Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Chaque jour, du beau, du bon et du vrai avec la newsletter d'Aleteia!
Je m'abonne gratuitement!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

1/10

Jean-Marie Lustiger (1926-2007)

Peu d’évêques contemporains ont aussi durablement marqué la société. Que ce soit au niveau de la visibilité de l’Eglise ou la formation des prêtres et laïcs, celui qui passa 24 ans à la tête du diocèse de Paris a rayonné bien au-delà de son ministère. "La semence de la foi vive reçue des générations passées a été enfouie par les effondrements et les destructions. Enfouie, mais non pas anéantie", peut-on lire dans son discours de réception. "Les puissances de l’amour et de l’espérance qui, naguère, ont fait naître tant de témoins et ont produit tant d’œuvres, subissent l’épreuve de l’histoire et du péché des hommes".
2/10

Joseph Gratry (1805-1872)

Prêtre et philosophe, le père Gratry était considéré comme l’un des plus grands orateurs de son temps. Restaurateur de l’Oratoire de France, société de vie apostolique fondée à Rome par saint Philippe Néri au XVIe siècle, il est élu à l’Académie française le 2 mai 1867. Son discours de réception excita la colère des libéraux par les attaques qu'il contenait contre Voltaire : "Voltaire, Messieurs, qui occupa le même fauteuil, se trouve ainsi, dans vos annales, entre deux prêtres de l’Oratoire, et son rire sur le genre humain est enfermé entre deux prières pour le monde…".
3/10

Eugène Tisserant (1884-1972)

Orientaliste et philologue, le cardinal Tisserant, entré à l’Académie française en 1961, a la particularité d’avoir vécu sous le pontificat de… sept papes ! Avant d’être ordonné, il suivit des études supérieures à l'École biblique et archéologique française de Jérusalem puis à l’École nationale des langues orientales vivantes, l’École pratique des hautes études, l’École du Louvre et l’Institut catholique de Paris. Une passion qu’il poursuit dans sa mission ecclésiastique en devenant, à l’âge de 24 ans, conservateur des manuscrits orientaux à la Bibliothèque vaticane, rôle qui lui permet de poursuivre sa passion pour les langues orientales et l'archéologie. Diplômé en quinze langues il est l’auteur de dix-sept ouvrages d’érudition.
4/10

Claude Dagens (1940-)

Aujourd’hui évêque émérite d’Angoulême, Mgr Claude Dagens a été élu à l’Académie française le 17 avril 2008 où il a succédé à René Rémond mais où il a surtout endossé le rôle ‘spirituel’ du père Ambroise-Marie Carré, décédé en 2004, en tant qu”aumônier des académiciens”. Ordonné prêtre après avoir terminé l'École normale supérieure (ENS) et obtenu l’agrégation de lettres, il s’est fait connaître du grand public par une tribune intitulée « Aller à l’essentiel » sur les limites du mouvement de Mai 68 et parue dans Le Monde ainsi qu’un ouvrage de 1971, Éloge de notre faiblesse. Il a été, en 1996, le concepteur et le rédacteur de la Lettre aux catholiques de France, qui a obtenu un des grands prix de l’Académie Française.
5/10

Georges Grente (1872-1959)

Cardinal, historien et essayiste, Mgr Georges Grente a coordonné un imposant Dictionnaire des lettres françaises en plusieurs volumes qui, actualisé et réédité, fait encore aujourd’hui autorité. Grand voyageur (Moyen-Orient, États-Unis, Europe centrale). Il a été élu à l’Académie française le 12 novembre 1936, le même jour que l’amiral Lacaze et Jacques de Lacretelle. Très assidu aux séances de l’Académie, il fut en son temps le spécialiste des termes religieux dans la rédaction du dictionnaire.
6/10

Louis Duchesne (1843-1922)

Principal fondateur et collaborateur régulier du Bulletin critique de littérature, d’histoire et de théologie, Mgr Duchesne a produit une œuvre abondante sur l’histoire de l’Église. Membre de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres (1888), et de plusieurs académies étrangères (Berlin, Gœttingen, Rome et Turin), Mgr Duchesne a été élu à l’Académie française en 1910. C’est également lui qui reçut à l’Académie, en 1920, le maréchal Lyautey.
7/10

Jean-Baptiste Massillon (1663-1742)

Évêque de Clermont en Auvergne, le père Massillon s’est rapidement fait connaître suite au sermon qu’il prononça à Versailles devant le roi Louis XIV à l’occasion de l’Avent. Ce dernier, après l’avoir écouté, déclara : "Mon père, j'ai entendu plusieurs grands orateurs, j'en ai été content mais, après vous avoir entendu, je suis très mécontent de moi-même". Par la suite, il eut l’occasion de prononcer plusieurs oraisons funèbres pour des princes de sang comme le Prince de Conti, le Dauphin et bien sûr le roi Louis XIV. Élu à l’Académie française en 1718, à la suite de l'abbé de Louvois, il ne s’y est pourtant rendu qu’une seule fois, le jour de sa réception, préférant rester auprès des fidèles de son diocèse.
8/10

Henri Lacordaire (1802-1861)

Restaurateur en France de l’Ordre des dominicains et grand prédicateur à l’image de Joseph Gratry, le père Lacordaire était également journaliste et rédacteur au journal l’Avenir qui défendait les idéaux du catholicisme libéral. Toute sa vie, il fut un grand défenseur de libéralisme catholique ce qui lui valut de nombreuses critiques. Selon son ami, l’abbé Henri Perreyve, Henri Lacordaire ne dissociait pas sa foi catholique profonde et sa croyance dans le progrès et la liberté humaine. Élu à l’Académie française le 2 février 1860 à la place du comte de Tocqueville, il fut le premier et jusqu’à présent le seul moine élu au sein de la prestigieuse Académie.
9/10

Jacques-Bénigne Bossuet (1627-1704)

Considéré comme le plus grand orateur que le monde ait connu, l’évêque de Meaux s’est fait connaître grâce ses sermons et ses panégyriques de saints. Si la plupart de ses discours improvisés sont perdus, les plusieurs centaines de sermons conservés donnent un aperçu de ses talents d’orateur. Il est connu également pour avoir été le précepteur du dauphin, fils de Louis XIV, et pour avoir prononcé de grandes oraisons, dont une, destinée à Henriette-Anne d'Angleterre, restée célèbre : "Madame se meurt, Madame est morte…". Il est élu à l’Académie française le 28 mai 1671 à la suite de l’abbé de Chambon.
10/10

Félix Dupanloup (1802 - 1878)

Évêque d’Orléans, le père Dupanloup était un ardent défenseur de l’enseignement catholique. Il a d’ailleurs écrits de nombreux ouvrages destinés à la jeunesse. En 1850, il sera d’ailleurs l’un des tous premiers à réaliser une enquête auprès de ses curés pour évaluer la qualité du catéchisme dans son diocèse. Très attaché à la figure de Jeanne d’Arc, il militera pour la reconnaissance des mérites religieux de la Pucelle et pour sa canonisation. Il est élu à l’Académie française le 16 mai 1854 où il succède à Pierre-François Tissot. Également homme politique, il sera élu député du Loiret en 1871 avant d'être élu, en 1875, parmi les 75 sénateurs inamovibles de l'Assemblée nationale.