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1ere station, le Christ condamné à mort : "Lorsqu’il fit jour, le conseil des Anciens du peuple se réunit, grands prêtres et scribes. Ils l’amenèrent devant leur tribunal (Luc 22, 66). Gerrit van Honthorst, Le Christ devant le Grand Prêtre, 1617, National Gallery, Londres © Wikipedia. L'œuvre illustre parfaitement l’influence qu’exerça Caravage sur Honthorst. La toile s’organise autour d’une bougie qui éclaire fortement les éléments essentiels de la composition. La tunique blanche du Christ qui réfléchit la lumière met en valeur Jésus comme la "Lumière du Monde".
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2e station, Jésus est renié par Pierre :"Pierre se rappela la parole du Seigneur qui lui avait dit : Avant que le coq chante aujourd’hui, tu m’auras renié trois fois" (Luc 22, 59-62). Rembrandt, L'Apôtre Pierre reniant le Christ, 1660, Rijksmuseum, Amsterdam © Wikipedia. Pierre apparaît en majesté serein et plein d'assurance, mais à droite au fond on aperçoit Jésus entouré de gardes qui nous regarde. C’est cette figure du Christ, qui, bien que dans l’ombre, suggère le mieux la trahison de Pierre. En se tournant vers le spectateur, le Christ nous interroge directement. L’aurions-nous renié, nous aussi ?
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3e station, Jésus et Pilate : "Après avoir ligoté Jésus, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate. Et les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations. Pilate, voulant contenter la foule, leur relâcha Barabbas et, après avoir fait flageller Jésus, il le leur livra pour être crucifié (Mc 15, 1.3.15). Antonio Ciseri, Ecce Homo, vers 1860-1880, Galerie d'Art moderne de Florence © Wikipedia. Cette œuvre célèbre est originale par sa composition. Le Christ et Pilate n’apparaissent pas de face comme on peut le rencontrer habituellement dans les représentations. Pilate se penche vers la foule et désigne par un geste la figure de Jésus : « Voici l’homme ».
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4e station, Jésus roi de gloire : "Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais. Ils le revêtirent de pourpre, puis, ayant tressé une couronne d’épines, ils la lui mirent sur la tête." (Marc 15, 16-18) Philippe de Champaigne, Le Christ aux outrages, 1655, Musée des Granges de Port-Royal © Wikipedia. Contrairement à beaucoup de représentations, le Christ est ici seul et non conspué par les soldats. Il est en méditation, tourné vers lui-même. Le décor froid, l’absence d’objets superflus, tout concourt à concentrer la scène sur le Christ méditant avant sa crucifixion.
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5e station, Jésus porte sa croix : "Vous tous qui passez par le chemin, regardez et voyez s’il est une douleur pareille à la douleur qui me tourmente dont le Seigneur m’a affligée au jour de sa brûlante colère" (Lm 1,12). Andrea Solari, Jésus portant sa croix, 1513, musée des Beaux-Arts, Nantes © Wikipedia. Le cadrage serré invite le spectateur à méditer sur les souffrances du Christ portant sa croix. Rien ne vient troubler le fidèle dans sa contemplation du visage du Christ dont la beauté suggère son caractère divin.
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6e station, Jésus et Simon de Cyrène : "Comme ils l’emmenaient, ils mirent la main sur un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs et le chargèrent de la croix pour la porter derrière Jésus" (Luc 23, 26). Titien, Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix, 1547, Madrid © Wikipedia. Cette œuvre au cadrage également serré est ici, plus dramatique que la précédente. Le visage du Christ est plus torturé, plus humain. Il vient de tomber et Simon de Cyrène se penche vers lui pour l’aider à soulever sa croix. Seul les quelques rayons lumineux, autour de sa tête, rappellent son caractère divin.
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7e station, Jésus console les filles de Jérusalem : "Le peuple, en grande foule, le suivait ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Mais se retournant vers elles, Jésus dit : Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi. Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants… Car si on traite ainsi le bois vert, qu’arrivera-t-il au bois sec » (Luc 23, 27-28). Louis Billotey, Jésus console les filles de Jérusalem, vers 1926, Beauvais, MUDO, musée de l'Oise © Muzeo. La composition est étonnante. La figure du Christ en absente. Toute la composition est centrée sur les figures les trois pleurantes, les visages tournés vers celui du Christ que l'on devine hors-cadre.
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8e station, Jésus est dépouillé de ses vêtements : "Ils prirent ses vêtements et firent quatre parts, une part pour chaque soldat, et la tunique (Jn 19, 23). El Greco, le partage de la tunique du Christ, 1577-1579, cathédrale de Tolède © Wikipedia. Le Christ en pied, au centre de la composition, revêt la robe rouge dont on l’avait couvert par dérision alors que, derrière lui, une foule se presse. Le ciel est particulièrement dramatique avec les nuages en forme de flammes. En bas, à gauche, les trois Marie contemplent la scène avec effroi.
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9e station, Jésus est crucifié : "Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils l’y crucifièrent, ainsi que les malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. Et Jésus disait : « Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23, 33-34). Diego Velázquez, Le Christ crucifié vers 1632, Musée du Prado, Madrid © Wikipedia. C'est un nu frontal, sans contexte narratif avec lequel Vélásquez fait une démonstration de sa maîtrise et permet au spectateur de saisir la beauté physique et l'expression sereine de la figure du Christ.
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10e station, Jésus tourné en dérision sur la croix : "Les chefs se moquaient : « Il en a sauvé d’autres, disaient-ils ; qu’il se sauve lui-même, s’il est le Christ de Dieu, l’Élu ! ». Les soldats aussi se gaussèrent de lui ; s’approchant pour lui présenter du vinaigre, ils disaient : « Si tu es le roi des juifs, sauve-toi toi-même ». (Lc 23, 35-39). Maître de Benediktbeurer, Crucifixion, vers 1440-1450, Alte Pinakothek, Munich © Wikipedia. La composition fourmille de nombreux personnages présents dans le récit biblique. Au centre, à gauche, on perçoit le soldat qui approche une éponge imbibée de vinaigre vers le visage du Christ.
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11e station, Jésus et sa mère : "Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère, et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie de Magdala. Jésus, voyant sa mère et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis, il dit au disciple : « Voici ta mère ». Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui (Jn 19, 25-27). Mathias Grunewald, Le retable d'Issenheim, entre 1512-1516, Musée Unterlinden, Colmar © Wikipedia. Cette crucifixion est l’une des représentations du Calvaire les plus poignantes de l’art occidental. L’image du crucifié couvert de plaies est terrifiante. À la droite du Christ, Marie, livide, est soutenue par saint Jean. À sa gauche, saint Jean-Baptiste est accompagné de l’agneau, symbolisant le Christ sacrifié.
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12e station, Jésus meurt sur la croix : "Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : c’est achevé et, inclinant la tête, il remit l’esprit." Zurbaran, Saint Luc en peintre devant la Crucifixion, 1635-1640, Madrid, Musée du Prado © Wikipedia. Le Christ, cloué sur une croix porte un linge blanc lumineux, qui lui ceint la taille. On peut admirer la maîtrise du peintre dans la représentation du corps : les muscles sont parfaitement bien dessinés. Le visage fin s'incline sur l'épaule gauche pour signifier que son esprit s'en est allé. La souffrance semble dépassée.
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13e station, Jésus est descendu de la croix : "[Joseph d’Arimathie] descendit le corps, le roula dans un linceul et le mit dans une tombe taillée dans le roc, où personne encore n’avait été placé (Lc 23, 53). Pierre-Paul Rubens, La descente de croix, 1616-1617, Palais des Beaux-Arts de Lille © Wikipedia. Très certainement une des plus célèbres descentes de croix qui existe. Cette toile a été commandée en 1611 par la corporation des arquebusiers pour être disposée dans la Cathédrale Notre-Dame d'Anvers. Le tableau fait partie d'un triptyque dont il occupe le panneau central. On peut admirer l'enchevêtrement subtil des figures, les lignes ondulantes et l'extraordinaire expression de chaque visage. Une composition divinement baroque !
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14e station : Jésus dans le tombeau et les femmes : "Cependant les femmes qui étaient venues avec Jésus de Galilée avaient suivi Joseph ; elles regardèrent le tombeau et comment son corps avait été mis. Puis elles s’en retournèrent et préparèrent aromates et parfums. Et durant le Sabbat, elles se tinrent en repos, selon le précepte" (Lc 23, 55-56). Mise au tombeau, Les Très Riches Heures du duc de Berry, Folio 157r, 1411-1416, musée de Condée, Chantilly © Wikipedia. Le Christ vient tout juste d'être descendu de la croix comme le suggère le mont Golgotha représenté au dessus de la scène principale. Le Christ, enveloppé dans un linceul, est mis au tombeau. Parmi les différents personnages, on aperçoit les femmes tenant des parfums. En bas, Marie-Madeleine avec son manteau rouge et ses cheveux dénoués, applique du parfum sur la main du Christ. Cette scène n'est pas sans rappeler l'épisode célèbre ou elle essuya les pieds du Christ avec du parfum au moyen de ses cheveux.