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Que faire quand l’éducation des enfants divise le couple ?

Parents - Child - Education - Argument
© CandyBox Images
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Pardon ou punition ? Être très strict ou tout autoriser ? Les petites et grandes décisions de l’éducation quotidienne peuvent parfois être de vrais sujets de conflits à répétition au sein d’un couple. Comment s’entendre avec son conjoint sur l’éducation des enfants et mettre fin aux disputes ?

Rares sont les couples qui n’ont pas l’occasion de s’affronter un jour ou l’autre dans l’éducation des enfants. Pleuvent alors les petites phrases (désagréables) qui dénoncent l’incompétence du conjoint : « Ce n’est pas en laissant tout faire à nos enfants qu’ils s’en sortiront dans la vie » ; « Tu ne vois pas que tu es un père trop sévère, on n’est plus au Moyen Âge » ; « Tu râles toujours après les enfants, je ne vais pas en rajouter » ; « Tu es comme ta mère, une mère poule qui leur passe tout » ; etc. Pourtant, il est possible d’éduquer ses enfants, sans forcément être d’accord avec son conjoint sur tout. 

Pourquoi toutes ces disputes ?

Les parents qui aiment profondément leurs enfants s’efforcent de faire de leur mieux. Or, chacun a tendance à penser que sa méthode éducative est la meilleure. Point de vue qui n’est pas forcément partagé par son conjoint. Et pour cause : ils ont connu, en général, des éducations différentes, parfois même très différentes. En fonction de ce qu’ils ont vécu dans leur enfance, de ce qui les a épanouis et de ce dont ils ont souffert, chacun a sa conception des exigences d’une bonne éducation : « Je ne ferai surtout pas comme mon père qui ne venait jamais nous embrasser avant que nous nous endormions » ; « Je rends grâce à ma mère qui nous faisait prier le soir en chantant, et je ne manquerai pas de l’imiter ».

Si bien que, dans les tensions (inévitables) qui surgissent à propos des enfants, ce qui importe en premier est de prendre du recul par rapport à son passé. D’où viennent nos choix, nos préférences, nos décisions en matière d’éducation ? Soyons assez lucides pour remettre en question nos certitudes, qui sont peut-être devenues une véritable idéologie, faite d’une copie ou, au contraire, d’un refus de l’éducation reçue. Mais interrogeons-nous également pour savoir si, consciemment ou non, nous ne tenons pas trop à avoir un ascendant sur les enfants aux dépens de l’autre conjoint… pour lui ravir le leadership de leur affection.

Visser ou laisser tout faire ?

Ensuite, il est essentiel de prendre conscience de l’immense complexité de la « bonne éducation ». S’il suffisait, par exemple, d’être sévère, de « visser », pour que les enfants soient bien éduqués, ou s’il suffisait, au contraire, de « laisser tout faire »… ça se saurait. On se serait transmis le filon de génération en génération. Mais ce n’est pas si simple !

Avec tel enfant, la sévérité peut être destructrice. Il n’est pas facile de concilier, de doser liberté et autorité, récompenses et punitions, douceur et fermeté, gâteries et exigences. L’éducation n’est pas l’application de principes absolus. Elle est un art qui demande une attitude infiniment nuancée, aussi éloignée du « dressage » que du laisser-faire. Dans bien des situations, qui peut dire qu’il a la solution miracle ? Qui peut affirmer, par exemple, qu’il sait exactement ce qu’il convient de faire en présence d’un enfant qui a goûté à la drogue ? Les avis vont diverger.

Autre exemple : l’un vous dira que les écrans sont un instrument du diable (« Chez nous, on n’en avait pas de télévision, et ce n’était pas si mal »), l’autre, qu’ils sont un moyen privilégié d’enrichissement culturel s’ils sont bien utilisés. En outre, les enfants ne sont pas que les enfants de leurs parents, ils sont aussi ceux d’une société, ceux des médias, et bien malin celui qui peut dire comment les vacciner contre les virus de l’anti-éducation d’une société pluraliste !

Le secret pour mettre fin aux disputes

D’où la conclusion : il est bon et sage de mettre en commun les points de vue opposés. Dans le calme et l’accueil des idées de l’autre. Le dialogue devient urgence. Partons du principe que, dans bien des cas, on n’est pas trop de deux pour savoir ce qu’il convient de penser et de faire. Disons-nous bien que notre conjoint n’est pas inintelligent, et que, si divergence il y a, il perçoit un aspect qui est juste et dont il faut tenir compte pour trouver une réponse nuancée et adaptée.

Ce dialogue, où chacun « défendra sa thèse », doit faire entrer en ligne de compte le point de vue de l’enfant, et ses réactions possibles. Il aura lieu en l’absence de ce dernier, qui ne doit pas pouvoir marquer les points dans une discussion animée, et tirer habilement profit des divergences.

L’enfant a besoin de souplesse et d’indulgence

En revanche, autant il est important que le couple parvienne à un consensus sur les grandes orientations éducatives et/ou décide qui a le leadership dans telle ou telle circonstance, autant il est possible que, sur des questions mineures, les parents n’apparaissent pas former constamment un bloc compact face à l’enfant : celui-ci peut avoir besoin qu’un parent applique avec souplesse et indulgence les décisions familiales.

Mais rappelons-nous que l’éducation n’est en aucun cas facile : Joseph et Marie n’ont jamais oublié leur déconvenue à Jérusalem de la part d’un fils merveilleux qui, pourtant, « grandissait en taille et en vertu et qui leur était soumis ».

Denis Sonet

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