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Saint Paul, la vie d’un tortionnaire devenu apôtre

publié le 22/06/26|Cyr Gaignault
Saint Paul prêchant à Athènes - Raphaël

Source: Wikipédia

Saint Paul de Tarse, fêté par l’Église le 29 juin avec saint Pierre, est sans doute le plus célèbre des apôtres alors qu’il n’a pas connu Jésus. Son influence est telle qu’il est parfois considéré comme le fondateur du christianisme. 

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Paul est un juif pharisien du Ier siècle, persécuteur de chrétiens devenu le plus célèbre des apôtres du christianisme. Il se distingue par son audace et son zèle dans l’annonce de la résurrection du Christ. Convaincu que le message évangélique s’adresse à tous les hommes, il s’adresse aux païens. Plus révolutionnaire encore, il défend la position selon laquelle les chrétiens n’ont plus besoin de se soumettre aux préceptes de la Torah. Arrêté comme agitateur, il est finalement exécuté par les Romains. Il est fêté aux côtés de saint Pierre comme l’un des deux piliers de l’Église, le 29 juin. Il reste aujourd’hui un personnage incontournable de l’Histoire, et l’un des contributeurs principaux de la Bible, par ses lettres aux communautés chrétiennes qui constituent une bonne part du Nouveau Testament. Enfin, il est parfois considéré à tort comme le fondateur du christianisme, preuve que son rôle a été décisif. 

Biographie 

La plupart des détails de la vie de saint Paul sont narrés par saint Luc (qui l’accompagne) dans un livre du Nouveau Testament qui se lit comme un roman : Les Actes des Apôtres. On trouve aussi des informations éparses dans ses lettres. Ces éléments, lus à la lumière de la critique historique moderne, permettent de reconstituer la vie de cet homme hors du commun. 

Un pharisien helléniste

Le futur saint Paul reçoit à la naissance le prénom Saul. Il est originaire de Tarse mais de famille juive. Il se présente ainsi aux Philippiens comme un juif respectueux de la tradition : 

"Circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu fils d’Hébreu ; pour la Loi, pharisien."

Contrairement à l’usage courant, le terme pharisien n’a rien d’une insulte. Les pharisiens sont des juifs pieux, attachés à la Loi et à la tradition, proches du peuple et convaincus que la foi doit être accessible à tous. Ils se distinguent notamment des sadducéens par leur croyance en la résurrection et la vie éternelle. Si Jésus critique parfois leur hypocrisie ou leur rigidité, il dialogue aussi avec eux. D’ailleurs, les premiers chrétiens sont souvent issus de ce milieu et partagent avec lui de nombreuses convictions. 

Tout pharisien qu’il est, Paul est aussi citoyen romain, par son père. Il fait partie des 10% environ des habitants de l’Empire qui ont ce privilège. Et s’il maîtrise sans doute l’hébreu, ainsi que l’araméen, c’est en grec qu’il lit la Bible, dans la traduction des Septante. Cette lecture est propre à nourrir en lui l’aspiration à une Église universelle, qui se réveillera en lui plus tard avec force. 

Saul, ennemi farouche des disciples de Jésus

Saul est encore un jeune homme quand il assiste à la lapidation d’un diacre, saint Étienne, à Jérusalem. D’après les Actes des Apôtres, Saul surveille les manteaux des meurtriers et approuve cette mort. Étienne a prononcé le nom de Dieu, ce qui est un blasphème. Et surtout, ses discours dérangent car il montre que Jésus le Christ était annoncé par l’Ancien Testament, et dénonce la dureté de cœur des pharisiens. C’est tout ce en quoi croient Saul et les juifs qui est bouleversé si Étienne a raison. D’après la tradition, Étienne croise le regard de Saul, et prie pour sa conversion.

Non seulement Dieu va convertir Saul, mais ce jeune pharisien borné va trouver une place prépondérante dans le plan divin. 

La conversion sur le chemin de Damas

Paul réclame et reçoit la mission de se rendre à Damas pour superviser la persécution des Chrétiens qui s’y multiplient. Presque au terme de ce voyage de 300 km, il fait une rencontre qui change définitivement sa vie. Les Actes la racontent ainsi : 

Il fut précipité à terre ; il entendit une voix qui lui disait : "Saul, Saul, pourquoi me persécuter ?" Il demanda : "Qui es-tu, Seigneur ?" La voix répondit : "Je suis Jésus, celui que tu persécutes. Relève-toi et entre dans la ville : on te dira ce que tu dois faire."
Ses compagnons de route s’étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne. Saul se releva de terre et, bien qu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le prirent par la main pour le faire entrer à Damas. Pendant trois jours, il fut privé de la vue et resta sans manger ni boire.

Le texte ne parle pas de sa monture, mais une tradition iconographique ancienne est de représenter Saul tombant de cheval. Le cheval, dans la symbolique juive, représente l’orgueil, la démesure et le pouvoir tyrannique. Un cantique de Pâques célèbre ainsi la défaite de Pharaon face à Moïse : "Acclamons le Seigneur car il a fait éclater sa gloire, il a jeté à l’eau cheval et cavalier". 

Saul tombant de cheval, c’est le passage symbolique du camp de Pharaon au camp de Moïse et du Christ. En homme conséquent, Saul accepte le changement complet de paradigme que la divinité du Christ et son message impliquent. 

Le vrai récit de la conversion de saint Paul : Saul et la Loi

La conversion de Saul ne s’est pas jouée sur le chemin de Damas, en tout cas pas seulement. Elle est le fruit d’un itinéraire plus ancien et plus profond. En tant que pharisien, Saul a cherché à se rapprocher de Dieu par la connaissance et le respect de la Loi. Dans cette démarche, il ne craint pas l’excès de zèle et la violence. 

"J’ai persécuté à mort ceux qui suivent le Chemin du Seigneur Jésus ; j’arrêtais hommes et femmes, et les jetais en prison."

À l’inverse, son ancien maître Gamaliel prône une attitude pacifique vis-à-vis des fidèles de Jésus. Sans adhérer au christianisme, il refuse l’attitude de violence. Paul, qui se dira "instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi" (Actes 22) a pu être ébranlé par cette divergence de point de vue. 

En parallèle de ses actions violentes, Saul commençait sans doute à se poser des questions, sans oser accepter le changement radical que la conversion à la vérité impliquait. Si le Christ entre brutalement dans la vie de Saul près de Damas, c’est certainement que Saul - dans le secret de son âme - lui a déjà entrouvert la porte. 

Devenu chrétien, Saul ne se fond pas dans Damas 

À Damas, Saul rencontre Ananie, un chrétien qui, à l'appel de Dieu, surmonte sa crainte pour aller guérir son persécuteur. Avec Ananie, Saul ouvre les yeux, au sens propre et au figuré. Il est baptisé et instruit de la religion chrétienne. Son zèle et son énergie, Saul va les mettre au service de la bonne nouvelle. Loin de se fondre dans la masse, il annonce la divinité de Jésus dans les synagogues. Il se fait même remarquer par les autorités, et poursuivi comme agitateur. Paul racontera sa fuite astucieuse dans sa deuxième lettre aux Corinthiens : 

"Le représentant du roi Arétas faisait garder la ville pour s’emparer de moi ; on m’a fait descendre par une fenêtre, dans un panier, de l’autre côté du rempart, et j’ai échappé à ses mains."

Il fuit en réalité deux fois de Damas, une première fois vers la Jordanie, une seconde vers Jérusalem. De retour à Jérusalem, Saul est d’abord assez mal accueilli par les chrétiens, qui ont appris à le craindre, et pour cause. Un certain Barnabé rassure ses frères et permet à Saul d’être intégré. Saul s’attache alors à Barnabé et l’accompagne dans ses voyages. 

Le voyage à Chypre : Saul devient Paul

Le passage à Chypre est un tournant. C’est là que Saul prend le nom de Paulos, ou Paulus, sous lequel il passera à la postérité. C’est là aussi qu’il acquiert un rôle de premier plan. Barnabé et Saul sont reçus par le proconsul de Chypre, Sergius Paulus, qui les interroge. Tandis que Barnabé parle, le mage Elymas les prend à partie violemment. Le bouillant Saul intervient alors, et après avoir reproché au mage de faire obstacle au Seigneur, il accomplit son premier miracle en disant : 

"Voici que la main du Seigneur est sur toi : tu vas être aveugle, tu ne verras plus le soleil jusqu’au moment fixé." (Actes 13, 11)

À l’instant, le mage devient aveugle. Le proconsul écoute alors Saul et Barnabé. D’après saint Luc, le proconsul devient chrétien. La conversion de cet homme important n’est pas attestée historiquement, mais n’est pas impossible. En tout cas, l’amitié est assez forte pour que Saul adopte le nom (le cognomen) du proconsul, Paulus, qui signifie le petit. L’apôtre rappelle ainsi qu’il n’est que peu de chose par rapport à la grandeur du Seigneur qui agit en lui, comme il l’écrira au Galates.

"Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi" (Ga 2,20) 

Le chapitre 13 des Actes des Apôtres, qui raconte ces faits, marque un autre changement : à partir de Chypre, saint Luc n’écrit plus "Barnabé et Saul", mais "Paul et Barnabé". 

Les voyages de saint Paul 

Paul devient un missionnaire hors du commun. Au cours de son premier voyage, accompagné de Barnabé, qui s’efface progressivement devant lui, Paul évangélise plusieurs villes d’Asie Mineure et fonde les premières communautés chrétiennes. Assez naturellement, il s'adresse surtout aux Juifs et aux Chrétiens d’origine juive. Lors de ses déplacements, Paul enseigne dans les synagogues, dialogue avec les païens et adapte son discours aux cultures qu’il rencontre afin de rendre le message chrétien accessible à tous. Il entretient également un lien étroit avec les communautés fondées grâce à ses lettres, qui deviendront une partie essentielle du Nouveau Testament. 

L’apôtre des Gentils

Son deuxième voyage marque une étape décisive avec l’entrée du christianisme en Europe. Arrivé sur les rives de la mer Égée, il s’apprête à rebrousser chemin.

Pendant la nuit, Paul eut une vision : un Macédonien lui apparut, debout, qui lui faisait cette demande : "Passe en Macédoine et viens à notre secours." Actes 16, 9

Paul comprend alors que la parole de Dieu doit traverser la mer et être donnée à tous. Il se rend en Macédoine et commence à évangéliser les villes, notamment Philippes, Thessalonique, Corinthe et Athènes, où il prononce son célèbre discours à l’Aréopage. En prônant la conversion des païens, alors que la plupart des premiers chrétiens, juifs, s'adressent essentiellement aux autres juifs, Paul gagne le surnom d’apôtre des Gentils (c’est-à-dire des peuples non-juifs). Dans son apostolat, Paul ne fera pas toujours face à de la gentillesse. 

Paul, aventurier de Dieu

Paul résume ses mésaventures dans sa seconde lettre aux Corinthiens : 

Cinq fois, j’ai reçu des Juifs les trente-neuf coups de fouet ; trois fois, j’ai subi la bastonnade ; une fois, j’ai été lapidé ; trois fois, j’ai fait naufrage et je suis resté vingt-quatre heures perdu en pleine mer. 
Souvent à pied sur les routes, avec les dangers des fleuves, les dangers des bandits, les dangers venant de mes frères de race, les dangers venant des païens, les dangers de la ville, les dangers du désert, les dangers de la mer, les dangers des faux frères.
J’ai connu la fatigue et la peine, souvent le manque de sommeil, la faim et la soif, souvent le manque de nourriture, le froid et le manque de vêtements, sans compter tout le reste : ma préoccupation quotidienne, le souci de toutes les Églises.

Saint Luc, qui accompagne Paul dans un grand nombre de ses voyages, en donne le récit détaillé dans ses Actes des Apôtres

Concile de Jérusalem : Paul face à la circoncision et aux interdits alimentaires 

"Le règne de Dieu n’est pas affaire de nourriture et de boisson ; il est justice, paix et joie dans l’Esprit saint." Romains 14, 17.

Paul fait face à un problème : certains judéo-chrétiens veulent imposer aux chrétiens issus du paganisme de respecter les lois de la Torah. Paul comprend assez vite que ce légalisme va à l’encontre de l’essence même du message de Jésus. Lui qui a respecté la Loi toute sa vie, il est bien placé pour savoir que ce n’est pas elle qui l’a sauvé, mais la miséricorde de Dieu. 

Pierre partage l’avis de Paul, mais un jour, à Antioche, Paul est déçu par le chef des apôtres. Des juifs chrétiens de Jérusalem arrivent en ville, et pour ne pas les scandaliser, Pierre prend ses distances avec les chrétiens non-juifs. Paul est outré par ce comportement, et reprend Pierre publiquement. 

"Quand Pierre est venu à Antioche, je me suis opposé à lui ouvertement, parce qu’il était dans son tort. (...) Je lui dis : "Si toi qui es juif, tu vis à la manière des païens et non des Juifs, pourquoi obliges-tu les païens à suivre les coutumes juives ?"" (Galates 2, 11- et 14)

La question, essentielle dans le développement du christianisme, est tranchée à Jérusalem vers 49. Pierre et Jacques donnent raison à Paul contre les judéo-chrétiens qui veulent imposer la Loi. Le christianisme s’émancipe alors du cadre du judaïsme et s’ouvre, plus officiellement, à toutes les nations. 

Malheureusement pour Paul, cet épisode ne lui crée pas que des amis. 

Paul accusé de blasphème

À la fin de son troisième voyage, Paul repasse à Jérusalem. Il est reconnu par des juifs d’Asie mineure, hostiles à son enseignement, qui l’accusent de faire entrer des païens dans le Temple. Paul est accompagné en effet du Grec Trophime d’Éphèse. Il est probable que Paul n’ait en réalité jamais voulu le faire entrer dans le Temple. Il est trop au fait de la Loi pour commettre une bévue pareille. Mais il a pu suffire que ses ennemis lui prêtent cette intention pour que la rumeur fasse le reste. Violemment pris à parti, Paul est sauvé par l’intervention des militaires romains. 

Un prisonnier peu ordinaire

Paul est alors arrêté par les Romains. Le tribun Lysias s’apprête, selon l’usage, à le faire flageller avant interrogatoire, quand Paul fait valoir sa citoyenneté. Surpris, Lysias traite alors Paul avec égards. Il est cependant embarrassé par un tel prisonnier. Comme Paul est juif, Lysias décide de laisser le Sanhédrin le juger. 

Face aux juges juifs, Paul montre ses talents d’orateur : il commence par donner des gages à tous en montrant sa grande connaissance de la Loi. Puis il en appelle à la foi des pharisiens : 

"Frères, moi, je suis pharisien, fils de pharisiens. C’est à cause de notre espérance, la résurrection des morts, que je passe en jugement." Actes 23, 6

Aussitôt, il se fait un grand vacarme nous dit saint Luc. C’est une vraie pomme de discorde qui est lancée entre les pharisiens et les sadducéens. Ces derniers ne croient pas en la résurrection des morts, ni aux esprits ni aux anges, contrairement aux premiers. Un pharisien jette alors de l’huile sur le feu en affirmant : 

"Nous ne trouvons rien de mal chez cet homme. Et si c’était un esprit qui lui avait parlé, ou un ange ?" Actes 23, 10

C’en est trop pour les sadducéens ! Le tapage qui s’ensuit oblige Lysias à exfiltrer Paul et à l’envoyer sous bonne garde à Césarée, la capitale administrative de la province romaine de Judée. Paul y reste deux ans prisonnier dans le palais du procurateur Felix. Incompétent et corrompu, Felix est finalement remplacé par Festus. Le nouveau venu veut résoudre le cas de Paul. Il projette de le renvoyer à Jérusalem, mais Paul, pour éviter cela, fait appel à l’empereur. Il est alors transféré à Rome pour être jugé par l’empereur Néron. 

Pourquoi la Bible ne raconte pas la mort de saint Paul ? 

Les Actes des Apôtres se terminent avec la captivité de Paul à Rome, et ne nous disent rien de sa mort, ni de celle de Pierre. L’objectif de Luc dans ce livre est en effet d’expliquer comment l’Évangile a été porté aux extrémités de la Terre, pas de faire une biographie. 

Il faut donc chercher dans d’autres textes, hors de la Bible. Une lettre de saint Clément de Rome, successeur de saint Pierre, l’évoque. De façon étonnante, Clément ne fait pas de lien entre la mort des saints Pierre et Paul et l’incendie de Rome de 64. La tradition, en revanche, associe ces deux illustres martyrs aux quelques centaines de chrétiens tués comme boucs émissaires à la suite de ce dramatique incendie. De sa prison, Paul écrit à Timothée

 "Je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu. J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. "

Paul est condamné à mort. En tant que citoyen romain, il est juridiquement protégé contre les supplices les plus cruels comme celui de la croix. Il est donc décapité en dehors de la ville. La légende veut que sa tête ait rebondi trois fois sur le sol, et qu’auraient alors jailli trois fontaines. Le lieu est aujourd’hui un monastère. 

Postérité, héritage et débats 

Paul, vrai fondateur du christianisme ? 

Certains philosophes et historiens disent aujourd’hui que l’Église serait restée une secte juive si Saul, alias Paul, n’avait pas été là. L’apôtre serait l’inventeur du christianisme, voire son fondateur si l’on en croit Nietzsche. Car c’est lui qui, plus que les autres apôtres, a l’intuition que l’Évangile doit toucher les païens. 

Cette thèse est bien sûr contraire à la foi de l’Église. Dire que Paul a été le vrai fondateur de l’Église, c’est dire que Jésus ne voulait pas d’une Église universelle, que c’est Paul qui a transformé le message. Or, c’est Jésus lui-même qui avant lui avait appelé à l’universalité. Paul prend simplement au sérieux l’ordre du Christ : 

"De toutes les Nations faites des disciples !" (Matt, 28, 19)

Le génie de Paul n’est pas d’inventer l’universalisme du message évangélique, mais de le comprendre et de l’affirmer envers et contre toutes les habitudes des autres chrétiens issus du judaïsme. 

Prière aux saints Pierre et Paul

Princes glorieux des apôtres, saint Pierre et saint Paul, vous avez été les premiers à prêcher la doctrine céleste, et les premiers vous l'avez mise en pratique. Vos actions n'ont jamais eu d'autre motif que la volonté divine. Votre mort n'a été qu'un holocauste de l'obéissance la plus généreuse.

Obtenez-nous, ô disciples privilégiés de Jésus-Christ, cet esprit évangélique de parfaite obéissance qui montre en nous de fidèles imitateurs de vos exemples. Faites que nous accomplissions en tout la volonté divine jusqu'à la mort; afin qu'après avoir suivi fidèlement Jésus-Christ avec vous, sur la terre, nous puissions aussi être reçus dans le ciel, pour y chanter les victoires de la Divine Miséricorde, qui sont préparées à ceux qui sont véritablement obéissants. Seigneur, rendez-vous présent à nos supplications; et pleins de confiance dans votre miséricorde. Nous vous demandons, par l'intercession de vos saints apôtres, Pierre et Paul, de nous secourir du haut du ciel, dans votre bonté. Par Jésus-Christ, Notre Seigneur. Nous prions particulièrement pour les dirigeants de l'Église.
Amen. 

Actualités

Questions fréquentes

Quand est la fête de saint Paul ?

Saint Paul est un des rares saints à être fêté plusieurs jours dans l’année. On le fête le 25 janvier, pour sa conversion, et le 29 juin, jour de la saint Pierre et saint Paul. Le lendemain de cette double fête, le 30 juin, la forme extraordinaire du rite romain commémore spécialement saint Paul, cette fois seul. 

Le 18 novembre, c’est aussi la fête de la dédicace des basiliques saint Pierre et saint Paul à Rome.

De leur côté, les Maltais fêtent saint Paul le 10 février, en souvenir du naufrage de l’Apôtre sur leurs plages. 

Que signifie le prénom Paul ?

Le prénom Paul, du latin paulus : le petit, le faible. Pourquoi choisir un prénom qui signifie faible ? Paul rappelle que c’est en acceptant de reconnaître sa faiblesse qu’on accomplit de grandes choses. Saint Paul a en effet choisi ce nom après sa conversion, alors qu’il s’appelait Saul (ce qui en hébreu signifie « désiré, demandé à Dieu »). Assez proche phonétiquement de Saul, Paulus ou Paulos est plus facile à porter dans un monde gréco-latin. 

De plus, en prenant ce nom de petit, Paul veut montrer qu’il considère n’être que peu de choses face à Dieu. Paradoxalement, c’est après cette démarche d’humilité que Paul accomplit le travail gigantesque qui a participé à changer le monde en faisant du christianisme une religion de premier plan. 

Où sont les reliques de saint Paul ?

À Rome, l’église de Saint-Paul-hors-les-murs conserve la chaîne par laquelle Paul était attaché avant son exécution. 

Pavel Kubant

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