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Quatre manières d’exprimer son amour à ses proches pendant les vacances

TALKING
Shutterstock | Jack Frog
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La famille constitue pour les enfants l’un des premiers terrains d’expérimentation du vivre-ensemble. Pourquoi ne pas profiter des vacances pour inculquer à ses enfants l’entraide, le respect et la bonne entente ? Quelques pistes pour y arriver.

Les vacances sont un temps privilégié pour apprendre à vivre ensemble en famille ou entre amis. Et chacun sait que cela peut être particulièrement exigeant : pas facile de partager la vie quotidienne de cousins qui ont des rythmes très différents des nôtres, ou de faire cohabiter en bonne intelligence des familles de styles très divers ! Pourtant, c’est là que le Seigneur nous attend, c’est là qu’Il nous appelle à aimer.

Aimer, c'est accueillir

Accueillir l’autre tel qu’il est et non tel que nous voudrions qu’il soit. L’accueillir avec un regard neuf, sans idées préconçues, sans jugements révocables. Le neveu, qui s’était montré particulièrement insupportable l’année dernière, a peut-être changé, mûri… Mais comment pourrait-il le montrer si, dès le premier jour, il se sent catalogué comme « sale gosse » ? Et que dire de cette cousine qui nous agace dès l’abord ? Et pourtant c’est elle que le Seigneur nous donne comme « prochain », en nous invitant à l’aimer comme II l’aime, Lui. La manière dont nous accueillons les autres – et qui se traduit notamment par notre attitude et nos propos – est très contagieuse : plus nous serons ouverts et bienveillants, plus nos enfants le seront à leur tour.

Aimer, c’est partager

Partager sa chambre ou son repas, prêter son vélo, son ballon ou sa serviette de bain : voilà une manière très concrète de vivre la charité au quotidien. Il est excellent que les enfants soient poussés au partage, parce qu’il n’y a pas assez de vélos pour tous les cousins ou parce que des invités de dernière minute obligent à couper de plus petites parts de gâteau. Mais partager, cela s’apprend : prêter son vélo en râlant « parce que Papa l’a dit », c’est sans doute un acte d’obéissance, probablement pas un acte d’amour (encore qu’il faille être très prudent dans ce genre de jugement car les enfants qui grognent le plus ne sont pas forcément ceux qui ont le moins bon cœur). Cela dit, on peut obliger un enfant à prêter son vélo, on ne peut pas l’obliger à aimer : c’est pourquoi l’éducation au partage est avant tout une question d’atmosphère familiale. Là encore, les enfants apprennent par imitation. Moins nous avons à intervenir, mieux c’est.

Mais attention aux « bonnes pâtes » qui prêtent toujours et sont facilement exploitées par les autres : il convient parfois de rétablir fermement quelques notions de justice élémentaires ! Attention aussi aux raisons profondes qui conduisent tel enfant à garder jalousement ses affaires, et tel autre à les donner sans hésiter. Ce n’est pas forcément de l’égoïsme dans un cas, de la générosité dans l’autre. L’anxiété ou le désir de plaire peuvent aussi expliquer bien des choses.

Aimer, c’est écouter

Aimer, c’est aussi écouter. En vacances, nous avons du temps (ou nous pouvons en avoir, si nous le décidons) : du temps pour écouter nos enfants ou la vieille voisine qui radote un peu. Écouter – pas seulement avec ses oreilles mais avec son cœur, avec toute sa personne – est sûrement un des plus beaux cadeaux que nous puissions faire à autrui et une manière de l’aider aussi discrète qu’efficace.

Nous nous plaignons parfois de ce que nos enfants (ou notre conjoint) ne nous racontent rien, ne nous parlent pas assez… Mais savons-nous les écouter ? Pour bien écouter, trois mots-clés sont indispensables : disponibilité (on ne se confie pas « à heure dite », ça vient de manière imprévue au cours d’une promenade, en repeignant la grille du jardin ou à la fin d’un repas) ; bienveillance (comment aurait-on envie de se confier à une personne médisante et prompte à juger autrui ?) ; discrétion (même les jeunes enfants ont droit à ne pas entendre leurs propos répétés à tort et à travers).

Aimer, c'est révéler à l'autre sa beauté

Pour révéler cette beauté, il faut vouloir la découvrir. Autrement dit, demandons à l’Esprit saint d’éclairer notre regard pour que nous sachions nous émerveiller devant le mystère de chacune des personnes que nous rencontrons. Demandons-Lui de nous apprendre à aimer pour que nous soyons comme des reflets de l’Amour de Dieu pour tout homme. Ainsi vivrons-nous ensemble de vraiment belles vacances !

Christine Ponsard