Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Et si vous receviez de bonnes nouvelles chaque matin ? Inscrivez-vous à la newsletter d'Aleteia !
Je m'inscris!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

1/7

La Vierge aux rochers, 1483-1486, Musée du Louvre, Paris (France)

"Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : “C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était.“" (Jn 1, 15)

Commandée par la Confrérie de l’Immaculée Conception pour une chapelle de l’église San Francesco Grande à Milan, cette version — conservée au Louvre et réalisée par Léonard de Vinci et les deux frères de Predis — n’aurait pas donné satisfaction. Une seconde version, conservée à Londres, aurait été ainsi exécutée pour la remplacer. Bien que cette première version parut longtemps ambiguë — en raison de l’absence d’attributs permettant d’identifier clairement les personnages de saint Jean le Baptiste et Jésus  — c’est bien le mystère de l’Incarnation qui est ici célébré. La Vierge et le petit Baptiste sont conscients du sacrifice à venir et le précipice devant lequel se trouve l’Enfant préfigure déjà sa mort future.
2/7

L'Annonciation, 1472 – 1475, Galerie des Offices, Florence (Italie)

"Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus." (Lc 1, 30-31).

Dans un petit jardin clos, symbole de virginité au Moyen Âge, l’ange Gabriel vient de se poser sur terre pour annoncer à Marie qu’elle va porter le sauveur de l’humanité. Surprise par sa venue, elle est interrompue dans sa lecture. Si l’on a souvent reproché à Léonard de Vinci une erreur de perspective dans le bras de droit la Vierge — disproportionné — certains historiens y voient au contraire la manifestation du génie du peintre qui a certainement "allongé" le bras intentionnellement pour s’adapter à une vision latérale. Les connaissances parfaites du peintre sur l’anatomie étaient avérées. Difficile donc d'imaginer une erreur aussi manifeste. À noter également les ailes de l’ange qui reproduisent, avec un grand réalisme, les plumes des oiseaux.
3/7

La Vierge à l'Enfant avec sainte Anne, 1503 - 1519, Musée du Louvre, Paris (France)

"Anne, Anne, le Seigneur Dieu a entendu ta prière. Tu concevras, tu enfanteras et l'on parlera de ta postérité dans la terre entière." (Protoévangile de Jacques)

Commandée par le roi de France Louis XII pour célébrer la naissance de sa fille Claude, cette toile est la parfaite symbiose des trois personnages dont deux sont issus de conception divine. Le bras de sainte Anne se confond avec celui de la Vierge qui lui-même rejoint celui de l’Enfant-Jésus. Cet enchaînement est porteur de sens : il exprime l’idée de descendance et l’Incarnation du Christ dont la Passion est annoncée par l’agneau et, à nouveau, par le précipice au bord duquel se trouvent les personnages. Comme dans la Vierge aux rochers, Léonard situe la scène religieuse dans un paysage fantastique.
4/7

La Cène, 1495-1498, église Santa Maria delle Grazie, Milan (Italie)

"Le soir étant venu, il arriva avec les douze. Pendant qu’ils étaient à table et qu’ils mangeaient, Jésus dit : Je vous le dis en vérité, l’un de vous, qui mange avec moi, me livrera." (Mc 14, 21)

La Cène doit sa célébrité à ses innovations techniques pour l’époque (peint à sec), mais surtout à la richesse et la complexité de son iconographie. L’attention portée à la psychologie des personnages est novatrice et les différentes expressions illustrent à merveille les mouvements de l’âme provoqués par les paroles du Christ : "En vérité, je vous le dis, l’un de vous me livrera". Saint Jean, confiant, a le visage serein tandis que Philippe se lève pour affirmer son innocence. Barthélémy, quand à lui, indigné, tape des mains sur la table. Contrairement à la tradition, Léonard de Vinci place Judas proche du Christ. Il est de profil, et non de dos, et tient dans sa main la bourse de la trahison. Car Judas est un homme comme les autres. Comme les moines commanditaires qui, chaque jour, voyaient cette fresque dans le réfectoire de leur monastère.
5/7

La Madone à l'oeillet, vers 1473, Alte Pinakothek, Munich (Allemagne)

« Sus ! Debout ! Allons voir l’herbelette perleuse ! Et votre beau rosier de boutons couronné, et vos œillets mignons auxquels aviez donné hier au soir de l’eau d’une main si songeuse. » (Ronsard, Poème sur Marie)

Œuvre de jeunesse, la Madone à l’œillet reprend les codes iconographiques rencontrés depuis le Moyen Âge et s’inscrit parfaitement dans la lignée des œuvres du maître de Léonard, Verrocchio. La Vierge, magnifiquement parée comme une reine, est coiffée avec délicatesse. Dans sa main, elle tient une fleur traditionnelle dans l’iconographie religieuse : l’œillet. On la voit parfois tenant un lys, symbole de sa pureté. Selon la Tradition, l’œillet rouge, par sa forme et sa couleur, rappellerait la forme des clous utilisés pour la crucifixion du Christ. D’autres légendes racontent que ces fleurs seraient nées des larmes de la Vierge Marie sur le chemin de croix ou du sang du Christ lors de la crucifixion.
6/7

L'adoration des mages, vers 1481, Musée des Offices, Florence (Italie)

"Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : “Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui.“" (Mt 2, 1-2)

Œuvre inachevée, cette toile avait été commandée pour le couvent de San Donato a Scopeto (Italie). À l’image de la Cène, le peintre porte ici une attention toute particulière aux émotions de l’âme des personnages. Au centre, la Sainte Famille est entourée des rois mages, eux-mêmes suivis par tout un cortège de différents personnages. Jamais auparavant les peintres ont représenté une telle foule autour de la crèche. Le peintre campe une scène agitée où les adorateurs sont en stupeur face à la nature divine qui vient de se révéler. La composition aurait-elle déplu aux moines du couvent ? Quoiqu’il en soit, Léonard de Vinci abandonnera son œuvre après sept mois de travail.
7/7

Saint Jean Baptiste, entre 1513 et 1516, Musée du Louvre, Paris (France)

Jean leur répondit : "Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas." (Jn 1, 26)

Probablement commandée par le pape Léon X, cette toile de saint Jean Baptiste a toujours fasciné les historiens en raison de son iconographique atypique. Représenté seul, le visage et le torse du saint se dégagent d’un fond sombre. Il faut observer attentivement l’arrière-plan du tableau pour découvrir la croix qui l’identifie. De sa main droite, il pointe le ciel. Que signifie ce geste énigmatique ? Certains historiens y voient l’éternelle question posée par tous les hommes, le mystère de la création. Avec cette lumière diffuse et divine qui l’éclaire subtilement, Jean Baptiste apparaît clairement comme le précurseur, celui choisi par Dieu pour préparer le chemin.