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Vous vous sentez bon à rien ? Dieu a un message pour vous

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© fizkes - shutterstock
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Il nous arrive parfois de nous sentir minable. Ce sentiment nous ronge de l’intérieur et nous empêche d’être heureux. Que faire pour remonter la pente et retrouver confiance en soi ? Le Seigneur a la réponse à cette question.

L’impression d’être minable peut avoir des causes très diverses : un type de caractère, d’abord, aggravé par des blessures d’enfance ; un ou plusieurs échecs récents qui ont fortement entamé notre capital confiance ; la fatigue (particulièrement pesante les soirs d’hiver, sombres et froids) ; l’accumulation de tâches à accomplir, de soucis à affronter, d’imprévus qui viennent bouleverser l’ordre des choses… et bien d’autres raisons encore, qui souvent s’entremêlent. Lorsque ce sentiment nous envahit, laissons-nous regarder par Celui qui ne nous trouve pas minables du tout… et pour cause ! C’est Lui qui nous a faits, à son image et c’est Lui qui nous sauve.

Dieu nous aime quoi qu’il arrive

Nous sommes certainement bien loin d’imaginer à quel point Dieu s’émerveille devant chacun de nous. Ce sera peut-être l’un de nos plus grands étonnements lorsque nous arriverons devant lui. Dieu voit notre beauté, et il nous la révèle. 

Lorsque nous prions, même si cette prière n’est apparemment qu’un monologue plein de distractions et d’ennui, Dieu ne cesse de nous répéter dans le langage silencieux qui est le sien : « Tu es mon enfant bien-aimé, tu es beau, tu es grand, tu es le trésor de mon cœur ». La prière ne dispense pas de lutter contre les causes de découragement telles que la fatigue ou le surmenage. 

Crise existentielle ou coup de fatigue passager ?

Mais il est aussi important d’opérer un tri entre les obligations réelles et celles qui ne le sont pas (nous savons bien que Dieu ne nous demande jamais plus que ce que nous pouvons accomplir en une journée), de se ménager les temps de repos indispensables (et tant pis si nous avons besoin de neuf heures de sommeil alors que d’autres peuvent se contenter de cinq ou six), etc.

Ne nous affolons pas en considérant comme une crise existentielle ce qui n’est le plus souvent qu’un coup de pompe plus ou moins passager, mais prenons ce coup de fatigue superficielle ou déprime profonde suffisamment au sérieux. Si nous ne respectons pas notre corps, c’est toute notre vie spirituelle qui s’en ressent.

L’humilité avant toute chose !

Se sentir minable n’est pas grave, tant que l’on ne s’en désole pas. On peut reconnaître que l’on n’est rien, mais s’en réjouir parce que Dieu est tout : c’est le propre de l’humilité. Mais lorsque nous manquons de cette sainte humilité, la constatation de nos limites nous remplit d’amertume et de découragement. Notre orgueil se rebelle ou se désespère devant nos échecs. Cela dit, l’humilité ne se conquiert pas à la force des poignets : le volontarisme en la matière risque même d’aboutir au résultat inverse. Le secret, c’est sainte Bernadette qui nous le donne : « Il faut beaucoup d’humiliations pour faire un peu d’humilité ».

Les échecs et autres humiliations nous apparaissent souvent comme des freins dans notre vie spirituelle, des retours en arrière, des obstacles à la sainteté. L’humble Bernadette nous apprend au contraire à les accueillir comme des occasions de nous en remettre de plus en plus simplement à l’amour de Dieu.

Voilà pourquoi nous ne serons jamais « minables »

« Je suis minable ! » : d’abord cri de détresse, cette constatation se change en appel au secours, puis en chant de louange. « Le Seigneur fait pour moi des merveilles ». Tout seuls, nous sommes minables, c’est vrai. Nous sommes même moins que cela encore : nous ne sommes rien, au sens strict du terme. Si Dieu cessait un seul instant de nous aimer, nous cesserions d’exister, mais il nous aime et nous aimera toujours : cela change tout. Quels que soient nos échecs, nos limites, quelles que soient les raisons — bonnes ou mauvaises — qui nous conduisent à nous sentir au-dessous de tout, quelle que soit la gravité de notre péché, nous ne sommes pas et ne serons jamais « minables » en raison même de cet amour infini de Dieu pour moi. Le tout est que nous acceptions de mettre ma main dans la sienne, de tout recevoir de lui.

Le petit enfant ne s’inquiète pas de son impuissance : il s’en remet avec confiance à l’amour de ses parents. N’est-ce pas cet abandon bienheureux auquel Jésus nous invite lorsqu’il nous dit que le Royaume appartient aux enfants et à ceux qui leur ressemblent ?

Christine Ponsard