Aleteia logoAleteia logo
Aleteia
Samedi 31 juillet |
Saint Ignace de Loyola
home iconAu quotidien
line break icon

Et si votre avidité devenait une force ?

Shutterstock

Edifa - Publié le 17/12/20

Oui, l’avidité peut être une force. Mais à condition d’en user pour le bien.

L’avidité est une force. Vous ne le croyez pas ? On peut le dire alors autrement : « Il faut que notre avidité nous serve à augmenter non pas notre avoir, mais notre être. » Pas facile à comprendre, n’est-ce pas ? Attendez un peu, et vous verrez que vous comprendrez.

L’avoir, c’est tout ce qu’on possède : nos vêtements, nos jouets, nos livres, nos cassettes, nos équipements sportifs, notre argent… Mais c’est aussi ce qui fait qu’on a une certaine place dans la société : notre nom, nos réussites passées, nos diplômes scolaires ou sportifs, notre façade en somme.

L’être, c’est ce qu’il y a derrière tout cela : notre intelligence, notre culture, les affections (celles que l’on a pour nous, celles qu’on a pour les autres), nos élans vers le vrai, le beau, le bien, nos efforts sur nous-mêmes pour devenir meilleurs, notre amour pour le Seigneur qui attend quelque chose de nous.


CHILD COUNTING MONEY

Lire aussi :
Quand, combien, comment… donner de l’argent de poche à son enfant ?

Apparemment, nous sommes loin de la caractérologie ? Mais nous en sommes près, car notre avidité naturelle, cette façon d’être innée qui appartient à notre caractère peut se diriger vers l’avoir (on peut gagner beaucoup d’argent, on veut devenir champion du monde), ou se diriger vers l’être (on veut vaincre la jalousie qu’on ressent à l’égard d’un ami).

Et les deux aspects sont souvent mêlés : on veut augmenter son avoir, afin de développer son être. Par exemple : on veut apprendre une langue étrangère exotique (cela augmentera notre avoir d’un diplôme assez rare) afin d’aller travailler presque gratuitement chez les gens qui parlent cette langue (notre être s’épanouira dans le don généreux de nous-mêmes). Ainsi, l’avidité n’est pas mauvaise en soi. Elle devient mauvaise lorsqu’elle s’abaisse en cupidité (chez le caractère primaire) qui veut entasser toujours plus de biens, ou en avarice (chez le caractère secondaire) qui ne veut rien donner, rien partager.

Marie-Madeleine Martinie


la vocation de st mathieu caravage

Lire aussi :
Salaire, propriété, aumône… le rapport à l’argent de Jésus et ses premiers disciples

Tags:
argent
Soutenez Aleteia !
A travers le monde, vous êtes des millions à lire Aleteia, pour y trouver quelque chose d'unique : une vision du monde et de votre vie inspirée par l’Évangile. On prétend qu'il est de plus en plus difficile de transmettre les valeurs chrétiennes aux jeunes d'aujourd'hui.
Et pourtant, savez-vous que plus de la moitié des lecteurs d'Aleteia sont des jeunes de 18 à 35 ans ? C'est pourquoi il est si important que Aleteia demeure un service quotidien, gratuit et accessible à tous. Cependant, un journalisme de qualité a un coût que la publicité est loin de couvrir. Alors, pour qu'Aleteia puisse continuer à transmettre les valeurs chrétiennes au cœur de l'univers digital, votre soutien financier demeure indispensable.
*avec déduction fiscale
Le coin prière
La fête du jour






Top 10
1
Christophe Dickès
Traditionis Custodes : « La diversité des rites fait la richesse ...
2
ELDERLY MAN
Philip Kosloski
Ce psaume qui souligne avec justesse la beauté de la vieillesse
3
HIDILYN DIAZ
La rédaction d'Aleteia
Jeux Olympiques : la médaille miraculeuse sur le podium !
4
MARIAGE
Timothée Dhellemmes
Pass sanitaire : quelles sont les règles pour les mariages ?
5
Martin Steffens
Martin Steffens : « Le pass sanitaire est une défaite de la moral...
6
SCROVEGNI
Agnès Pinard Legry
Les splendides fresques de Giotto désormais au patrimoine mondial...
7
Caroline Becker
Les cierges de Notre-Dame de Paris brûlaient-ils toujours au lend...
Afficher La Suite