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Le modelage

À l’atelier d’Aix-en-Provence, seuls les membres de la famille Fouque sculptent les prototypes dans de l’argile. Le modelage, ils sont tombés dedans quand ils étaient petits, depuis Jean-Baptiste, le grand-père jusqu’à Emmanuel son arrière-petit-fils, en passant par Paul et Mireille. Chacun avec son style et son inspiration élabore les nouveaux modèles qui enrichissent la collection chaque année. Le modelage nécessite entre 30 à 50 heures de travail. L’argile a longtemps été récoltée et préparée par la Maison Fouque. Ce n’est plus le cas depuis 1990. Celle des santons d’aujourd’hui est achetée. Elle provient des carrières des alentours (moins de 100 kilomètres). « Suffisamment pâteuse et suffisamment molle, elle est prête à être travaillée », explique Mireille Fouque.
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Le moulage

Une fois le prototype réalisé, un moule ou plusieurs moules en deux parties sont fabriqués en plâtre. C’est le moule mère. Il sera conservé et servira à fabriquer les moules fils dans lesquels seront moulés les santons en argile. Pour un modèle simple (La lavandière par exemple), un moule suffit. Pour un modèle complexe, plusieurs sont nécessaires (il en faut seize par exemple pour Le Coup de Mistral©). Les différents morceaux seront ensuite assemblés à la barbotine (argile liquide).
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Le séchage dans la cave

Retirés du moule, les sujets sont mis à sécher dans une cave à l’abri de la chaleur et de la lumière pour que l’évaporation se fasse très lentement. Le temps de séchage varie selon la taille : entre 3 et 5 jours pour les plus petits et jusqu’à deux mois pour les plus grands et les plus complexes.
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A l'air libre

Puis les santons sont sortis à l’air libre dans l’atelier avant cuisson.Ici, la Provençale au panier d'olives. Ils subissent retouches, ébarbage et lissage pour enlever l’argile superflue ou les marques laissées par le moule.
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Les retouches

Parfois des retouches sont nécessaires. Ici, un artisan soigne l'aspect du modèle emblématique de la maison Fouque.
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La cuisson

L’enfournage requiert un véritable savoir-faire. Il s’agit de ranger dans un four électrique près de deux mille pièces de tailles différentes. La température du four monte ensuite progressivement jusqu’à 960°. Il reste ensuite fermé pendant 48 heures et n’est ouvert que lorsque la température atteint 20° à 30°.

Les sujets sont ensuite stockés et rangés par numéro et par taille.
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La décoration

Après la cuisson, le lent et minutieux travail de la décoration peut commencer. En effet, « nous ne faisons pas de santons avec des vêtements en tissu. Nous peignons tous les détails des vêtements, jusqu’aux motifs les plus fins », explique Mireille Fouque.
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Le sens du détail

« Nous prenons un sujet ou plusieurs à la fois et peignons dans le sens dans lequel on s’habille pour ne pas que la peinture coule, explique Mireille Fouque. D’abord les visages puis les chemisiers, les robes, les manteaux ou les vestes. Nous terminons par le chapeau et le socle qui permettent de tenir le sujet pendant la peinture ».
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La peinture et la signature

Les décorateurs utilisent de la peinture acrylique et des pinceaux en poil de martre. Certains sujets sont peints à la peinture à l’huile. Les santons ne sont pas vernis. Ils restent mats.

Puis ils sont tamponnés avec l’estampille « Fouque ». Certains sujets de collection sont même signés, tamponnés et portent l’année de création du modèle et celle de leur réalisation.
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Lutter contre les contrefaçons

Beaucoup de contrefaçons existent. Certains santons dits « de Provence » sont fabriqués à l’étranger, les modèles sont copiés. « Le problème, remarque Mireille Fouque, c’est que les clients pensent acheter un santon de qualité fabriqué en Provence et sont déçus. Il n’a rien à voir celui d’un artisan qui a mis tout son savoir-faire dans la réalisation d’un santon unique ».
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La maison Fouque et son santon taille réelle !

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Farandoleurs et danseurs du "quadrille", danse folklorique

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La transmission d'un savoir-faire en famille

Alexandre, 25 ans, (ici avec sa grand-mère Mireille) vient de rejoindre la Maison après avoir terminé une école de commerce. À son tour, il créera les nouveaux modèles, perpétuant ainsi la tradition familiale.
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La Nativité, scène principale et incontournable de toute crèche

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Où trouver et admirer les santons Fouque

Cette année, les santons Fouque ont été choisis pour orner la crèche provençale de Noël de l’église de l’Annonciation à Nice, plus connue sous le nom d’église de Sainte Rita. Des santons de 30 cm de haut ont été spécialement fabriqués pour l’occasion. Plusieurs milliers de visiteurs et de pèlerins sont attendus (Sainte Rita est invoquée pour les cas désespérés) entre le 24 décembre et le 2 février 2019.

On peut retrouver aussi les santons Fouque à Aix-en-Provence (toute l’année, Maison Fouque, 65 cours Gambetta 13100 Aix-en-Provence, à Marignane (exposition d’une crèche dans le salon rouge de la Mairie, du 24 novembre au 13 janvier), à Paris (Boutique de Noël des Santons Fouque, 15 rue Plumet - 75015 Paris, du 1er au 30 décembre). Et aussi lors des expositions-vente aux marchés de Noël et foires aux santons de Montbéliard (du 24 novembre au 24 décembre), de Besançon (du 1er au 24 décembre), de Pontarlier (du 13 au 24 décembre) et de Mouans-Sartoux (du 9 novembre au 24 décembre).