
Natalité : en août, la France a encore décroché
Alors que la courbe des naissances montrait une légère embellie entre avril et juillet 2026, le mois d’août a mis un coup d’arrêt en tombant en dessous des chiffres aoûtiens des dernières années.

Le nombre de naissances a de nouveau reculé en France au premier semestre 2026, confirmant la baisse historique de la natalité observée ces dernières années. Malgré un ralentissement de la baisse, les spécialistes estiment que le recul de la natalité s'inscrit dans une tendance de fond qui pourrait encore se prolonger.

La baisse de la natalité se confirme en France. En 2025, 643.905 bébés sont nés, soit 2,3 % de moins qu'un an plus tôt, selon les données de l’Insee, publiées ce 6 juillet. 15 ans après le dernier pic des naissances, l’Hexagone enregistre ainsi son niveau le plus faible depuis 1942, une tendance qui se prolonge déjà en 2026.

L’Insee a dévoilé ce lundi 8 juin ses projections concernant la démographie de la France à horizon 2070. Baisse de la natalité, diminution de la population, vieillissement… Une décroissance inédite.

Les dernières données de l’Insee confirment la baisse continue des naissances en France. En avril 2026, la natalité poursuit son recul, dans le sillage d’une tendance observée depuis plusieurs années à l’échelle européenne. Un phénomène qui préoccupe Léon XIV, qui a récemment fait part de ses inquiétudes face au vieillissement du "Vieux continent".

Durée, indemnisation, parents éligibles... Les modalités du nouveau congé de naissance, qui entrera en vigueur le 1er juillet en complément des congés maternité, paternité et parental, ont été publiées au Journal officiel ce 30 mai.

Création d'un revenu familial, aide à l’accès au logement, prolongation du congé naissance… Bruno Retailleau, candidat aux élections présidentielles de 2027, dévoile sa "politique nataliste" pour sortir la France de "l'hiver démographique".

Le phénomène DINK (Double Revenus, sans enfants) encourage les couples à consacrer leur temps et leurs ressources pour eux-mêmes et à se concentrer sur leur carrière au lieu de construire un projet familial. Face à cette tendance, il est bon de se rappeler des vertus théologales proposées par l’Église.

Économiste spécialiste de la démographie, Thibault Prébay porte un regard pragmatique et positif sur la chute de la fécondité, invitant à considérer la décroissance démographique comme une opportunité pour les générations futures. Entretien.

Sous l’effet d’une baisse continue de la natalité amorcée depuis plus d’une décennie, la France s’apprête à perdre près de 1,7 million d’élèves d’ici 2035, selon un document du ministère de l’Éducation nationale publié le 7 avril 2026. Particulièrement marquée dans le primaire, cette diminution des effectifs scolaires pourrait profondément transformer l’organisation des classes, entre redéploiement des enseignants et recomposition du maillage territorial.

Face à la natalité française au plus bas, un rapport parlementaire propose ce 11 février 37 mesures chocs pour "permettre aux Français qui souhaitent avoir des enfants d’en avoir".

Plus de décès que de naissances en 2025 : devant le grand basculement démographique, l’économiste Jean-Didier Lecaillon, rappelle quelques vérités sur l’incapacité de la France à assurer le remplacement de sa population. L’auteur de "La Famille au cœur de l’économie" appelle à une révolution économique, intégrant l’investissement dans la jeunesse, au nom de la justice et de l’efficacité.

Pour la première fois depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, le solde naturel en France est négatif en 2025 : il s’établit à ‑6.000, selon les chiffres de l’Insee publiés ce 13 janvier.

Selon une enquête du Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA) publiée le 17 décembre, 83% des 20-35 ans se projettent dans une vie de parents.

Le solde naturel de la France est au plus bas depuis la Seconde Guerre mondiale, avance une étude de l’Ined publiée ce 16 décembre. Les flux migratoires constituent désormais le principal moteur de la croissance démographique.

30.000 Français ont répondu au questionnaire de la mission parlementaire sur les causes de la baisse de la natalité dont les résultats ont été dévoilés par le Figaro ce 12 décembre. La bonne nouvelle ? Plus de la moitié (52%) considère encore la famille nombreuse comme un idéal.

Dans un ouvrage publié le 30 octobre chez Gallimard et intitulé "Défécondité. Ses raisons, sa déraison", le philosophe Olivier Rey analyse les causes profondes de la chute de la natalité et engage à dépasser les raisons matérielles et consuméristes qui dissuadent les couples de procréer : "Il est rationnel de ne pas avoir d’enfants. La raison, cependant, peut trouver que se confiner à un tel cadre est déraisonnable", confie-t-il à Aleteia. Entretien.

L’Insee a mis à jour ce 30 octobre les chiffres concernant le nombre de naissances, et le mois de septembre continue de creuser la chute de la natalité amorcée il y a une dizaine d’années. Parallèlement, un congé de naissance est examiné à l’Assemblée et une consultation citoyenne a été lancée.




