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21 jours pour arrêter de râler pour de bon

STRESS

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Edifa - Publié le 18/04/20

Vous êtes un râleur professionnel ? Et cette mauvaise habitude vous fatigue, ainsi que votre entourage. Si vous pouviez vous en débarrasser en 21 jours ?

« Je n’en peux plus de ce désordre », « Mais tu le sais depuis quand que tu dois rendre cet exposé ? », « Qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu ? », « Je suis fa-ti-guée », « Mais pourquoi cet ordinateur est si lent ?! »… Le temps, le travail, les enfants, le conjoint… Les raisons de râler sont nombreuses dans une journée, même pendant le confinement. Et si vous changiez de disque un peu ? Si vous abandonniez définitivement cette mauvaise – et stérile – habitude de râler qui empoisonne votre vie et celle de votre entourage ?

Un bracelet pour vous motiver

Dans J’arrête de râler ! L’intégrale, la conseillère familiale Christine Lewicki livre les secrets d’une méthode simple dont elle a testé l’efficacité : arrêter de râler en 21 jours. Mère de trois enfants, elle avoue s’être lancé le défi un soir de déprime : « Je me suis écroulée sur mon lit en pensant que ma journée avait été vraiment pourrie. Et puis j’ai compris que c’était une journée normale et ordinaire de ma vie, et que j’en aurai encore un paquet à vivre de semblables ! J’ai pris conscience que je devais trouver un moyen de ne plus subir mon quotidien et que si je voulais une vie plus agréable il fallait que je change. En réfléchissant, j’ai réalisé que ce qui me minait était tous ces moments où je râlais le plus. »

« Râler, c’est blâmer l’autre de nous faire subir une situation frustrante, explique la spécialiste. Arrêter de râler, c’est décider de ne plus jouer le rôle de la victime et donc de reprendre les rênes de sa vie. » Pourquoi 21 jours ? Parce que les chercheurs américains sont formels : notre cerveau a besoin d’une bonne vingtaine de jours pour se débarrasser d’une habitude et la remplacer par une autre. Mais attention, il doit s’agir de 21 jours consécutifs, dimanches inclus et sans aucune rechute. Pour se motiver, Christine Lewicki suggère le port d’un bracelet qui doit rester accroché au même poignet durant toute la cure de désintoxication. Au moindre grognement, l’anneau change de bras et les compteurs sont remis à zéro.

C’est parti pour un lifting comportemental !

Pour commencer, dressez la liste de vos complaintes habituelles. Demandez-vous ensuite si vous n’avez pas tendance à exagérer les faits pour être mieux entendue ou pour qu’on vous plaigne. « Je n’en peux plus », « C’est toujours moi qui m’occupe de tout »… À force de répéter ces petites phrases, on finit par se convaincre de leur véridicité. « Quand nous râlons, nous laissons nos idées négatives prendre vie. Elles s’immiscent par l’intermédiaire de nos râleries dans nos conversations, dans nos relations, dans notre quotidien… et petit à petit elles deviennent notre vie, notre identité. Nous finissons même par y croire ! », prévient la coach. Première résolution : arrêter de dramatiser, et trouver le mot juste pour décrire une situation.


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Étudiez ensuite d’un peu plus près votre fameuse liste. Vous vous rendrez compte que certaines raisons pour lesquelles vous râlez peuvent être tout simplement supprimées. Il suffit pour cela d’un peu de volonté et d’organisation. Il est assez facile par exemple d’abolir le classique « Dépêchez-vous de venir à table », en invitant tous les membres de la famille à table un quart d’heure avant le début du repas. Réunions, devoirs scolaires des enfants, repas… Il est important de tout anticiper pour ne pas être pris au dépourvu au dernier moment.

Et si vous choisissiez le bonheur ?

Deuxième résolution : éviter de se mettre en situation de « pétage de plombs ». En analysant plus en profondeur ce réflexe de râler face à une contrariété, Christine Lewiciki observe également que nous avons tendance à estimer que tout irait mieux si notre environnement changeait. Que la vie serait plus belle sans toutes les contraintes quotidiennes. Or, « notre bonheur dépend de nous et non pas des circonstances extérieures. Il vient de la manière dont nous voyons les petites choses au quotidien », affirme la spécialiste. C’est l’histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein : choisir l’un plutôt que l’autre est une question de volonté.


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Sainte Thérèse de Lisieux l’a d’ailleurs magnifiquement expliqué : « L’unique bonheur sur la Terre, c’est de s’appliquer à toujours trouver délicieuse la part que Jésus nous donne. » Cette capacité au bonheur ne serait, d’après des spécialistes américains du cerveau, pas plus difficile à apprendre qu’à jouer au tennis ou d’un instrument de musique ! Troisième résolution donc : choisir volontairement le bonheur.

Célébrez, remerciez, rendez grâce au lieu de râler

Soit, mais quand on est un râleur-addict, ne risque-t-on pas d’éprouver un manque ? Existe-t-il un patch anti-grogne, une vapoteuse à l’extrait d’indignation ? « Ceux qui ont tenté l’aventure d’arrêter de râler se sont vite rendu compte qu’il y avait soudainement beaucoup de blanc dans leur conversation », souligne Christine Lewicki. Or, c’est bien connu, la nature a horreur du vide. « Il est donc important de remplacer vos mots de râleries par des paroles de célébration », conclut joliment la coach. Célébrer, remercier, rendre grâce pour ce que nous avons la chance de posséder. N’est-ce pas finalement ce que nous pouvons appeler « la mélodie du bonheur » ?

Élisabeth Caillemer

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