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Filippo Lippi, "Banquet d'Hérode", entre 1452 et 1465, cathédrale de Prato. Cette fresque, réalisée dans la cathédrale du Prato fait partie des chefs-d'oeuvres de Lippi. Au banquet d'Hérode, Salomé en robe blanche, envoûte les convives. L'oeuvre combine plusieurs épisodes : alors qu'au centre, la scène se concentre sur la danse de Salomé, à gauche on la voit réceptionnant la tête de Jean-Baptiste dans un plateau, tandis qu'à droite, elle tend son plat à Hérodiade, sa mère.
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Luca Cranach, "Salomé avec la tête de saint Jean-Baptiste", vers 1530, Esterházy Collection. Le peintre se concentre ici, uniquement sur la figure de Salomé, richement vêtue. Figurée dans une position quasi hiératique, le peintre semble avoir, davantage, voulu réaliser un portait de Salomé que représenter le martyre de Jean-Baptiste. La vision crue du saint décapité, les yeux encore ouverts, contraste avec le visage serein et angélique de Salomé.
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Andrea Solari, "Salomé recevant la tête de Saint-Jean Baptiste", 1ere moitié de XVIe siècle, Kunsthistorisches Muséum, Vienne. Solari se concentre ici sur la minute suivant la décapition. Le bourreau, glaive à la main, pose la tête de Jean-Baptiste dans le plateau. À droite, Salomé s'apprête à soulever le plat pour l'amener à sa mère.
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Andrea Solario, "Tête de saint Jean-Baptiste", 1507, Musée du Louvre, Paris. Le tableau de Solario, de petit format, a sans doute été réalisé pour le cardinal Georges d'Amboise. L'iconographie est surprenante car elle se concentre uniquement sur la tête décapitée du saint, disposée dans une coupe. La palette de couleurs, restreinte, n'est pas sans rappeler l'influence de Léonard de Vinci sur Solario. Sur le pied de la coupe, on remarque un visage qui se reflète, peut-être un autoportrait du peintre.
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Caravage, "Salomé avec la tête de saint Jean-Baptiste", entre 1607 et 1610, National Gallery, Londres. Sur un fond très sombre, Caravage a représenté trois personnages à mi-hauteur. À gauche, Salomé porte le plateau tandis que le bourreau place la tête de Jean-Baptiste dessus. Salomé détourne son regard, comme effrayée parce ce ce qu'elle vient de provoquer. Derrière elle, Hérodiade fixe, au contraire, intensément le visage du saint, réjouie que Jean-Baptiste soit enfin mort.
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Peter-Paul Rubens, "Le banquet d'Hérode", vers 1633, Scottish National Gallery, Edimurgh. Au milieu d'un banquet animé, Salomé, au centre, magnifiquement habillée d'une robe rouge, présente la tête de Jean Baptiste à Hérode. Celui-ci, dans un mouvement de recul, semble regretter d'avoir accepté l'exécution de Jean-Baptiste. Comme le relate l'Évangile de Marc : "Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait". Hérodiade, placée à la droite de son mari, est satisfaite et pique joyeusement le visage du saint avec sa fourchette.
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Paul Delaroche, "Hérodiade", 1843, Musée Wallraf-Richartz, Cologne. Dans cette œuvre, Paul Delaroche se concentre sur la figure d'Hérodiade, principale coupable de la mort de Jean-Baptiste. Son visage froid reflète sa cruauté. Richement vêtue, elle porte dans ses mains le plateau où figure la tête de Jean-Baptiste. Derrière elle, une servante semble jeter un regard désapprobateur sur cette exécution.
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Pierre Puvis Chavannes, "La décollation de saint Jean-Baptiste", 1869, Barber Institute of Fine Arts, Birmingham. Puvis de Chavanne fait le choix de se concentrer sur la figure de Jean Baptiste avant son exécution. Seul au centre d'une cour, dans une attitude sereine, le saint, à genoux, écarte les bras, acceptant son sort. À gauche, le bourreau lève la main, munie de son glaive et s'apprête à lui couper la tête. Une auréole entoure la tête de Jean-Baptiste, signe de sa sainteté. À droite, Salomé, placée dans l'obscurité, attend avec son plat à la main.
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Henri Renault, "Salomé", 1870, Metropolitan Museum of Art, New-York. À la fin du XIXe siècle, Salomé n'est plus représentée comme la jeune fille innocente, instrument de sa mère Hérodiade. Au contraire, les peintres se plaisent à la considérer comme une femme fatale, bien consciente de ses charmes. Henri Regnault est le premier à présenter, au salon de 1870, une Salomé "scandaleuse". Seule, le visage tourné vers le spectateur, son sourire exprime une sorte de satisfaction. Tenant sur ses genoux le glaive et le plateau qui servira à recueillir la tête de Jean-Baptiste, elle semble "ravie" du meurtre qui aura bientôt lieu.
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Lovis Corinth, "Salomé", 1900, Museum der Bildenden Künste, Leipzig. Tout comme dans l'oeuvre précédente, le peintre a accentué l'aspect très séducteur de Salomé. A moitié dénudée et très maquillée, elle se penche, satisfaite, sur la tête de Jean-Baptiste. Face à elle, le bourreau, de dos, tient son glaive ensanglantée. À droite, un serviteur soulève le corps de Jean-Baptiste donc on aperçoit les jambes. Sur le visage d'Hérodiade, placée derrière sa fille, se dessine un sourire narquois.