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THÉOPHILE COURAU.
Cet ado de 17 ans aime les marrons suisses, son chien Bunk, se saouler à la musique catho et se pavaner en marcel (qu’il porte d’ailleurs fort bien). Théo, trisomique, a été adopté tout bébé. « Nous voulions donner de l’amour à un enfant et réparer cette affreuse injustice d’être rejeté parce qu’on est ce qu’on est. En même temps, nous subodorions que la présence de cet enfant rayonnerait dans notre famille », explique Geneviève, sa mère. Fédérant la fratrie, « sa présence a développé des choses très chouettes dans les cœurs de ses frères et sœurs. Elle les a aidés à grandir et à accueillir l’imprévu, le ridicule, le décalage. Et leurs propres faiblesses ». Un trésor pour toute cette famille toulonnaise.
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ISABELLE GÉREZ.
Depuis un accident de la route qui a révélé une sclérose en plaque, Isabelle a peu à peu perdu l’usage de ses membres. « Et pourtant, je suis peut-être plus heureuse aujourd’hui que je ne l’étais avant », déclare-t-elle. Assoiffée de sport et de sensations fortes, elle avait une vie très prometteuse. « Je suis un peu comme Job », ajoute-t-elle. « J’avais tout pour être heureuse, mais humainement je n’avais plus rien ». Si la maladie lui a tout pris, elle lui a aussi permis de découvrir un Christ réel et vivant. Aujourd’hui, elle n’a pas perdu son appétit de vivre et pratique le ski, le char à voile… ». Elle a écrit un livre-témoignage, "Ma chance commence par un grand D", qui sortira en juin cette année. Pour témoigner de ce Jésus qui la fait "rouler très vite".
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MARC-HENRI D’ALÈS.
« La rencontre me rend heureux ». À voir sa belle mine souriante, difficile de ne pas vouloir se lancer dans une conversation avec lui. Marc-Henri vient de fêter ses 40 ans. Handicapé moteur, il explique : « On parle de plus en plus d’inclusion. Or, elle commence par une rencontre ». Et d'ajouter non sans humour : « Mon handicap n’est qu’un rôle. Je le joue tellement bien qu’on me prend pour une personne handicapée ! ». Grâce à son travail d’agent d’accueil dans une médiathèque, il se sent utile et crée du lien social, donnant ainsi du souffle à la société. « On ne peut pas rester seul face à la souffrance du handicap. Quand on va à la rencontre de l’autre, cette souffrance est miraculeusement apaisée ».
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PHILIPPE AUBERT.
Philippe a 38 ans. N’ayant pas l’usage de la parole, il communique à l’aide de Jackson, qui lui prête sa voix. Celui-ci épelle à voix haute les lettres de l’alphabet et Philippe répond d’un mouvement de tête. Les deux compères sont associés : ils mettent au point un organisme de coaching pour aider les entreprises à accueillir des personnes handicapées. Philippe, IMC, a en effet une certaine expertise du handicap. Ce qui le rend heureux ? Échanger avec les autres. « Dans ma tête, je suis valide. Avec des personnes valides, j’ai l’impression de renaître ». Il a écrit un livre, « Rage d'exister », pour faire prendre conscience qu’il peut être « un citoyen à part entière ».
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DAMIEN MORTIEZ.
« Ce qui me rend heureux, c’est mon foyer, mon travail, les personnes avec qui je vis ». À 26 ans, Damien vit dans un foyer de L’Arche de Jean Vanier, une association qui accueille des personnes ayant un handicap mental dans des lieux de vie partagée. Il pratique l’équitation et a un faible pour Soprano et la chanteuse de reggae Diana King. Il donne du sens à son métier dans les espaces verts. « J’aime m’occuper de la nature et la rendre belle », explique-t-il. « À un certain moment, je ne savais pas quoi faire avec mon handicap. Avec L’Arche, j’ai trouvé. Ici, j’ai un travail et une maison ». Il a été confirmé voici deux ans. « Bertrand, un assistant, m’a inspiré et m’a donné envie de devenir chrétien ». Son rêve ? Habiter dans un studio et « avancer dans la vie ».
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SABINE DU MASLE.
Pour Sabine, 56 ans, qui vit dans un foyer d’aide médicalisée, l’important dans la vie, c’est de se sentir joyeuse. Atteinte d’une maladie génétique, elle a traversé des périodes difficiles. « Avant, je ne pouvais pas me voir dans une glace. Maintenant, j’apprécie. J’aime me maquiller. Je peux me regarder dans un miroir ». S’occuper des plus fragiles et consacrer du temps aux autres, notamment par le chant, voilà ce qui l'anime. Elle a trois sœurs et plusieurs nièces. Le lien familial lui apporte « la joie des retrouvailles, la joie d’être ensemble ». Habitée par la foi, elle peut la partager avec les membres de son groupe Foi et Lumière. Et parler à ce Dieu qui « donne la vie », comme elle le dit elle-même.
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JEANNE PELAT.
Cette jeune femme de 21 ans, étudiante en théologie, n’a pas choisi son corps. Son histoire est à la fois « un véritable cul-de-sac », selon ses mots, et un formidable message d’espérance. À 6 ans, on lui découvre une myopathie rare. Et pourtant, « pour moi, la maladie est un cadeau », affirme-t-elle avec audace. « À première vue, on n’en voit que la souffrance, mais il y a aussi de véritables fruits. Malade, on réalise très vite que tout seul, on ne peut pas grand-chose. Le poème des pas sur le sable m’a beaucoup parlé. Mon frère m’a dit un jour : “Peut-être que sans la maladie, on n’aurait pas été une si belle famille” ». Le fil rouge de son existence ? Sa foi. « Je regarde la vie de façon très optimiste. Elle ne s’arrête pas à la maladie, et heureusement ».
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PHILIPPINE LUTZ.
Sophie et Damien Lutz sont les parents de Philippine, 18 ans, polyhandicapée. « Pour moi, c’est du râpeux, le handicap », déclare Sophie sans ambages. Mais si sa fille a compliqué matériellement son quotidien, elle a aussi simplifié sa vision de la vie et sa relation aux autres. Cerise sur le gâteau, en ces temps où il fait bon se mettre au vert, son enfant lui enseigne l’écologie, explique-t-elle. « Son handicap nous met dans une forme d’immobilisme : être centré sur l’essentiel, ne pas courir, ne pas se disperser ». Pour la mère de famille, même s’il reste « un scandale », le handicap n’empêche pas le bonheur. « Ce qui me rend heureuse, c’est Philippine elle-même, le fait de la connaître et de vivre auprès d’elle ».