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Voici le meilleur moyen pour se mettre au service du Royaume de Dieu

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© thodonal88 I Shutterstock

Edifa - Publié le 22/03/21

Même si la prière est primordiale, elle ne nous dispense pas d'agir : il faut aussi retrousser ses manches au service du Royaume.

Dieu n’a que faire des velléitaires, de ceux qui rêvent leur vie au lieu de la prendre en main ou qui ne cessent de regretter le passé, des professionnels du « y a qu’à » et des donneurs de leçons en pantoufles. Dieu pourrait tout faire sans nous, mais Il choisit d’avoir besoin de nous. Il veut nous associer à son œuvre de Créateur : c’est là que réside la grandeur de notre travail humain, qui n’est pas exclusivement, ni d’abord, un moyen de gagner de l’argent (il peut d’ailleurs être bénévole et cela n’ôte rien à sa valeur).

L’action ne s’oppose pas à la contemplation, elle en découle

Les personnes « créées à l’image de Dieu » sont « appelées à prolonger, les unes avec et pour les autres, l’œuvre de la Création en dominant la Terre. […] Le travail honore les dons du Créateur et les talents reçus » (CEC, § 2427). Les saints nous montrent l’exemple : aucun d’eux n’est resté à se tourner les pouces. Si la prière est source de leur action, elle ne la remplace pas. Ils se mettent avec énergie au service du Royaume.

Regardons la Vierge Marie après l’Annonciation : sans tarder, elle prend la route pour aller aider sa cousine Elisabeth. Les saints ne sont pas des « planeurs » : le cœur au Ciel, ils n’en ont que davantage les pieds sur terre. Les plus grands contemplatifs ont souvent un sens du concret exceptionnel et sont d’autant plus efficaces qu’ils ne cherchent que la volonté de Dieu. Ils vont droit au but.

C’est une erreur d’opposer Marthe et Marie (Lc 10, 38-42) : choisir « la meilleure part », qui nous est proposée à tous, ne veut pas dire laisser les « Marthe » travailler, mais ne travailler qu’en vue de cette « meilleure part ». L’action ne s’oppose pas à la contemplation : elle en découle.

Bâtir ou subir : à nous de choisir !

Face aux défis du monde actuel, nous pouvons passer notre temps à nous lamenter, à larmoyer sur ce qui n’est plus, à imaginer ce qui pourrait être, tout en restant inertes. Refaire le monde autour d’une table, discuter interminablement de ce que devrait faire notre évêque ou le directeur du collège de nos enfants, le curé de la paroisse ou le maire de notre ville, distribuer des bons et des mauvais points avec d’autant plus de rigueur que cela ne nous coûte pas cher, tout cela est stérile, quand ce n’est pas nuisible. Le Royaume n’a pas besoin d’inspecteurs des travaux finis, mais d’hommes et de femmes qui prennent le risque d’agir.

Pour être le sel de la terre, il faut pourtant accepter de se mêler à la terre.

Car agir, c’est prendre un risque : celui de se tromper, de s’exposer au jugement des autres, d’essuyer critiques et reproches. Pour être le sel de la terre, il faut pourtant accepter de se mêler à la terre. Garder les mains propres est facile quand on reste les mains dans les poches ; il en va tout autrement quand on décide de se confronter au réel, de s’engager visiblement au service de ses frères, de prendre des initiatives. Oserons-nous sortir des sentiers battus pour mettre en œuvre des solutions nouvelles, ouvrir des portes, nous dresser contre le malheur, la médiocrité, la laideur, la misère et toutes les formes de violence, en refusant d’y voir une fatalité inéluctable ?

Nos enfants ont besoin de nous voir risquer notre vie au lieu de la subir. Ils ont besoin que nous les encouragions à s’engager « pour imprégner les réalités sociales, politiques, économiques, selon les exigences de la doctrine et de la vie chrétiennes » (CEC, § 899).

L’action n’est pas l’agitation

Nos œuvres ne font pas avancer le Royaume : c’est Dieu qui le fait avancer, avec nous. Nous sommes comme des outils dans sa main, d’autant plus efficaces qu’ils acceptent d’être dociles. Dieu ne nous demande pas d’en faire le plus possible, Il n’attend pas de nous que nous accumulions les exploits : Il nous demande juste de faire le peu qu’Il nous confie. D’accomplir la tâche qui est la nôtre dans le temps qu’Il nous donne.

Cela suppose de rester « branché » sur Lui par la prière : si nous nous laissons emporter par le feu de l’action sans nous arrêter pour prier, nous viendrons peut-être à bout de grandes réalisations, mais quelle sera notre fécondité réelle ? Même chose si nous ne savons pas respecter le dimanche.

Christine Ponsard

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