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Giotto, La Pentecôte 1303-1305, fresque, Padoue, chapelle Scrovegni

Au tout début du XIVe siècle à Padoue, Enrico Scrovegni, fils d’un riche banquier, se fait construire un palais auquel il adjoint une chapelle privée (afin de sauver son âme dit-on). C’est le célèbre peintre Giotto qui réalise le décor de fresque des murs de la chapelle. Sous un ciel bleu étoilé peint sur les voûtes, les scènes du Jugement Dernier sont entourées d’épisodes de la Légende dorée de Jacques de Voragine et de la vie du Christ. La Pentecôte est la dernière de ces scènes. Au sein d’une structure architecturale aux arcatures gothiques, les apôtres réunis reçoivent l’Esprit saint sous la forme de rayons rouges rayonnants.
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Heures d'Étienne Chevalier, enluminées par Jean Fouquet, La Pentecôte, 1452-1460, Chantilly, musée Condé

Ce fameux Livre d’heure peint par l’enlumineur Jean Fouquet entre 1452 et 1460 est une commande du trésorier de Charles VII, Etienne Chevalier. Le manuscrit a été démantelé depuis et de nombreuses miniatures ont été détruites. Le musée Condé de Chantilly a la chance d’en posséder quelques unes dont celle illustrant la Pentecôte. C’est à la troisième heure du jour, soit vers 9h du matin, que l’office de Tierce célèbre la venue de l’Esprit saint. Jean Fouquet représente la Vierge au centre, assise sur un fastueux fauteuil doré et entouré de deux rangs d’apôtres aux expressions diverses. Ils reçoivent l’Esprit saint qui se manifeste par une colombe rayonnante de traits de lumière s’achevant par des serpentins enflammés.
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Mariotto di Nardo, La Pentecôte, début XVe, Ajaccio, musée Fesch

Chez ce peintre florentin actif au tournant du XVe siècle, la Vierge s’élève au-dessus des apôtres. Au sein de ce panneau à fond d’or contemporain du style gothique, les attitudes des figures sont diverses, les uns regardent la Vierge avec émoi, d’autres conversent, certains affichent un air étonné. Chacun porte une auréole dorée - toujours visible de face et peu importe le sens de la tête - sur laquelle une petite flamme rouge apparaît.
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Hans Multscher, La Pentecôte, 1437, huile sur panneau, Berlin, Gemäldegalerie

Le style est tout autre dans cette œuvre du peintre et sculpteur allemand Hans Multscher. Dans une pièce fermée architecturée de colonnes et de voûtes, les apôtres et la Vierge affichent un air sévère, presque suspicieux. Les mains jointes ou tournées vers le ciel, ils reçoivent sans emphase l’Esprit saint représenté par la délicate colombe volant au-dessus de la Vierge. Les flammes dansent discrètement sur les fronts parfois dénudés des apôtres.
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Le Greco, La Pentecôte, vers 1600, huile sur toile, Madrid, musée du Prado

Artiste singulier dans l’Espagne du XVIe siècle, Doménikos Thetokopoulos dit le Greco a peint ce grand tableau de la Pentecôte vers 1600 pour un retable commandé par le collège de l’Incarnation à Madrid. Si les éléments traditionnels de l’iconographie de la Pentecôte sont présents (colombe, flamme, Vierge au centre entourée des apôtres), le traitement stylistique est véritablement propre à l’artiste. La palette contrastée, les formes étirées et l’expression très visible des sentiments en font une œuvre audacieuse.
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Giovanni Mauro della Rovere dit Il Fiammenghino, La Pentecôte, vers 1610-1630, huile sur toile, Milan, Castello Sforzesco

Giovanni Mauro della Rovere est un peintre lombard qui travailla activement à Milan au début du XVIIe siècle. Dans cette toile représentant la Pentecôte, l’artiste surnommé Il Fiammenghino positionne les apôtres de façon à inviter le spectateur à participer à la scène. En effet, la Vierge au centre surmontée de la colombe est entourée par neuf apôtres, tandis que les deux derniers sont agenouillés au premier plan, l’un tendant un bras, tel une invitation.
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Charles Lebrun, La Pentecôte, 1656-1657, huile sur toile, Paris, musée du Louvre

Peintre favori de Louis XIV, Charles Le Brun a peint cette grande toile pour le séminaire de Saint-Sulpice à Paris. En effet, le fondateur de la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice, Jean-Jacques Olier était très attaché à la fête de la Pentecôte et a commandé au peintre une toile représentant ce sujet pour la chapelle de son séminaire. Le but était de rappeler aux futurs prêtres qu’ils étaient envoyés par l’Esprit saint pour répandre la bonne nouvelle.
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Jean Jouvenet, La Pentecôte, 1708, Versailles, chapelle du château

Construite par l’architecte Jules Hardouin Mansart entre 1698 et 1710, la chapelle du château de Versailles a été décorée selon un programme iconographique précis célébrant la Trinité. Aux côtés des peintres Charles de La Fosse (l’Ascension) et Antoine Coypel (Dieu le Père dans gloire), Jean Jouvenet a représenté la Pentecôte au-dessus de la tribune royale. Dans ce grand décor palatial, la colombe de l’Esprit saint inonde de lumière la scène, dispersant les nuages sombres qui soutiennent les anges. La Vierge Marie tend les bras sans retenue tandis que les apôtres à leur tour manifestent leur ferveur.
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Jean Restout, La Pentecôte, 1732, huile sur toile, Paris, musée du Louvre

Toile monumentale (elle mesure presque 8 mètres de long) exposée au musée du Louvre, cette Pentecôte a été peinte par Jean Restout en 1732 pour le réfectoire de l’abbaye de Saint-Denis. Elève du peintre Jouvenet qui a réalisé la Pentecôte de la chapelle du château de Versailles, Restout n’est pas sans se rappeler la leçon de son maître en réalisant cette toile plus de vingt ans plus tard.
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Arcabas, La Pentecôte, 2005, huile sur toile, Lyon-Fourvière, Monastère du cénacle

Arcabas, de son vrai nom Jean-Marie Pirot, est un peintre et sculpteur d’art sacré contemporain. Il aime actualiser les sujets bibliques en introduisant dans ses œuvres des éléments actuels ou universels. Ainsi, l’artiste place autour de la Vierge Marie de nombreuses figures, hommes et femmes, aux origines diverses afin de rappeler au spectateur que tout le monde est appelé à recevoir l’Esprit saint et à répandre la bonne nouvelle. La gamme chromatique d’Arcabas est reconnaissable à son intensité, aux contrastes colorés ainsi qu’à l’utilisation de la feuille d’or qui vient ici valoriser la présence des petites flammes rouges au-dessus des figures.