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S’appuyer sur les richesses du rosaire pour préparer Noël

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Edifa - Publié le 06/12/20

Qui peut, mieux que la Mère de Dieu, nous conduire vers Noël ? En contemplant sa vie et son mystère, nous comprenons que la bonne façon d'attendre le Seigneur se résume en un seul mot : « Oui ». Pour bien préparer Noël, récitons donc le rosaire durant l’Avent.

Nous ne saurions trouver guide plus approprié que la Vierge Marie pour cheminer jusqu’à Noël. Elle a attendu Jésus à un double titre : d’abord en tant que fille d’Israël, dont toute l’Espérance était tournée vers la venue du Sauveur ; ensuite en tant que mère, et une mère qui savait que le petit enfant qu’elle portait était le Fils du Très-Haut. Pour préparer la naissance de Jésus, Marie n’a pas fait de choses extraordinaires, elle a surtout tourné « les yeux de son cœur » vers Lui, pour reprendre la belle expression de saint Jean-Paul II. Elle nous apprend à L’attendre avec elle, dans la Foi, le silence et l’écoute. Appuyons-nous donc sur les richesses du rosaire pour préparer Noël.

La bonne façon d’attendre le Seigneur se résume en un seul mot : « Oui »

Nous ne préparons pas la naissance de Jésus à Bethléem – Il y est né, une fois pour toutes, il y a deux mille ans. Pourtant, nous préparons bien sa venue : sa venue dans la gloire et, déjà, sa venue en nous. Jésus nous a promis : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure » (Jn 14, 23). Il veut venir en nous : mais nous, sommes-nous prêts à Le recevoir ? En avons-nous le désir ? Ou ce désir est-il étouffé par toutes sortes de préoccupations matérielles, de convoitises et de soucis ? Et sommes-nous des veilleurs qui attendent dans l’Espérance la rencontre décisive avec Jésus – à notre mort et à la fin des temps –, cette rencontre dont nous ne savons « ni le jour, ni l’heure » ?


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En contemplant la vie de Marie et son mystère, nous comprenons que la bonne façon d’attendre le Seigneur se résume en un seul mot : « Oui ». Un « oui » sans réserve : Marie s’est donnée tout entière. Un « oui » confiant : Marie a accompli la volonté de Dieu un instant après l’autre, sans s’inquiéter de l’avenir. Un « oui » incarné dans les petites choses de chaque jour : Marie a vécu l’existence ordinaire d’une épouse et d’une mère. Un « oui » plein d’humilité : Marie n’a jamais compté sur ses propres forces, mais a tout misé sur Dieu. Un « oui » joyeux : le chant du Magnificat exprime l’action de grâce qui déborde de son cœur, alors même qu’à vue humaine, elle aurait eu des raisons d’être troublée et inquiète.

Il y a mille façons de dire le rosaire

Pour préparer Noël avec Marie, récitons donc le rosaire durant l’Avent. C’est à cela que nous invitait saint Jean-Paul II, avec insistance : « Prier le rosaire pour ses enfants, et mieux encore avec ses enfants, en les éduquant depuis leur plus jeune âge à ce moment quotidien de pause priante, n’est certes pas la solution de tous les problèmes, mais constitue une aide spirituelle à ne pas sous-estimer » (Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae du 16 octobre 2002, § 42.). Saint Jean-Paul II insistait aussi sur l’importance du silence, afin de ne pas débiter les Je vous salue Marie les uns à la suite des autres, sans réfléchir. Il suggérait de commencer chaque dizaine par l’énonciation du mystère contemplé, suivie de la proclamation d’un passage de la Bible. Il ajoutait : « Il est opportun de s’arrêter pendant un temps significatif pour fixer le regard sur le mystère médité, avant de commencer la prière vocale ».

Restons simples et souples : adaptons-nous à l’âge des enfants, à leur capacité d’attention (qui peut varier selon les jours), afin que la prière du rosaire soit, certes, un effort, mais pas une corvée. « Si le rosaire est bien présenté, affirmait saint Jean-Paul II, je suis sûr que les jeunes eux-mêmes seront capables de surprendre encore une fois les adultes, en faisant leur cette prière et en la récitant avec l’enthousiasme caractéristique de leur âge. » (Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae du 16 octobre 2002, § 4)

« Il y a mille façons de dire le rosaire, expliquait un prêtre, choisissez celle qui vous convient. Le chapelet peut être une prière de méditation, d’adoration, en suivant les mystères de la vie de Jésus. On peut faire simplement attention aux doux noms de Marie et de Jésus. On peut, à chaque Je vous salue Marie, prier pour une personne que l’on a rencontrée dans la journée. Et on peut même répéter cette prière dans la monotonie : ainsi, peu à peu, la Bonne Nouvelle de l’Incarnation entre dans notre cœur ».

Christine Ponsard †


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Tags:
AventNoëlrosaireVierge Marie
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