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Construite de 1475 à 1481, la chapelle Sixtine s’élève à l’endroit exact des murs d’une construction précédente, la chapelle Magna. Dédiée à l’Assomption de Marie, c’est le pape Sixte IV qui a décidé sa construction.
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Chapelle privée du Pape, la Sixtine est considérée comme l’une des œuvres les plus complètes et les plus significatives de la « théologie visuelle ». Dans la tradition de la « Biblia Pauperum » (la Bible des Pauvres), ces livres d’images du Moyen Age illustrent des passages importants du Nouveau Testament à côté de scènes de l’Ancien Testament qui les annoncent.
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Les dimensions de la Sixtine sont identiques à celles du Temple de Salomon décrit dans l’Ancien Testament, également connu comme le premier temple de Jérusalem. Selon la Bible, c’est un lieu de culte édifié par le roi Salomon sur le mont Moria et détruit lors du siège de Jérusalem par l'armée babylonienne de Nabuchodonosor.
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C’est un chiffre impressionnant. Les peintures de Michel-Ange couvrent une superficie de 11 840 m2.
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Depuis 1870, la chapelle accueille le Conclave, la rencontre des cardinaux au cours de laquelle un nouveau pape est élu. Une fois le Pape élu, il est conduit dans une petite pièce voisine de la chapelle appelée « la chambre des pleurs ». Cette pièce est située à gauche de l’autel, sous la fresque du Jugement Dernier. Elle porte son nom en raison des réactions souvent très fortes des papes après la tension de l’élection et l’émotion d’avoir été choisi.
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De nos jours, la chapelle Sixtine est toujours utilisée, elle continue d’être le lieu de rencontres importantes dans le calendrier papal. Ainsi, une messe est célébrée chaque année à l’occasion de la Fête du Baptême du Christ, au cours de laquelle le Saint-Père baptise de nombreux enfants.
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Le chœur de la chapelle Sixtine est très renommé. C'est le chœur le plus ancien au monde encore en exercice ! Parmi les œuvres composées spécifiquement pour lui, la plus fameuse est le Miserere d’Allegri.
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La chapelle Sixtine est surtout connue pour ses fresques, particulièrement celles qui sont l’œuvre de Michel-Ange : le plafond voûté et le Jugement Dernier peint sur le mur derrière l’autel. L’artiste accepta la commande contre son gré, parce qu’il se considérait davantage comme un sculpteur.
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La Chapelle Sixtine ne présente pas seulement des œuvres de Michel-Ange. Sixte IV a confié à d’autres artistes connus le soin de peindre des fresques, à l’instar de Sandro Botticelli, Domenico Ghirlandaio ou Pietro Perugino. Michel-Ange ne fut appelé que plus tard par le pape Jules II pour la voûte qui, en premier lieu, avait été peinte d’étoiles sur un fond bleu, puis par le pape Clément VII pour reproduire le Jugement Dernier.
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Pour peindre la voûte de la chapelle, Michel-Ange a construit son propre échafaudage, une plateforme de bois supportée par des crochets fixés dans des trous creusés dans les murs, à la hauteur des fenêtres. Contrairement à une légende tenace, il n’était pas couché sur la plateforme pour peindre, mais debout. Une position tout aussi inconfortable. Il a même écrit un poème accompagné d’une esquisse à ce sujet où il se représente en train de peindre debout avec le dos courbé.
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Avant la Renaissance, Dieu le Père était le plus souvent représenté avec une main sortant des nuages. Dans la chapelle Sixtine, Michel-Ange peint Dieu le Père avec un corps fort et puissant, une longue barbe, ce qui est une nouvelle tendance de l’art chrétien et qui renvoie à l’image du dieu Jupiter de la Grèce antique.
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En 1990, le physicien Frank Meshberger publie un article dans le Journal de l’Association Médicale Américaine selon lequel les anges, les robes et les ombres qui entourent Dieu dans la Création d’Adam de Michel-Ange représentent la description la plus précise du cerveau humain. Selon Meshberger, c’est ainsi que Michel-Ange symbolise Dieu insufflant l’intelligence à sa nouvelle créature.
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Jusqu’en 1536, le mur derrière l’autel, celui où figure le Jugement Dernier, était décoré d’autres fresques retraçant des scènes de la vie de Moïse et de Jésus. Y figuraient notamment des peintures de Perugino sur l’Assomption, la Naissance du Christ, le sauvetage de Moïse. Michel-Ange dut malheureusement les sacrifier, ce qui lui valut d’abondantes critiques.
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Le Jugement Dernier est peint d’une telle manière que le haut bascule légèrement sur le spectateur. La fresque doit susciter la crainte et le respect de la puissance de Dieu. Contrairement aux fresques d’autres peintres de la chapelle, les personnages de celle-ci sont forts et puissants, leurs positions sont en mouvement, telle la Vierge Marie qui est au centre, près du Christ.
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Cette composition est circulaire, allant dans le sens des aiguilles d’une montre en commençant en bas à gauche : ceux qui doivent être jugés se lèvent à gauche, les justes restent dans les hauteurs, tandis que les condamnés descendent à droite, vers l’Enfer.
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La figure centrale, la plus importante est celle du Christ Juge, un personnage jeune, athlétique et puissant. Son regard est sévère, il fait face, sur sa gauche, à l’Enfer et ses supplices. Le temps de la miséricorde est passé. On voit ici le Christ représenter la justice, séparant « les brebis des chèvres », destinant ceux qui le méritent au feu éternel.
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À droite du Christ, sous son pied, se trouve Saint Barthélémy. Dans une main, il tient le couteau avec lequel il a été écorché vif. Dans l’autre, il tient son cadavre une fois celui-ci vidé de l’intérieur. Le visage sur ce cadavre est un autoportrait de Michel-Ange. Celui-ci a souvent été interprété comme étant le reflet de l’esprit tourmenté de Michel-Ange. À l’époque où il peignait ce fragment, il était âgé et traversait une période de doutes. Il existe une autre interprétation : après avoir d’abord refusé la commande de peindre dans la chapelle Sixtine, Michel-Ange regretta de ne pas avoir été écorché vif plutôt que d’avoir accepté cette tâche.
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Le Jugement Dernier a été l’objet d’une querelle entre le Cardinal Gian Pietro Carafa et Michel-Ange. Parce que l’œuvre comprend des nus, l’artiste fut accusé d’obscénité et d’immoralité. Gian Pietro Carafa, le futur pape Paul IV, et Nino Sernini, l’ambassadeur de Mantoue, organisèrent la campagne dite de la « Feuille de Vigne » afin que les fresques en question soient censurées, voire complètement effacées.
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Le Maître de cérémonies pontificales, Biagio de Cesena, était farouchement opposé à l’œuvre de Michel-Ange. Pour lui, il était honteux que des nus soient représentés dans un lieu aussi saint. Il alla jusqu’à dire que ces peintures se prêtaient plus à des « bains publics et des tavernes », qu’à une chapelle papale. La réponse de Michel-Ange fut de représenter son détracteur sous l’apparence de Minos, le juge de l’Enfer, avec des oreilles d’âne et un serpent lui mordant les parties génitales.
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Après la mort de Michel-Ange, les partisans de la censure emportèrent une victoire partielle. Les parties intimes dénudées furent recouvertes de peintures effectuées par Daniele da Volterra, ce qui lui valut le surnom de « Braghetonne » (littéralement : le faiseur de culottes).