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Comment réagir au premier amour d’un adolescent ?

@ Ross Petukhov I Shutterstock

Edifa - Publié le 16/07/20

L'adolescence est le moment où nos enfants font leurs premières expériences amoureuses. Comment leur inspirer les valeurs qui vont les aider à parcourir sans dommage cette étape initiatique de leur vie ? Comment les aider à fonder leur vie sur le roc de l'amour vrai ?

Les réactions aux découvertes amoureuses de nos enfants sont diverses autour de nous : du refus total des parents d’en entendre parler (au risque de ne plus entendre leurs enfants), à l’acceptation sans réserve, voire au cautionnement. Même s’il est infiniment plus facile de dire que de faire, d’énoncer des principes que de les mettre en pratique, essayons de réfléchir à toutes ces questions. Comment pouvons-nous réagir aux premières amours de nos adolescents ?

Demander de l’aide au Seigneur

Commençons par demander au Seigneur ce qu’Il en pense. Posons la question sous son regard, examinons la situation à sa lumière. Certes, la réponse ne nous sera pas donnée tout de suite, mais regarder Dieu c’est Lui dire : « Qu’attends-tu de nous ? Que devons-nous faire pour que Sa volonté s’accomplisse en nous et en chacun de nos enfants ? ». Demander cela au Seigneur, c’est nous disposer à accueillir Sa lumière.

Corps, cœur et esprit inséparablement liés

Nous devons aussi expliquer à nos enfants que la personne humaine est « une », corps et cœur inséparablement liés. Puisque l’homme est un esprit incarné, c’est-à-dire une âme qui s’exprime dans un corps et un corps animé par un esprit immortel, il est appelé à l’amour dans sa totalité unifiée. L’amour embrasse aussi le corps humain et le corps est rendu participant de l’amour spirituel. Autrement dit, on ne peut pas aimer à l’essai, on ne peut pas jouer à aimer : qu’on le veuille ou non, dans une relation amoureuse, la personne toute entière est impliquée.


mother daughter

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Les amours adolescentes ne sont pas sans conséquence. Même quand il s’agit d’un simple flirt car tôt ou tard il peut aboutir à une union sexuelle… quoi qu’en pensent parfois de naïves jeunes filles, qui ne mesurent pas les pouvoirs qu’elles exercent, volontairement ou non, sur les copains qu’elles tiennent tendrement par la main. Les fiancés qui vivent chastement leurs fiançailles savent bien qu’il faut une bonne dose de prudence, voire d’héroïsme, pour ne pas « faire Pâques avant Carême » et rester la main dans la main alors que les corps réclament une complète union.

Eviter la souffrance de la rupture

Il convient aussi de dire aux adolescents qu’on ne peut pas donner son corps sans donner son cœur, même si on s’en défend. On se tient par la main, on s’embrasse, on couche ensemble « une fois, pour voir »… et un jour, on se sépare. Et ça fait très mal, à la manière d’un divorce. Parce que, mariage ou pas, adolescence ou pas, les corps avaient scellé une alliance et cette alliance s’est brisée. Même les plus sceptiques ne peuvent pas faire complètement semblant de se donner : en donnant leur corps, ils donnent – un, peu, beaucoup, passionnément – leur cœur. La rupture fait mal et cause des dégâts d’autant plus graves que personne, surtout parmi les adultes, ne semble les prendre au sérieux. Combien de garçons et de filles abordent l’âge adulte blessés par ces ruptures successives ! Parfois, ils sont tellement écœurés qu’ils accumulent les partenaires comme pour se venger de celui ou de celle qui a rompu la relation qui ressemblait à l’amour.


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Les amours adolescentes ne sont donc pas anodines. Elles n’ont rien d’un rite initiatique obligatoire, inévitable. Il est normal qu’un adolescent se cherche, tâtonne et teste son pouvoir de séduction, mais c’est à nous, parents, de l’aider à rester libre pour aimer vraiment. À cet égard, le témoignage que peuvent donner de grands jeunes, tout juste sortis de l’adolescence, est irremplaçable.

Christine Ponsard

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