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Le temps, ce don de Dieu qui passe si vite en vacances

FEMME A CHAPEAU DE DOS DANS UNE PISCINE

© unsplash ,Aanna Demianenko

Edifa - Publié le 11/07/20

Chaque été, à la fin des vacances, nous nous disons avec amertume que le temps est passé trop vite. Voici ce qu’il faut faire pour éviter d’avoir de tels regrets cette année.

Quand arrivent les vacances, on se dit : « Maintenant que j’ai le temps, je vais pouvoir faire des tas de choses. Je vais lire tous ces livres qui s’accumulent sur ma table. Je vais sortir et aller voir ces amis que je n’ai pas le temps de voir pendant l’année, etc. ». Magnifique programme ! On ne peut qu’applaudir et encourager un si bel enthousiasme. Mais avant d’applaudir, attendons plutôt la fin des vacances. L’expérience montre, en effet, que, bien souvent, le beau programme des débuts de l’été n’a pas été honoré. On a commencé mille choses, mais on les a rarement menées à terme. Que s’est-il donc passé ?

Un cercle vicieux qui s’installe peu à peu

Il faut dire qu’après le travail de l’année, on estime avoir bien le droit de s’octroyer un peu de repos. Et y a-t-il un meilleur repos que de dormir longuement ? L’ennui est que la matinée passée à dormir se trouve tellement abrégée, qu’on estime qu’il ne vaut vraiment plus la peine de commencer un travail sérieux. Et voici le repas de midi. Quelle joie de prolonger le repas, quelle joie de traîner à table, comme on traîne au lit ! Et le drame de l’été, c’est qu’il fait chaud. Comment travailler quand il fait chaud ? N’y a-t-il pas une piscine, une rivière ou une plage dans les environs ? Après tout, on est en vacances, pourquoi ne pas aller se baigner ? Si on ne le fait pas pendant les vacances, quand le fera-t-on ? Et ces après-midis de vacances ont une fâcheuse tendance à passer sans qu’on s’en aperçoive. On rentre en fin d’après-midi, « fatigué, mais content », c’est bien connu. Arrive la soirée.

Mais alors là, attention ! Il ne faut pas toucher à la soirée. La soirée, c’est sacré ! La soirée, c’est pour les amis. Les soirées pendant les vacances, c’est pour l’amitié. Comme dit le proverbe espagnol : la nuit est jeune ! Ce qui veut dire qu’elle a tout le temps ! Comme il est bon de profiter des nuits d’été pour parler avec des amis, pour rêver, pour « s’amuser », en un mot… pour vivre. Et passe la nuit, passent les heures. On se couche tard. Parfois très tard. Le matin n’existe plus. La journée commence à midi. Et le cycle s’installe.

Quand le temps fait des siennes

Le temps est bon enfant. Le temps passe, sans insister, sans faire la moindre remarque désobligeante. Le temps n’a pas l’impolitesse de peser sur la conscience de ceux qui le laissent filer. Jamais il ne rappelle qu’il ne fait que passer, qu’il ne reviendra pas. Il ne dit pas qu’il est insaisissable comme une poignée de sable. Et pourtant le temps est un cadeau du Bon Dieu. Un cadeau très inégalement réparti. Chacun n’en reçoit pas autant. Personne ne sait jamais de combien de temps il dispose. Peut-être beaucoup ? Peut-être très peu ? Nul ne sait. Et, à vrai dire, peu importe : « Le temps ne fait rien à l’affaire ». Seul compte le bon usage du temps. Une chose est claire : le temps donné n’est pas repris. Le temps passé ne revient jamais sur ses pas. Le temps, c’est comme du pain frais, il faut le manger tout de suite : on ne peut pas le conserver.

C’est le devoir du chrétien de réfléchir à cette question du temps qui passe. Ce n’est pas une question futile. Au contraire, aucune question n’est plus urgente. En effet, nous sommes à la fois, des êtres très précaires, notre vie est éphémère, elle ne tient qu’à un fil, nous ne savons pas si nous verrons demain. Et, à la fois, nous sommes des êtres d’éternité. Nous sommes promis à une vie éternelle. Le Christ ne nous invite-t-Il pas de façon pressante à faire un bon usage du temps ?




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Le temps des vacances est comme un laboratoire qui nous permet de vérifier ce qui compte vraiment pour nous. Il suffit de se dire : ce à quoi nous tenons vraiment, nous trouverons toujours le temps de le faire ! Si nous disons que nous n’avons pas le temps, c’est que nous ne sommes pas vraiment intéressés. Attention, le monde nous jette de la poudre aux yeux. Il nous propose toutes sortes d’occupations qui sont de pures et simples pertes de temps. Et, en même temps, ce monde a terriblement peur du temps qui passe. Comme il ne croit pas à l’éternité, il s’accroche comme un forcené à l’illusion de retenir le temps. Il a une peur panique du temps qui file. Il préfère ne pas en parler. Il est urgent de réagir !

Le chrétien, le temps et les vacances

Il serait criminel de tuer le temps, c’est-à-dire de gaspiller ce capital précieux que le Seigneur nous donne pour que nous en usions comme il faut. Le chrétien est, par excellence, quelqu’un qui « a » le temps. Il connaît le « Maître » du temps, c’est le Créateur. C’est Lui qui nous a donné le temps. Il nous invite à une vie éternelle. La vie éternelle, c’est un instant de bonheur (ou de malheur) qui ne passe pas. Pour le moment, la règle du jeu, c’est que nous ne devons à aucun prix « perdre » notre temps. Ce serait comme perdre un trésor précieux qu’on nous aurait confié. Qui serait assez stupide pour ne pas veiller sur lui ? Qui serait assez irresponsable pour le gaspiller ? Les vacances, pour ceux qui ont la joie d’en prendre, sont un moment privilégié pour apprendre à être maître de son temps. Il s’agit moins de se faire un programme si serré qu’on y étouffera, que de prendre la ferme résolution de mettre à profit le moindre moment reçu du Seigneur.


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Par exemple pour la prière. Quand Jésus nous dit : « Restez éveillés et priez en tout temps » (Lc 21, 36), il ne dit pas « Priez à longueur de temps ! », mais « Priez à tout instant ! ». Le mot grec, utilisé par saint Luc, l’exprime clairement. Il devrait en être de même pour tout, et surtout pendant les vacances. À tout instant soyons vigilants : un service peut être rendu, une rencontre peut être possible, une lecture peut être faite, etc. Nous avons le bonheur d’être libres de contraintes et d’obligations. Cette liberté nous est donnée pour que nous la mettions au service de ce qui est éternel, c’est-à-dire de ce qui ne passera jamais. Et nous savons ce qui ne passera jamais ? C’est la Charité. Le Seigneur nous invite à mettre tout notre temps au service de la Charité. Le temps des vacances sera gagné s’il a été mis, à tout instant, au service de la Charité. Bonnes vacances !

Alain Quilici

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