

« Les chrétiens persécutés ont plus que jamais besoin de votre soutien ». La neuvième édition de la Nuit des Témoins, veillée de prière organisée par l’Aide à l’Église en détresse (AED) a lieu du 23 au 27 mars dans 4 villes de France (Paris, Reims, Sainte-Anne d’Auray et Perpignan) et à Monaco.

Aujourd’hui les violences chrétiennes se multiplient et chaque persécution de plus est un échelon de gravi sur l’échelle de la haine et de la terreur : un chrétien sur dix vit dans un pays où le christianisme est persécuté. En Amérique Latine, quatorze prêtres ont été assassinés depuis 2015 ; 200 jeunes chrétiennes du Nigéria sont prisonnières de Boko Haram depuis 2014 ; l’Irak a perdu 90% de sa population chrétienne… La liste des actes perpétrés dans le monde entier contre l’Église est encore longue. Face à ces agressions, il est facile de se laisser submerger par la fureur et la soif de vengeance. Mais la Nuit des Témoins nous propose la plus belle réponse offerte par Dieu contre le Mal : la prière. En effet n’y a-t-il pas de meilleure réplique à ces attaques idéologiques visant à détruire l’Église que de témoigner de sa force et de son unité, malgré les kilomètres qui séparent ses membres ?

L’AED œuvre au soutien des chrétiens en difficulté dans le monde depuis sa création en 1947, en leur apportant, autant qu’elle le peut, une aide spirituelle, matérielle et financière. Elle s’appuie sur les dons qu’elle reçoit et sur le soutien de 21 pays donateurs pour permettre l’aboutissement de projets (environ 5 000 par an), toujours plus nombreux, en faveur des chrétiens menacés. La Nuit des Témoins est un soutien spirituel vital à ces croyants, dont la prière est parfois l’unique espoir.

L’action de l’AED est également d’informer et d’apporter un regard authentique, non biaisé par des enjeux politiques ou idéologiques, sur les différentes crises que traverse l’Église. C’est pourquoi elle fait intervenir des témoins, ayant approché de près les foyer de persécutions chrétiennes. « La force de la Nuit des Témoins, c’est justement de donner la parole à des témoins qui vivent ce qu’ils disent, souvent au risque de leur vie », explique Marc Fromager, directeur de l’AED.  

Cette année trois religieux viennent partager leur expérience durant la Nuit des Témoins : frère Jacques Mourad, père Philippe Blot et mère Marie-Catherine Kingbo, dont les vies, marquées par la violence, ont été guidées par un amour du Christ infaillible et une confiance en lui à toute épreuve.

Le Frère Jacques Mourad a été retenu durant 4 mois et demi en otage par des hommes de l’État islamique, alors qu’il œuvrait pour l’entente entre l’islam et la chrétienté avec sa communauté au monastère de Mar Moussa en Syrie. Enlevé le 21 mai 2015, il parvient à s’échapper grâce à l’aide de ses amis musulmans et vit aujourd’hui à Souleymanaieh (Kurdistan Irakien) au service des familles réfugiées. Frère Jacques Mourad ne perd cependant pas espoir et déclare :

« Après 30 ans d’amour et d’énergie dédiés à l’harmonie islamo-chrétienne, j’ai été sauvé par mes amis musulmans ».

Le père Philippe Blot est missionnaire des Missions étrangères de Paris (Mep) et aide depuis six ans les réfugiés Nord-Coréens à fuir leur pays. Il est devenu leur porte parole : « Je ne peux plus rester dans le silence, je dois parler pour eux ». Il est envoyé en Corée du Sud en 1990. Là-bas il découvre les difficultés auxquelles sont confrontés les réfugiés Nord-Coréens, traqués par leur pays mais également par le gouvernement chinois. Depuis 2010 il se rend plusieurs fois par an en Chine pour les aider à trouver un autre pays d’accueil. Conscient du fait que trop peu de fuyards du régime de Pyongyang parviennent à survivre, le père Philippe Blot poursuit son action coûte que coûte car :

« Je sais qu’on peut perdre une part de son humanité à tenter de survivre… Je sais également que l’étincelle de dignité humaine ne s’éteint jamais, même dans les pires situations. »

Mère Marie-Catherine Kingbo fonde en 2006 la Congrégation des Servantes du Christ au Niger après avoir entendu en 2001, cet appel du Christ : « Construis-moi une maison de religieuses pour incarner mon visage d’amour et de tendresse dans un milieu musulman. » Elle choisit le Niger, où 98% de la population est musulmane. Dans cette congrégation, vingt religieuses et novices parcourent 120 villages, éduquent les enfants, forment les femmes et luttent contre les mariages précoces et forcés. Malheureusement, en janvier 2015, suite à l’attentat de Charlie Hebdo, les églises sont pillées, brûlées et détruites, plus de 255 chrétiens sont obligés de quitter Zinder. Puis en octobre 2015 Boko Haram organise plusieurs attentats suicides et sème la terreur. Mère Marie-Catherine est consciente que le pays change, mais elle reste confiante et persévère dans son œuvre.

Ces trois témoins au parcours bouleversant viennent porter avec nous, dans nos prières, toutes les souffrances, toutes les misères humaines qu’ils rencontrent quotidiennement. Alors si vous souhaitez prendre part à ce beau mouvement de solidarité, venez participer à ces Nuits des Témoins, qui se dérouleront :

À Reims : jeudi 23 mars, 20h-22h, en l’église Saint-Jacques avec Mgr Bruno Feillet.

À Paris : vendredi 24 mars, 18h15 messe, 20h-22h veillée, en la cathédrale Notre-Dame de Paris avec Mgr Jérôme Beau.

À Sainte-Anne d’Auray : samedi 25 mars, 20h30-22h30 en la basilique Sainte-Anne avec Mgr Raymond Centène.

À Monaco : dimanche 26 mars, 20h30-22h30 en l’église Saint-Charles avec Mgr Bernard Barsi.

À Perpignan : lundi 27 mars, 20h-22h en la chapelle Saint-Jean-Paul II – Parc Ducup avec Mgr Norbert Turini.

Si vous souhaitez plus d’informations rendez-vous sur le site de l’AED.

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]