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Une courte prière pour les couples en espérance d’enfant

© Pavel L Photo and Video / Shutterstock
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Mésestime de soi, culpabilité, angoisse, tristesse, colère contre soi, contre l’autre, contre ceux qui ont des enfants, contre l’incompréhension de l’entourage… Les couples qui n’arrivent pas à avoir d’enfant font souvent face à des montagnes russes émotionnelles. La prière reste le meilleur remède pour mieux gérer ces émotions et calmer son cœur en souffrance.

Les larmes montent et la douleur est mordante quand s’exprime la douleur de ne pas voir arriver l’enfant. Le temps s’écoule et toujours pas de grossesse. Combien de témoignages… On a beau dire qu’être un couple, c’est déjà un but en soi et que l’on se marie d’abord pour s’aimer, ce qui est vrai et indispensable à comprendre, mais on ne peut pas ôter cette douleur et la balayer d’un revers de main. On a beau savoir aussi que tout enfant n’est que confié par Dieu à ses parents… On a beau savoir que l’on finira notre vie à deux comme on l’a commencée… Reste que nous aimerions tant…

Cette croix sur la fécondité biologique est comme une atteinte profonde à ce que nous percevons comme une intégrité dont on est privé. Car il y a une expérience intégrale qui ne se vit pas, la perception que cet accomplissement-là nous est refusé. Avant de spiritualiser, il faut bien redire les choses. Cette souffrance n’est pas voulue par Dieu. Le chemin que Dieu veut pour nous pourra encore se vivre dans cette épreuve… Mais le mystère du mal est à dénoncer comme tel. Dans ces larmes versées sur l’épaule de son conjoint la colère gronde parfois, contre Dieu et contre le bonheur des autres… Comment l’éviter ?

Trouver un chemin de vie et prier

Il va falloir scruter au fond de son âmes blessée par cette déception, poser le regard ailleurs sans occulter le chagrin, mais s’autoriser à vivre et ne pas laisser l’épreuve fissurer la communion des époux. Le consentement donné devra être reposé par les mots, les actes d’amour, les délicatesses imprévues, les décisions intérieures :

« Seigneur nous Te suivrons n’importe où,
mais que le bonheur ne déserte pas notre âme ;
accorde-nous un brin de joie en attendant la consolation du Ciel.
Envoie sur nous l’Esprit Consolateur. »

Il faudra du temps pour que monte cette prière mais elle finira par venir, surtout si l’entourage la fait pour le couple les jours où il n’a pas la force de la faire. La communion des saints se fera concrète lorsque dans les dîners entre amis on ne parlera pas que des enfants de ceux qui en ont  – non qu’il faille que l’entourage perde son naturel, mais parce que la délicatesse devrait être naturelle entre frères.

Vincent de Mello