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Six manières de dire autre chose que « bonne année, bonne santé »

bonne année

© Kamil Macniak - shutterstock

Edifa - Publié le 30/12/20

Chaque année c’est la même chose, vous peinez à trouver de l’inspiration pour des vœux originaux du nouvel an ? Quelques conseils pour ne pas tomber dans l'écueil des formules convenues de "bonne année" et autres "meilleurs vœux" ?

La fin de l’année rime-t-elle avec corvée de vœux à envoyer ? Ou avec occasion de prêter attention à ceux qui sont plus loin, et d’approfondir la relation avec les personnes qui nous sont chères ? Le Pape lui-même, à l’occasion du nouvel an, présente ses vœux dans un maximum de langues pour être reçu de tous. Un coup de fil ou une simple carte de quelques mots écrits avec délicatesse peut adoucir des solitudes, même si cela ne remplace pas une visite. D’autant que cette attention peut être une des rares reçues pendant l’année.

« Pour moi, confie Cyril, c’est un moyen d’être présent dans nos vies surbookées. On peut faire ça une fois par an, non ? » Conscient qu’il ne pouvait limiter ses vœux à un club fermé d’amis, Stéphane a choisi cette année de les adresser à son « meilleur ennemi ». Julie, elle, a décidé d’écrire à son mari, ses parents, et ses enfants : « Nous prenons si peu le temps de leur dire que nous les aimons, et c’est parfois plus difficile, du fait de la proximité ». Alors, cette année, pourquoi ne pas prendre le temps de se demander à qui souhaiter ses vœux en priorité et surtout le faire d’une autre façon que de lancer ou d’écrire un simple « Bonne année, bonne santé » ?

1Dire du bien de l’autre (ça fait du bien !)

Nos rapports les uns avec les autres sont « plus souvent régis par la querelle, la critique, le jugement, la condamnation, plutôt que la bénédiction, l’ouverture du cœur », explique le psychologue Yves Boulvin. Retrouver le sens profond des vœux, ce serait souhaiter du bien, parler en bien de l’autre (benedicere en latin, c’est littéralement « dire du bien »). C’est entrer dans une logique d’amour, qui voit le bien, les belles choses, le bon côté de chacun, et en rend grâce. Évoquer une qualité ou manifester sa gratitude a des répercussions insoupçonnées : « Les paroles de bénédiction font du bien à l’âme », assure le moine bénédictin Anselm Grün.

2Se bénir mutuellement

La Vierge Marie, lors de la Visitation, est bénie entre toutes par Élisabeth, qui voit en elle le mystère de la femme et de l’enfant qu’elle porte. Une expression qui n’est pas réservée à une élite spirituelle, puisque chacun de nous est béni de Dieu. Si Dieu aime chacun de nous absolument gratuitement, nous pouvons tous nous bénir les uns les autres. Et nous devenons ainsi source de bénédiction, autant que les autres le sont pour nous. Dans la tradition chrétienne, la bénédiction s’accompagne toujours d’une parole. Par nos paroles, nous exprimons à cette personne ce que Dieu peut lui offrir, la manière dont il la voit et ce qu’elle représente pour Lui. Bénir dépasse la prière d’intercession, c’est affirmer « Tu es aimé de Dieu, tu es précieux pour lui ».


FATHER AND DAUGHTER

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3Employer des mots personnels

« Quand j’écris ou téléphone au moment des vœux, raconte Perrine, j’essaie de me souvenir de ce que mon correspondant souhaite le plus. » Employer des mots personnels touche davantage que des formules toutes faites, pourvu que ces mots soient choisis avec attention, car la parole crée une relation à l’autre.

La manière de formuler les propos est aussi importante que leur contenu. Il n’est pas besoin d’écrire long, mais juste, au plus près de ce que l’autre attend, sans jamais savoir si le but est atteint. Une manière d’apprendre le détachement, l’acte gratuit. Qu’est-ce qui ferait du bien à l’autre ? Où va son désir ? Alors, les souhaits, au-delà de la formule de politesse, exprimeront une affection qui peut le rejoindre. Parfois, une réponse vient confirmer la justesse des propos, « comme cet ami qui m’a renvoyé un petit mot auquel je ne m’attendais pas, explique Sophie : “Ce que tu me dis me fait plaisir et éclaire ainsi des choses que je sentais sans savoir les formuler”. » Malheureusement aussi, des vœux remplis de bonnes intentions peuvent tomber à plat, ou manquer de délicatesse. Pour trouver les mots justes, « je prie devant le Saint-Sacrement, confie Stéphane, et demande au Saint-Esprit de m’inspirer en pensant à chaque personne ».

4Accepter de dire ses sentiments

Des vœux sincères exigent de prendre le risque de dire ses sentiments profonds, une manière de se laisser voir en vérité, donc de se laisser aimer. Ces sentiments peuvent s’exprimer sur des registres différents : l’amitié, la reconnaissance pour les moments de grâce, la sympathie pour ceux qui vivent une épreuve, la reprise d’un lien distendu, la demande de pardon, occasion, en tout cas, d’exprimer et de vivre la charité. Ils favorisent une rencontre authentique. Pour Anne-Charlotte, une mère de famille qui habite loin de ses amis, « c’est une façon de partager ce que nous vivons tout en laissant à l’autre toute sa place, en respectant ce qu’il vit ».

5Souhaiter du bien en vérité

Formuler des vœux ne revient à pas laisser croire que l’année sera épargnée de toute souffrance, de toute difficulté. Seulement pouvons-nous souhaiter d’accueillir dans la confiance tout ce qui advient, et croire que le Seigneur nous attend pour les vivre avec lui. « Pour nous, chrétiens, c’est peut-être une occasion d’envisager cette nouvelle année comme une nouvelle naissance, comme un petit enfant qui attend tout », avance Anne-Charlotte.

Que nous exprimions nos vœux sans triomphalisme, mais dans la paix, comme le conseillait Benoît XVI lors de son homélie du 19 octobre 2006, à l’occasion de sa visite pastorale à Vérone. « Animés par la conscience que seul le Christ peut satisfaire les attentes profondes de chaque cœur humain, et répondre aux interrogations les plus troublantes sur la douleur, l’injustice et le mal, sur la mort et l’au-delà ».

6Témoigner de la présence de Dieu

Pour en revenir aux prémices de la tradition, il faut remonter plus loin encore que l’Antiquité, où les Romains lançaient des oiseaux en haut du Capitole pour qu’ils portent leurs vœux aux confins de l’Empire. Au 1er janvier de chaque année, la liturgie de la messe reprend la bénédiction de Dieu sur Aaron d’il y a plus de trois mille ans, qui termine l’office liturgique : « Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix ! » (Nb 6, 24-26). Dans le texte originel, la triple invocation du nom de Dieu assure à Israël la présence du Dieu de l’Alliance, source de toute bénédiction. Lorsque nous bénissons personnellement quelqu’un, nos mots devraient exprimer cette tendresse maternelle de Dieu sur nous, qui reste d’actualité, jusqu’à la fin des temps.

Raphaëlle Simon


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