
Censure et racisme, les deux faces du wokisme
La censure et le racisme sont les deux faces de l’idéologie wokiste. Pour l’écrivain Xavier Patier, il n’y a que deux réponses possibles : la vérité et le pardon.

Le conseil scolaire de l’immense métropole californienne a donné son feu vert pour débaptiser près d’un tiers des écoles de la ville, dans le prolongement du mouvement Black Lives Matter (BLM). En 2020, des centaines de statues avaient été déboulonnées ou vandalisées dans tout le pays.

Alors que les militants de l’antiracisme planétaire s’attaque au passé colonial de l’Occident, un Occident qui a honte de son histoire, le monde ferme les yeux pudiquement sur l’esclavage des temps modernes.

Au monastère dominicain de Saint-Jude, à Marbury dans l'Alabama, des sœurs de différentes couleurs de peau cohabitent depuis plus de 70 ans, partageant prière, tâches domestiques, joies et peines. A l'époque de sa fondation, cette communauté religieuse faisait figure de pionnière dans un pays marqué par la ségrégation raciale.

Aux États-Unis, les dernières bavures policières, comme la mort de George Floyd, sont révélatrice d’un mal plus ancien et plus profond. Le remède n’est sans doute pas le « politiquement correct », mais l’éducation. L’Église y travaille déjà.

En Californie, des manifestants ont vandalisé des statues de Junipero Serra, un missionnaire franciscain ayant participé à l’évangélisation de l'ouest américain.

Alors que plusieurs statues de personnalités historiques associées à l’esclavage ou à la colonisation ont été déboulonnées ces derniers jours dans différents pays en marge de manifestations dénonçant le racisme, c’est au tour d’une statue de Baden-Powell, fondateur du scoutisme, installée à Bournemouth (sud de l’Angleterre) d’être au cœur des débats.

La violence a gagné certaines villes des États-Unis à la suite de la mort brutale de George Floyd, un Afro-américain, tué au cours d'une arrestation policière. Certains policiers ont manifesté leur soutien aux manifestants et prié pour la paix.

Alors que les manifestations se multiplient aux Etats-Unis après la mort de George Floyd, un homme noir lors d’un contrôle de police, les évêques américains ont déclaré que « le meurtre de George Floyd, insensé et brutal, est un péché qui réclame jusqu’au ciel la justice ».

Le pape François a confié avoir été témoin de « l’agitation sociale inquiétante » qui a suivi la mort tragique de George Floyd aux États-Unis après sa catéchèse de l’audience générale, ce mercredi 3 juin. Il a prié pour ceux qui ont perdu la vie « à cause du péché du racisme ».

Qu’ils soient saints, bienheureux ou vénérables, l’Eglise compte de nombreuses figures qui, tout au long de leur vie, se sont opposées au racisme. Alors que des manifestations dénonçant le racisme aux Etats-Unis se multiplient, Aleteia vous propose d’en découvrir quelques-unes.

Peu connu du grand public, le père Stephen Eckert, prêtre capucin, a consacré sa vie au service des "personnes de couleur". Un apostolat très moderne pour son époque.

L’antiracisme s’est mué peu à peu en guerre « races contre races ». C’est l’idée même d’une communauté de culture faisant l’unité au-delà des différences qui est ainsi déconsidérée.

Un prêtre catholique d’Arlington, dans l’État de Virginie, s’est mis provisoirement en retrait de ses fonctions après avoir révélé qu’il avait appartenu au Ku Klux Klan et brûlé des croix il y a plus de 40 ans, avant d’entrer dans les ordres.

L’hebdomadaire "La Vie" a mis en ligne une vidéo du père d’Heather Heyer, jeune femme assassinée à Charlottesville par un suprémaciste blanc. Suivant le modèle du Christ, l’homme appelle au pardon plutôt qu’à la haine.

Même ses plus grands défenseurs jurent qu'elle n'existe pas !

Margaret Sanger, militante féministe américaine ou raciste et eugéniste sans scrupule ?

La réalisatrice se risque à un film de banlieue aux sujets interdits : besoin de racines, racisme anti-Blanc et patriotisme.




