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Jeanne d’Arc, miniature, 1450-1500, Paris, Archives nationales © Wikimedia commons. Femme guerrière
Cette miniature de la seconde moitié du XVe siècle représente Jeanne d’Arc en femme guerrière, parée de son armure et de son épée. L’étendard qu’elle arbore rappelle l’origine divine de sa mission. La figure de la femme guerrière apparaît occasionnellement dans la littérature dès le milieu du XIVe siècle. Or, Jeanne d’Arc est une figure historique bien réelle qui loin d’être une simple combattante fut véritablement un chez de guerre. Les valeurs chevaleresques lui sont associées (honneur, courage, loyauté) ainsi que les attributs. Bien qu’elle soit figurée armée, Jeanne d’Arc a affirmé au cours de son procès ne jamais avoir tué avec son épée.
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Pierre Henri Révoil, Jeanne d'Arc prisonnière à Rouen, huile sur toile, 1819, Rouen, musée des beaux-arts © Rouen, musée des beaux-arts. Jeanne d’Arc prisonnière : Désormais considérée comme « mère de la nation française », la figure de Jeanne d’Arc renaît véritablement au XIXe siècle. Les sculptures l’honorant se multiplient dans l’espace public et les peintres s’emparent du sujet. Dans un style dit « troubadour », entre la vérité historique et l’anecdotique, le peintre Révoil représente Jeanne d’Arc prisonnière dans sa tour rouennaise. Vêtue à la mode masculine, Jeanne dressée au bord de son lit est en train de défier le traître Jean de Luxembourg (en vert à gauche) : « Je sais bien que ces Anglais me feront mourir, croyant, après ma mort, gagner le royaume de France. Mais, fussent-ils cent mille godons plus (…), ils n’auront pas ce royaume ». À sa droite, le comte de Stafford s’offusque et tire son épée tandis que Warwick tâche de le retenir.
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Paul Delaroche, Jeanne d'Arc, malade, est interrogée dans sa prison par le cardinal de Winchester, 1824, huile sur toile, Rouen, musée des beaux-arts © Rouen, musée des beaux-arts. Jeanne malade : ce tableau de Paul Delaroche est daté de 1824, année du fameux Salon qui marque la naissance officielle de la peinture romantique. L’œuvre y est exposée et très appréciée pour son clair-obscur qui n’est pas son rappeler les vénitiens du XVIe siècle. Jeanne d’Arc, malade, est en train d’être interrogée par le cardinal de Winchester, son persécuteur (qui en fait n’est jamais venu la voir en prison). La fragilité et la simplicité de Jeanne qui lève les yeux au ciel et joint ses mains en signe de prière, contraste avec la lourde puissance du religieux au profil acéré et au geste accusateur, le doigt pointé vers le sol.
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Hermann Anton Stilke, Jeanne d’Arc au bûcher, 1843, huile sur toile, Saint-Pétersbourg musée de l’Ermitage © Hermitage muséum. Jeanne d’Arc au bûcher : ce peintre romantique allemand a représenté à plusieurs reprises des épisodes de la vie de Jeanne d’Arc. Ce tableau illustre avec brio les derniers instants de la sainte sur le bûcher. Pieds nus, les cheveux au vent, les yeux levés au ciel, la sainte est seule au premier plan. Alors que les flammes commencent à crépiter et que la fumée l’entoure, on aperçoit derrière le public de nobles et de religieux, tandis que la flèche de la cathédrale de Rouen s’élève, immuable vers un ciel tourmenté.
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Dominique Ingres, Jeanne d'Arc au sacre du roi Charles VII dans la cathédrale de Reims, 1854, Huile sur toile, Paris, musée du Louvre © RMN /HERVÉ LEWANDOWSKI. Jeanne, héroïne nationale : commande officielle de l’Etat pour la commémoration de Jeanne d’Arc en 1851, ce tableau peint par Ingres met en avant le statut d’héroïne nationale de la sainte. Jeanne d’Arc a fortement contribué à l’avènement de Charles VII sur le trône de France et à son sacre à la cathédrale de Reims. Elle figure ainsi en femme guerrière victorieuse, les yeux levés au ciel. La scène se déroule au moment du sacre du Roi. Elle est entourée de son aumônier le moine Jean Pasquerel et d’un écuyer qui arbore les traits d’Ingres lui-même.
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Jules Bastien-Lepage, Jeanne d'Arc, 1879, huile sur toile, New York, Metropolitan Museum of Art © New York, Metropolitan Museum of Art. L’appel de Jeanne d’Arc : Jeanne d’Arc est originaire de Lorraine tout comme le peintre Bastien-Lepage. Or, la sainte est devenue un symbole patriotique après la guerre franco-prusse de 1870. Son culte connaît un regain de ferveur. Le peintre illustre le moment où les saints Michel, Marguerite d’Antioche et Catherine d’Alexandrie apparaissent à Jeanne dans le jardin de ses parents et l’appellent à combattre l’envahisseur anglais. Dans un style naturaliste, l’artiste peint la sainte les yeux dans le vide pour nous signifier qu’elle est en train d’entendre des voix, les voix des trois saints esquissés et confondus dans le paysage en arrière plan.
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Dante Gabriel Rossetti, Jeanne d'Arc, huile sur panneau, 1882, Cambridge, The Fitzwilliam museum © The Fitzwilliam museum, Cambridge, UK. L’épée de la délivrance : ce style si particulier est propre aux peintres préraphaélites dont Rossetti est le chef de file. Dès 1863, le peintre s’est intéressé à la figure de Jeanne d’Arc (tableau conservé au musée de Strasbourg). Il reprend ici presque vingt ans plus tard et dans un sens inversé, le sujet de la sainte en train d’embrasser l’épée de la délivrance. Avec un cadrage resserré autour du visage de Jeanne et une palette de couleurs chaudes, Rossetti nous livre la représentation atypique d’une femme éprise d’absolu. Les lys de sa tunique évoquent sa pureté et sa chevelure incroyable sa féminité. C’est le dernier tableau peint par Rossetti, il a été achevé quelques jours seulement avant le décès de l’artiste.
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Jules Eugène Lenepveu, Jeanne d'Arc sur le bûcher place du vieux marché à Rouen, vers 1886-1890, huile sur toile, Panthéon de Paris © Panthéon de Paris. Derniers instants : rendez-vous au Panthéon de Paris pour découvrir la vie complète de Jeanne d’Arc peinte entre 1886 et 1890 par Jules Eugène Lenepveu. Aux côtés de Jeanne d’Arc entend les voix à Domrémy, Jeanne d’Arc en armure devant Orléans et Jeanne d’Arc à Reims lors du sacre du roi Charles VII, cet épisode met en scène les derniers instants de la sainte. Vêtue de blanc et attachée sur son bûcher, Jeanne baise une dernière fois la croix.
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Louis-Maurice Boutet de Monvel, La vision et l'inspiration de Jeanne d'arc, huile sur toile, 1907-1909, Corcoran Collection (William A. Clark Collection) © DR. Vision mystique : le peintre Boutet de Monvel connaît grâce à la sainte un véritable succès en 1896 lors de la publication de son album Jeanne d’Arc. Une décennie plus tard, une basilique dédiée à Jeanne est construite à Domrémy-la-Pucelle. L’architecte passe alors commande de six tableaux narrant la vie de Jeanne à d’arc à Boutet de Monvel. Un seul sera finalement présenté : Jeanne à la cour de Chinon. Ce tableau de la vision et de l’inspiration est resté inachevé. La sainte y est figurée en prière, devant les trois saints entourés d’un halo de lumière.
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Frank Craig, La Pucelle, 1907, huile sur toile, Paris, musée d’Orsay © Musée d’Orsay. La Pucelle au combat : le peintre anglais Craig représente Jeanne d’Arc en pleine action guerrière. Brandissant un étendard virginal, la sainte tout de blanc vêtu sur son cheval – blanc lui aussi – mène l’assaut. Les lances rouges s’entrechoquent sur un fond rougeoyant. Il s’agit de la levée du siège de la ville d’Orléans en 1429.