Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Commencez la journée de la meilleure des manières : recevez la newsletter d'Aleteia
Je m'inscris!
Aleteia

Les 10 recommandations pour une famille nombreuse et heureuse

famille nombreuse
© Shutterstock - ESB Professional
Si l'on parvient à mettre en place quelques règles de vie, avoir une famille nombreuse peut être source d'un grand épanouissement.
Partager

Une famille nombreuse suscite souvent admiration et interrogations : comment se déroule le quotidien ? Comment s’organise l’espace ? Chacun arrive-t-il à trouver sa place ? La réponse est simple : élever quatre ou cinq enfants, voire plus, demande une vraie organisation et le respect de quelques règles.

Les parents de famille nombreuse sont souvent fiers de leur « tribu ». Même si ce choix exige des renoncements, il promet aussi de belles tranches de vie, à condition de suivre quelques conseils de bon sens. Les recommandations de la psychologue Françoise Pelle aux parents d’une grande fratrie et à ceux qui souhaitent fonder une famille nombreuse. 

1
Il y aura de l’amour pour tout le monde !

Soyons clairs : les parents n’aiment pas leurs enfants de la même manière. Et heureusement ! L’essentiel est que chacun soit reconnu comme unique. Le cœur des parents s’agrandit au fur et à mesure que les enfants naissent. Portés par l’égalitarisme ambiant, les parents sont tentés de donner la même chose à chacun et craignent d’infliger une injustice s’ils ne le font pas. C’est une erreur ! Cela revient à nier l’individu, ses goûts, ses besoins propres, car les besoins des enfants sont différents, même si tous ont un besoin fondamental : celui d’être aimé pour lui-même.

2
Une famille sans conflits n’existe pas

Une famille nombreuse fonctionne comme une mini-société et préfigure les relations sociales. Les enfants expérimentent entre eux l’art de la négociation et du compromis. Ils apprennent à partager, à tenir compte de l’autre, à vivre la solidarité, à appliquer certaines règles. Si un enfant souffre, le devoir des parents consiste bien sûr à le protéger, mais il est préférable d’intervenir le moins possible dans leurs chamailleries, au risque de les exacerber. L’enfant se construit et s’affirme ainsi, tantôt par opposition, tantôt en alliance. Et la rivalité va souvent de pair avec la complicité au fur et à mesure que les enfants grandissent.

3
Chacun doit avoir un espace à lui

Dans une famille nombreuse, il est rare que chaque enfant puisse avoir sa chambre. Et les conflits de territoire génèrent de grandes tensions. À partir de six ou sept ans, il est important qu’un enfant ait un lieu à lui, ne fût-ce qu’un tiroir. Il peut le fermer à clé, mettre ses affaires, ses petits secrets. Voilà son territoire, son domaine protégé et intime auquel lui seul a accès.

4
Faire confiance aux enfants pour ne pas se sentir dépassé

« Faites ce que vous pouvez, vous ne ferez jamais bien ! », disait Freud. Il est vrai que tous les parents font ce qu’ils peuvent. Mais, il est aussi important de se faire confiance. Ce sentiment gagnera alors les enfants. La confiance en soi naît de l’amour et de la liberté qu’on laisse à la personne de se réaliser, d’être unique. La fratrie a cela de bon qu’elle évite la fusion parents/enfants, qui empêche l’autre de sortir, de grandir. Or, la pression parentale s’exerce d’autant moins que la fratrie est nombreuse. L’autonomie des grands est valorisée puisqu’elle permet aux parents de s’occuper des petits. Et la débrouillardise de chacun facilite le quotidien. Les frères et sœurs passent du temps ensemble, s’amusent, construisent des scénarios. Le jeu est une voie royale d’expression et de réalisation. Ainsi se bâtit un jardin secret, un « espace psychique » dans le jargon des psychologues, qui échappe aux parents. Les plus jeunes apprennent beaucoup des aînés, et ces derniers développent des qualités à leur contact.

5
Avec l’un ça passe, avec l’autre ça casse, ce n’est pas une fatalité !

Difficile de se l’avouer : il arrive que les parents aient moins d’atomes crochus avec l’un de leurs enfants. Souvent en raison d’un caractère trop semblable ou au contraire à l’opposé du leur, ils ne le comprennent pas, interprètent mal ses réactions. Davantage qu’un autre, il sollicite leur patience et leur bienveillance. Les parents doivent veiller alors tout particulièrement, parfois au prix d’un effort, à valoriser cet enfant et à trouver le positif qui est en lui. Cela permet de renforcer son estime de lui. 

6
Attention à la comparaison qui peut devenir poison

Il est loin le temps où les parents habillaient tous ses enfants de la même façon. Pourtant, il peut rester ce mythe de la tribu de « copies conformes ». Chaque enfant doit trouver sa place afin qu’il ne soit pas un numéro parmi d’autres. Que chacun puisse affirmer sa personnalité, son originalité, sa fantaisie ! Cette différenciation est positive et constructive. Toutefois, face à un enfant résolument différent, les parents doivent se montrer vigilants. Par son rejet de la fratrie, de sa famille, il peut exprimer un malaise ou une souffrance.

Parfois, la rivalité se joue à la seconde génération, par enfants interposés, surtout si cousins et cousines sont du même âge. « Il travaille bien à l’école » ; « Elle joue de la flûte à merveille », c’est la surenchère ! Cela devient réellement gênant pour l’enfant, surtout lorsque ces réflexions émanent des parents : « Ta sœur s’appliquait, elle ! » Là, la comparaison devient poison.

7
Famille nombreuse ne rime pas avec privations

Au sein d’une famille nombreuse, les privations et les difficultés sont bien réelles. Il importe que les restrictions imposées soient contrebalancées par des plaisirs : complicité, joie de vivre, vitalité, entraide, etc. Si ce n’est pas trop contraignant, cela permet à l’enfant de découvrir les ressources dont il dispose, que le bonheur n’est pas dans la richesse mais dans la joie de s’aimer et de partager.

8
Les conflits de la petite enfance ne présument pas de l’avenir

Des enfants « chiens et chats » peuvent vivre une grande connivence à l’âge adulte. La fratrie demeure un socle fondamental et une force. Le lien fraternel est souvent sécurisant et protecteur. Si on peut se brouiller avec ses frères et sœurs, on ne peut en divorcer ! C’est la famille qui reste à la fin. 

9
Ne pas trop angoisser pour leur avenir

Le lâcher-prise permet à l’autre de vivre sa vie. Si les parents en vivent, les frères et sœurs le reproduiront. Alors, les relations ne seront pas toxiques et une vraie entraide naîtra. Lorsqu’un enfant a été suffisamment aimé pour lui-même – et non pour ce qu’il apporte -, il aura assez de ressources pour se débrouiller dans la vie, quel que soit le chemin qu’il sera appelé à vivre.

10
Une famille qui prie est une famille unie… et surtout heureuse !

La prière est essentielle au cœur d’une famille. Elle constitue le moyen le plus sûr de garder tout le monde uni, quelle que soit les crises rencontrées. Sainte Thérèse de Calcutta qui exhortait les familles à prier tous les jours ensemble, disait qu’« une famille qui prie est une famille unie ». 

Stéphanie Combe