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Parrain ou marraine, ce qu’il faut savoir pour bien remplir son rôle

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Pascal Deloche / GODONG

Edifa - publié le 17/01/20

Constatant une mécompréhension du rôle du parrain et de la marraine, un évêque italien a décidé début décembre de suspendre pendant trois ans les nominations de parrain et de marraine. Vous allez bientôt devenir parrain ou marraine d’un petit enfant ? Une œuvre de longue haleine vous attend. Voici ce que vous devez savoir pour bien remplir votre mission.

Afin d’étudier les moyens les plus appropriés pour redonner leur valeur aux figures du parrain et de la marraine, l’évêque de Massa Carrara-Pontremoli (Italie), Mgr Mario Vaccari, a décidé de suspendre pour trois ans les nominations de parrains et marraines lors des baptêmes et des confirmations. Dans un décret publié le 3 décembre, le prélat explique avoir pris cette décision en raison de l’évolution du contexte social qui conduit les familles à privilégier “les liens affectifs ou la coexistence sociale” sur les liens pastoraux dans le choix du parrain ou de la marraine.

Le parrain et la marraine occupent une place privilégiée au regard de l’éducation de la foi de leur filleul. En effet, le jour de son baptême, ils s’engagent à lui apporter le soutien nécessaire pour l’aider à grandir dans l’amour de Dieu. Le parrain et la marraine, quoiqu’à un titre différent, partagent la responsabilité des parents en ce qui concerne cette éducation. Lorsqu’ils ont demandé le baptême pour leur enfant, les parents se sont engagés à lui permettre de recevoir une éducation religieuse (au moins en l’envoyant au catéchisme). Si les parents, pour une raison ou une autre, faillissent à cet engagement, il est du devoir du parrain et de la marraine de faire tout leur possible pour qu’il soit finalement respecté.

Bien s’entendre avec les parents

Cela n’est pas toujours simple, en particulier parce qu’il ne saurait être question de porter atteinte à la confiance de l’enfant à l’égard de ses parents, de le dresser contre eux. C’est pourquoi il est tellement important, lorsqu’on accepte de devenir parrain ou marraine d’un petit enfant, d’avoir puis d’entretenir de solides relations d’amitié avec ses parents afin d’être à même, si le besoin s’en fait un jour sentir, de leur dire simplement ce qui semble être insuffisant ou inexistant dans l’éducation religieuse de leur enfant.

Ce n’est pas le jour où se présente une difficulté ou une question que l’on peut commencer à se rapprocher des parents pour amorcer un dialogue avec eux. Par ailleurs, lorsque les parents ont le souci d’éduquer leur enfant dans la foi, l’aide du parrain et de la marraine leur est précieuse : ceux-ci ont un autre regard sur l’enfant et remarquent des réalités que ceux-là ne voient pas. Ils apportent un éclairage neuf sur l’enfant et sur la meilleure manière de l’aider à grandir. 

Établir des relations de confiance et d’amitié avec les parents est donc la première manière, bien qu’indirecte, de remplir son rôle de parrain. Cela dit, la mission du parrain et de la marraine s’exerce bien entendu directement à l’égard de l’enfant. 

Être présent pour l’enfant

Pas question d’être un distributeur de cadeaux ou même simplement l’invité obligé des fêtes religieuses. Puisque c’est dans toute sa vie, dans tout ce qu’il fait et ce qu’il est, que l’enfant est appelé à suivre le Seigneur. C’est à l’enfant tout entier et à toute sa vie que son parrain et sa marraine vont porter attention. Il (ou elle) est présent à l’enfant qui progresse dans tous les domaines. On sait que le parrain et la marraine sont destinés à remplacer les parents en cas de besoin, il n’y a pas, heureusement, que le cas de décès de ceux-ci.

Il existe aussi les moments où le contact est difficile entre parents et enfant : le parrain et la marraine peuvent alors jouer un rôle irremplaçable pour assurer le passage et permettre à l’enfant (ou à l’adolescent) de vivre une période troublée sans perdre vraiment l’équilibre et sans rompre avec sa famille. Et lorsque tout va bien, comme il est précieux d’avoir un parrain et une marraine !

Un adulte qui s’intéresse à ce que l’on est de façon privilégiée, que l’on a de temps en temps « pour soi tout seul », à qui l’on peut poser des questions, raconter des histoires, confier des secrets que l’on n’a pas forcément envie de dire à la maison. Un adulte autre que les parents, dont on découvre peu à peu la foi et l’amour de Dieu. Quelqu’un que le Seigneur a mis près de nous pour nous aider. Quelqu’un qui nous porte dans sa prière. 

Cette prière est parfois la seule manière possible d’accompagner un filleul éloigné par la distance ou — cela arrive —par la volonté de ses parents qui ont coupé les ponts. Le parrain et la marraine comptent beaucoup dans la vie d’un enfant chrétien, c’est pourquoi il importe de les choisir avec soin (et pas seulement pour leur faire plaisir ou pour respecter quelque convenance familiale) et de ne pas accepter à la légère cette responsabilité magnifique. 

Christine Ponsard

Tags:
BaptêmeÉducationEnfantsFilleulFoi
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