
Le cardinal Roger Etchegaray, Henri de Lubac et le concile Vatican II
Ceci est bien plus qu'une anecdote, car dans l’attitude de Jean Paul II, qui avait un grand respect pour Henri de Lubac, nous retrouvons un témoignage toujours d'actualité.

En 1996, Roger Garaudy publie à compte d’auteur, sous forme de samizdat, un court texte de dénonciation du sionisme, ouvertement négationniste. Son titre : "Les mythes fondateurs de la politique israélienne". La thèse peut être résumée d’une phrase : l'extermination des Juifs par les nazis est un mythe sioniste destiné à justifier la création de l’État d’Israël avec la bénédiction de la communauté internationale. Il en a adressé un exemplaire à l’abbé Pierre avec lequel il entretient des liens d’amitiés noués sur les bancs de l’Assemblée nationale constituante où ils ont siégé côte à côte, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Biographe de saint Jean Paul II, spécialiste de l’histoire de l’Église, Bernard Lecomte connaissait bien le cardinal Etchegaray, avec lequel il a publié un livre d’entretiens paru en 2007. Il confie à Aleteia l’admiration qu’il portait à ce grand serviteur de l’Église universelle.

Le cardinal Roger Etchegaray, ancien archevêque de Marseille et proche collaborateur du pape Jean Paul II pendant plus de vingt ans, est mort mercredi à l'âge de 96 ans.