Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Commencez la journée de la meilleure des manières : recevez la newsletter d'Aleteia
Je m'inscris!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

1/10
Maître du Jardin du Paradis, "La Nativité de la Vierge", 1430, musée de l’Œuvre Notre-Dame, Strasbourg. Cette huile sur bois provient d'un retable consacré à la vie de la Vierge Marie. L'artiste est ici grandement influencé par l'art italien. Avec beaucoup de subtilité, il utilise un cadre architectural pour segmenter la composition et ainsi intégrér deux scènes dans un même tableau. En effet, à gauche, est représenté Joachim, le mari d'Anne, qui attend patiemment à l'extérieur la naissance de l'enfant. À droite, le peintre nous fait pénétrer à l'intérieur de la maison. Sainte Anne reconnaissable à son auréole est, cette fois-ci, assise et non allongée. Une servante lui apporte de l'eau pour qu'elle puisse se laver les mains. Au premier plan, les sages femmes s'amusent avec Marie, déjà lavée et habillée. Notons, l'adorable geste de la sage-femme, les deux mains levées, appelant l'enfant à venir dans ses bras.
2/10
Sano di Pietro, "La Nativité de la Vierge", 1437-1439, Palazzo Corboli Civic Archeological and Sacred Art, Asciano, Italie. Ce tableau est le panneau central d'un polyptyque consacré à la vie de la Vierge. Sano di Pietro s'appuie subtilement sur la forme du panneau de bois pour dessiner sa composition et réaliser sa perspective. Cela lui permet, tout comme le tableau précédent, de diviser l'espace et intégrer plusieurs scènes. À gauche, Joachim auréolé attend dans une autre pièce, tandis qu'un jeune enfant vient lui annoncer la bonne nouvelle. Au centre, une sage femme s'occupe de l'enfant emmailloté tandis qu'une autre sèche un linge. Au fond, on aperçoit une servante qui apporte de la nourriture. À droite, sainte Anne allongée dans son lit lave ses mains au dessus d'une cuvette.
3/10
Fra Carnevale, "La Nativité de la Vierge", 1467, The Metropolitan Museum of Art, New York. Ici, le peintre a mis l'accent sur la représentation architecturale, la Nativité de la Vierge devenant, alors, un prétexte pour mettre en valeur sa maîtrise de la perspective. Sa rencontre avec l'architecte Alberti, lors de son voyage à Florence, a sans doute influencé son goût pour l'architecture romaine. Ici, la représentation de la Nativité est étonnante. En rupture avec les codes habituels, Fra Carnevale relègue la scène principale de la naissance de Marie en arrière plan et met l'accent sur un groupe de femmes se saluant dans la rue. Juste derrière, on aperçoit les sages femmes avec le bébé. L'une d'elles, visage contre sa paume, semble fatiguée, tandis qu'une autre attend avec un serviette sur les genoux. Tout au fond, on aperçoit sainte Anne allongée dans un lit et recouverte d'un simple drap. Autour d'elle, des servantes s'affairent.
4/10
Domenico Ghirlandaio et son atelier, "La Nativité de la Vierge", entre 1485 et 1490, basilique Sante Maria Novella, Florence,Italie. Cette fresque a été réalisée pour la chapelle Tornabuoni située dans la basilique Santa Maria Novella à Florence. La composition frappe tout de suite par la beauté de l'architecture Renaissance et par la maîtrise de la perspective. À droite, on reconnait sainte Anne allongée dans son lit, tandis que trois sages-femmes s'affairent autour de l'enfant. Au centre, le peintre a représenté Ludovica Tornabuoni, dans une très belle robe jaune, fille du donateur. Elle vient rendre visite à sainte Anne, accompagnée de quatre femmes à sa suite.

5/10
Jacopo Bellini, "La naissance de la Vierge", XVe siècle, galerie Sabauda, Turin, Italie. La scène, au cadrage serré, se situe dans la chambre d'Anne. Bellini utilise une composition traditionnelle, en frise. Le lit de sainte Anne prend la quasi totalité de l'espace. Habituellement allongée, elle est ici, assise, et représentée assez jeune. Face à elle, deux servantes s'approchent : l'une lui tend un bol d'eau avec lequel elle se lave les mains, tandis que la seconde lui apporte à manger. Au premier plan se tiennent deux groupes. À gauche, trois femmes viennent adorer l'enfant tandis que deux sages-femmes, accroupies, baignent la nouveau-née.
6/10
Mateo Gilarte, "La Nativité de la Vierge", 1651, Musée du Prado, Madrid, Espagne. La composition est ici beaucoup plus resserrée et l'on distingue mal où se situe la scène. Notons la présence du grand rideau rouge soulevé, à gauche, qui donne à la scène un effet théâtral. Le traitement des couleurs et du clair-obscur ne sont pas sans rappeler l'influence de Caravage. Sainte Anne, dans son lit, a le regard tourné vers l'extérieur comme absente. À ses pieds, trois sages femmes s'occupent de Marie. Le groupe est subtilement éclairé par la lumière émanent du ciel où se dessine la colombe du Saint-Esprit entourée d'angelots. Derrière le groupe, on reconnaît Joachim, penché pour apercevoir sa fille.
7/10
Francesco Guarino, "La Nativité de la Vierge", vers 1640, Naples, collection privée. Dans le sillon de Caravage et de Velasquez, Guarino est très sensible au naturalisme. Cela se remarque dans l'attitude des personnages et le traitement stylistique. Les visages et les vêtements sont d'un réalisme saisissant. Ici, la Vierge n'est pas idéalisée mais, au contraire, représentée comme un vrai bébé aux formes généreuses et endormie dans les bras de sa nourrice. À l'arrière, on devine, dans l'ombre, la présence de sainte Anne.
8/10
Jacques Stella, "La Nativité de la Vierge", 1644, Palais des Beaux-arts de Lille. Dans cette œuvre — destinée à orner la chapelle privée d'Anne d'Autriche, mère de Louis XIV — , Jacques Stella s'est largement inspiré des ruines antiques découvertes lors de son voyage en Italie. Les vêtements, les pilastres à chapiteaux corinthiens ainsi que la vaisselle sont autant de témoignages de son engouement pour les antiques. Ainsi c'est dans une architecture en ruines qu'il décide de représenter la Nativité de la Vierge. Au fond, dans une alcôve, sainte Anne est représentée dans son lit. Au premier plan, à gauche, les sages-femmes baignent l'enfant, laquelle est surmontée d'un ange et de deux petits angelots. La présence de ces êtres divins et les rayons lumineux qui émanent de la Vierge confirment la sainteté de l'enfant, choisie pour porter le Fils de Dieu. Une femme, à la robe verte, part en courant, sans doute pour prévenir Joachim absent de la scène. À droite, des visiteurs frappent à la porte pour découvrir l'enfant.
9/10
Pierre de Cortone, "La Nativité de la Vierge", XVIIe siècle, musée du Louvre à Paris. Sur un fond de paysage, Pierre de Cortone met l'accent sur le groupe du premier plan. Notons la beauté et la richesse des vêtements de la nourrice et des deux sages-femmes. Les couleurs vives, propres à l'époque baroque, concentrent toute l'attention du spectateur sur ce groupe de personnages. La sage-femme à droite, tend le tissu à la nourrice pour langer le bébé. En arrière plan, dans l'obscurité, on aperçoit sainte Anne couchée dans son lit entourée de servantes.
10/10
Le Nain (Louis et Mathieu), "La Nativité de la Vierge", vers 1640, Notre-Dame de Paris. La composition est très originale, en rupture avec les représentations habituelles. La scène est centrée sur le personnage de la nourrice, portant une grande robe rouge, qui s'apprête à donner le sein au bébé. Au premier plan, un détail original : un berceau qui accueillera l'enfant. Près de la nourrice, deux anges montrent du doigt le ciel d'où émanent des rayons divins, indiquant que Marie a été choisie par Dieu. À l'arrière plan, sainte Anne est entourée de deux servantes.