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Le chanoine Kir (1876 – 1968). Résistant, Félix Adrien Kir, connu sous le nom de chanoine Kir, fut député de Côte-d’Or et maire de Dijon durant 22 ans. Commandeur de la Légion d’honneur, il s’est fait remarquer à l’Assemblée nationale par son franc-parler et sa gouaille truculente. Ce fut le dernier prêtre député à avoir porté la soutane sur les bancs de l’Assemblée nationale. À la tribune de cette dernière, il eut cette formule : "Mes chers confrères, on m’accuse de retourner ma veste et pourtant, voyez, elle est noire des deux côtés."
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L’abbé Pierre (1912 – 2007). Entré dans la résistance en 1942 puis député de la Meurthe-et-Moselle de 1946 à 1951, l’abbé Pierre, qui fondera le mouvement Emmaüs, fut membre de la commission de la défense nationale. Il s’inscrit au groupe mouvement républicain populaire (MRP) auquel il finit par adhérer, tout en soulignant que la vraie carte pour lui n’est pas celle de son parti, mais celle de sa conscience. S’il dépose deux propositions de loi en faveur des combattants de la Résistance et des réfractaires au STO, il n’intervient qu’à de rares reprises. Sa devise : "Le pouvoir est fait, non pour servir le pouvoir des heureux mais pour la délivrance de ceux qui souffrent injustement".
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L’abbé Hippolyte Gayraud (1856 – 1911) [à droite]. Dans le cadre de son activité sacerdotale, il publia de nombreux ouvrages, parmi lesquels Providence et libre arbitre, Saint-Thomas et le déterminisme, La foi devant la raison. Il collabora également à plusieurs journaux et revues catholiques. Grand orateur, il est remarqué par sa hiérarchie et sera désigné pour se présenter à l’élection législative de 1897 afin de succéder à Mgr d’Hulst, député du Finistère décédé. Il sera ensuite constamment réélu, à la Chambre des députés, devenant ainsi un contemporain de Jean Jaurès, Aristide Briand, ou encore de Maurice Allard. Au cours de cette législature, il prit la parole à plusieurs reprises sur le budget, la politique générale du gouvernement, l’instruction publique et déposa une proposition interdisant l'enseignement par les francs-maçons.
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Mgr Dupanloup (1802 – 1878). Évêque d’Orléans à partir de 1849, Mgr Félix Dupanloup a été l’un des chefs de file de l’Église de France de son époque. Pédagogue mais faisant preuve d’une forte personnalité, il a prôné une ouverture au monde de l’Église afin de s’allier les élites de la société. Entré à l’Académie française en 1854 (dont il démissionnera en 1871 après l’élection de Littré), Mgr Dupanloup a été élu député du Loiret le 8 février 1871 avant d’être l’un des 75 sénateurs inamovibles élus par l’Assemblée nationale de 18 décembre 1875.
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Jean-Marie Desgranges (1874-1958). Ordonné prêtre en 1891 à Limoges, il fut, dès sa sortie du séminaire, chargé par son évêque des œuvres ouvrières. Il participa également activement à la vie intellectuelle en créant plusieurs centres d’études ainsi qu’un journal, Le petit Démocrate. Il se révéla très vite un spécialiste des réunions publiques contradictoires au cours desquelles il défendait les idées chrétiennes contre la libre pensée, le matérialisme et, plus tard, le communisme. Durant la première guerre mondiale, il est aumônier militaire. En 1928, il se présenta à la députation dans la première circonscription de Vannes et est constamment réélu jusqu’en 1940. L’abbé Desgranges intervint dans la plupart des grands débats de l’époque tel que le projet de loi tendant à la ratification du pacte général de renonciation à la guerre, les interpellations relatives à l’activité des ligues ainsi que la politique extérieure du Gouvernement de 1939.