
Le pape François à Ajaccio, ou la revanche de Pie VII
L'Église est réputée pour son sens du temps long. Et le choix du pape François de se rendre à Ajaccio – et non à Notre-Dame de Paris – est l'occasion d'un savoureux clin d'œil historique.

Née marquise, Maddalena ne se jugeait pas indigne de tout quitter pour servir le Christ et les pauvres. Son élégance et sa bonté subjuguèrent Napoléon. Canonisée en 1988, l’Église la fête le 10 avril.

Fait prisonnier durant cinq années par Napoléon, détenu à Fontainebleau où il est arrivé quasi-mourant en 1809, le pape Pie VII témoigna d’une personnalité bienveillante mais qui "ne lâchait rien". Auteur du “Pape prisonnier de l’Empereur” (Salvator), Serge Ceruti raconte comment sa popularité embarrassa ses geôliers.

Saint Gaspard del Bufalo est connu pour cette phrase qu’il a prononcée à l’égard de Napoléon Bonaparte. Il est fêté le 28 décembre.

L’historien Jean-Marc Ticchi fait paraître aux éditions du Cerf une biographie de référence sur le pape qui s’opposa à Napoléon, "Pie VII : un pape dans la tourmente". Il retrace dans cet entretien l’évolution des relations entre Pie VII et la France ainsi que leurs conséquences.

Triste histoire que ce Noël sanglant de 1800. À Paris, un attentat contre Napoléon échoue et tue des innocents. L'un de ses auteurs, le chevalier Joseph de Limoëlan, en fit pénitence toute sa vie.

En 1806, l'empereur Napoléon Ier exhume des mémoires un saint ayant vécu au IVe siècle, "Neapolis", qui serait le nom antique de Napoléon. Fêté généralement le 2 mai, l'empereur ordonne cependant de le faire célébrer le 15 août, jour de la fête de l'Assomption mais aussi jour de son anniversaire. Retour sur le jour où l'empereur s'est offert un saint patron !

« La profondeur et l’envergure des paroles de Napoléon sur le Christ et sur l’Église dépassent de cent coudées l’entendement habituel », a déclaré l’évêque aux armées, Mgr Antoine de Romanet, lors de la messe célébrée à Saint-Louis des Invalides à l’intention du bicentenaire de la mort de l’Empereur et des soldats morts pour la France ce mercredi 5 mai.

Lors de son exil sur l’île de Sainte-Hélène, Napoléon Ier a longuement réfléchi à sa foi et au christianisme. Dans son testament, rédigé quelques jours avant sa mort, l’Empereur l’assure en ces mots : "Je meurs dans la religion apostolique et romaine, dans le sein de laquelle je suis né il y a plus de cinquante ans".

Le 15 juillet 1801, le Saint-Siège et le Consulat français signaient le Concordat, accord sur les relations entre la France et les États pontificaux concernant l’Église en France.

Le 5 mai 1821, Napoléon meurt à Sainte-Hélène. Deux cent ans après, que reste-t-il de l’héritage de l’Empereur dans les relations entre l’Église et l’État ?

Le premier empereur des Français peut être vu comme un héros antique égaré à l’aube de la Modernité. Son enracinement dans un passé préchrétien suggère que la gloire ne compense pas l’absence de vision et ne répond pas au besoin d’espérance.

L’Empereur Napoléon n’était pas en France le 31 décembre 1805 quand cessa d’exister le calendrier républicain, après douze années d’existence peu convaincantes. Il s’agissait pourtant de rompre avec « la superstition et le fanatisme ».

L'empereur français voyait la Vierge Marie comme une sorte de "rivale" à cause de la coïncidence entre sa date de naissance et la fête de Notre Dame, le 15 août.

Quoique très éloignées géographiquement, la France et la Pologne entretiennent des liens culturels et politiques depuis de nombreux siècles !

Un sondage réalisé par le magazine « Times » révèle même que 14% des sondés sont convaincus que ce sont les Français qui ont remporté cette bataille.