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Saint Fiacre : Jardin du monastère de Breuil

Moine originaire d'Irlande, saint Fiacre se retrouve dès le VIIème siècle, vers Meaux, en Île-de-France, où il devient ermite pour ensuite fonder le monastère de Breuil. Grâce à l’expertise en phytothérapie qu’il a acquise dans son pays natal, Fiacre crée autour de son monastère un grand jardin. Celui-ci lui permet d’avoir un potager nourricier ainsi que des herbes médicinales pour guérir les malades qui le sollicitent. Premier moine phytothérapeute, il sera choisi naturellement comme saint patron des jardiniers et des maraîchers.
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Saint Bernard de Clairvaux : Jardins de l’abbaye de Fontenay

Située au nord de la Bourgogne, l’abbaye de Fontenay est fondée en 1118 par saint Bernard de Clairvaux (1090-1153) un des plus grands saints français et de l’Occident chrétien, et elle est la plus ancienne abbaye cistercienne conservée au monde. C’est dans son jardin simple situé à l’Est des bâtiments conventuels que les moines cultivaient des plantes médicinales et les légumes dès l’époque de saint Bernard. C’est probablement dans ce jardin qu’il cherchait des inspirations d’une nature mystique et contemplative, prompte à s’irriter contre tout ce qui peut éloigner de Dieu.
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Sainte Catherine Labouré : Jardin Catherine Labouré

Caché derrière ses hauts murs, en plein cœur de Paris, le jardin Catherine Labouré (1806-1876) perpétue le souvenir de cette jeune religieuse, sœur Catherine de la charité ayant eu des apparitions de la Vierge au XIXe siècle en la chapelle privée des Filles de la charité, jouxtant le jardin. En effet, sœur Catherine fait part à son confesseur des apparitions de la Vierge qu'elle a eues en juillet, novembre et décembre 1830 durant son noviciat. Cet événement sera à l'origine de la diffusion de la « Médaille miraculeuse », diffusée en plusieurs millions d’exemplaires en quelques années. Ombragé par une tonelle, le jardin est l’ancien potager des religieuses où sœur Catherine méditait sur sa bouleversante expérience spirituelle.
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Saint Jean Paul II : Jardins du Castel Gandolfo

Villégiature des papes, cette demeure aristocratique, avec vue imprenable sur le lac d’Albano, ne cesse d’éblouir les connaisseurs de jardins. Ils admirent les buis taillés, les magnifiques haies de cyprès et de pins parasols, les somptueux parterres de gazon parsemés de massifs de fleurs. Selon la tradition, les souverains pontifes y passent les mois d’été. Saint Jean Paul II aimait particulièrement profiter de ces jardins pour se reposer, lire, travailler mais aussi recevoir des proches comme des pèlerins et chefs d’État. Sportif de nature, il y a même fait construire une piscine, un cadeau offert par les Polonais.

 
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Saint François de Paule : Jardin du Trocadéro

À Paris, à l’emplacement des jardins du Trocadéro, entre Chaillot et Passy, se tenait un couvent des Minimes fondé en 1493 et  placé, comme l’église de l’Annonciation sous le vocable de Notre-Dame-de-Toutes-les-Grâces. En effet, Anne de Bretagne donne à l'ordre des Minimes un terrain appelé le manoir de Nigeon, situé au pied de la colline de Chaillot. Son fondateur, François de Paule, né en 1416 en Calabre (Italie) est appelé en 1482 à assister Louis XI anxieux aux approches de sa mort. Il vit alors au couvent de Chaillot comme un simple frère-lai « minime » c'est-à-dire le tout petit. Beaucoup de franciscains religieux, bénédictins et ermites, fascinés par son style de vie, se joignent à lui en France, comme par le passé en Italie et contribuent ainsi à l'universalisation de son ordre.
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Vénérable Thérèse de Saint-Augustin : Jardin du Carmel de Saint-Denis

C’est au Carmel de Saint-Denis, à deux pas de la nécropole des rois de France que Louise Marie de France, huitième fille de Louis XV, née à Versailles en 1737, entre à l’âge de 33 ans et devient sœur Thérèse de Saint-Augustin. Elle sera prieure du couvent à trois reprises. À son entrée, le bâtiment accuse un état de délabrement assez avancé, mais grâce au soutien du roi, la future sainte fait exécuter les travaux qui vont donner la configuration actuelle au monastère. C’est dans le jardin du cloître qu’elle prie beaucoup notamment pour le roi afin de le « ramener tout à Dieu ». Ce dernier lui y rendait souvent visite. Louise de France s'éteint le 23 décembre 1787 à l'âge de 50 ans. Elle est déclarée vénérable par le pape Pie IX en 1873.
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Sainte Hildegarde : Jardins de l’abbaye Sainte-Hildegarde d'Eibingen

Pour suivre les pas de sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179) cette abbesse allemande du XII ème siècle, naturopathe avant l’heure et docteur de l’Église, rien de mieux que suivre le chemin près du château de Brömserburg dans la vallée du Rhin, en Allemagne. Après une petite montée, on arrive à l’église d’Eibingen où sont conservées les reliques de la sainte pour ensuite, en zigzaguant au milieu des vignes, atteindre l’abbaye bénédictine située tout en haut de la colline. Construite en 1904 cette nouvelle abbaye surplombe en fait l’ancien monastère et ses beaux jardins créés par Hildegarde de Bingen en 1165, celle qui est passée à la postérité grâce notamment à ses écrits sur la botanique et les vertus médicinales.

 
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Saint Wandrille et 40 autres saints : Jardins de l’abbaye Saint-Wandrille

L’abbaye Saint-Wandrille, en Normandie possède un patrimoine spirituel remarquable. En effet, 40 moines de sa communauté sont honorés et font l’objet d’un culte liturgique ! On peut imaginer en admirant les impressionnants jardins de l’abbaye une véritable terre des saints qui, comme Wandrille (✝ 668), son fondateur, cherchaient à contempler Dieu et cheminer, chacun à sa manière, vers la sainteté. C’est en 649, que saint Ouen lui accorde la possibilité de s’installer dans le vallon de Fontenelle, sur une terre boisée et marécageuse. Les débuts de la vie au monastère sont rudes : il faut défricher, assécher les marécages, planter de la vigne… Le résultat est stupéfiant !
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Frère Luc, moine martyr de Tibhirine : Jardin de l’abbaye d’Aiguebelle

C’est dans l’abbaye cistercienne d’Aiguebelle que Paul Dochier, brillant étudiant en médecine, choisit finalement la vie monastique et devient Frère Luc, l’évangéliste qui, selon la tradition, était aussi médecin. Il y fait son noviciat, prononce ses vœux en 1941 et séjourne jusqu’en 1946, l’année où il rejoint la communauté du monastère de Tibhirine, en Algérie. Frère Luc va servir toute sa vie sa double vocation, celle de soigner les malades et de contempler la beauté de la Création de Dieu d’abord dans les magnifiques jardins de l’abbaye d’Aiguebelle, plus tard face aux montagnes de l’Atlas.
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Sainte Thérèse de Lisieux : Jardin du Carmel de Lisieux

Le lien entre sainte Thérèse (1873 - 1897) et le jardin de son couvent de Lisieux, en Normandie, est étonnant. Elle y passe beaucoup de temps en priant, en méditant, mais pas seulement… Un jour, en février 1895, elle fredonne dans le jardin du cloître la mélodie composée par son père dont elle ne trouve que les deux premiers vers : « La Fleur que je cueille, ô mon Roi, C’est toi ». Un peu plus tard, elle reprend l’idée et la développe en écrivant des lignes qui vont composer l’un de ses plus beaux poèmes. Le Cantique de Céline offre un regard contemplatif sur la beauté de la nature dans toutes ses composantes, y compris humaine.