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Mentir à ses enfants, c’est finalement manquer de foi

EXPLAINING TO CHILD
Shutterstock
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Il nous paraît relativement simple de dire la vérité à nos enfants en ce qui concerne des choses « normales », mais quand elles sont douloureuses, telles que la maladie, la mort, la perte d’un travail… nous sommes tentés de leur cacher le mal à tout prix. Faut-il tout dire à ses enfants ? Toute vérité est-elle bonne à dire ?

Il n’est pas permis de faire le mal pour qu’il en résulte un bien. Une intention bonne (par exemple : aider le prochain) ne rend ni bon ni juste un comportement en lui-même désordonné (comme le mensonge). C’est clair : on ne peut pas mentir, même pour protéger un enfant. Le mensonge nous détourne de Dieu, il ferme notre cœur et notre intelligence à sa lumière. Or, la seule arme véritable dont nous disposons pour lutter contre le mal, la seule protection efficace que nous pouvons offrir à nos enfants, c’est Dieu lui-même. 

Mentir parce que nous estimons qu’il n’y a pas d’autre solution, c’est, finalement, manquer de foi, d’une certaine manière, c’est dire à Dieu : « Tu me demandes une chose impossible. Je sais ce qui est le meilleur ». Quand il est de notre devoir de dire la vérité, faisons confiance à l’Esprit saint : Il ne nous fera jamais défaut.

Dire la vérité, mais pas n’importe comment

Il faut dire la vérité, mais pas forcément toute la vérité. Dans bien des cas, on a le droit et même le devoir de se taire. C’est vrai dans de nombreux domaines et pas seulement en ce qui concerne des réalités pénibles ou malsaines. Et ce n’est pas manquer d’honnêteté que de cacher certaines choses à ses enfants. Cela relève, au contraire, du respect et de la pudeur. C’est exercer sur eux une véritable violence que de leur livrer des confidences ou de leur révéler des secrets qu’ils ne sont pas capables de porter.

Il n’est pas toujours possible de se taire, en particulier lorsqu’on suppose que l’enfant a découvert la vérité ou du moins la pressent. Dans ce cas, il n’y a pas le choix : il faut parler, mais pas n’importe comment. Avant de parler, il faut écouter, c’est-à-dire être profondément attentif à l’enfant que l’on a en face de soi. Plus une vérité concerne une situation délicate, plus il est important de ne pas la révéler n’importe comment. Ainsi, il est souvent très souhaitable de parler avec chaque enfant, un par un, car chacun réagira à sa manière et ils n’ont pas tous besoin d’entendre les mêmes choses. Même lorsqu’on a été conduit à leur parler à tous en même temps, on peut essayer d’en reparler avec chacun, quitte à provoquer les occasions de tête à tête. Soulignons qu’un tête à tête suppose, comme son nom l’indique, deux interlocuteurs seulement : un enfant sera souvent plus à l’aise avec un seul de ses deux parents, plutôt qu’avec les deux en même temps.

Pour dire la vérité, les mots simples sont toujours les meilleurs

Il faut appeler un chat un chat et le mal par son nom. Dans un monde où toutes les déviances sont admises et banalisées, il est plus que jamais capital de donner aux enfants des repères clairs. Les parents doivent leur apprendre à juger les actes, à dire : « C’est bien, c’est mal ». 

Et, en même temps, à ne jamais juger les personnes, à parler de tout homme comme d’un fils de Dieu, infiniment aimé de son Père, car on ne dit jamais bien la vérité si on ne la dit pas avec amour et par amour. Il n’y a que l’amour qui guérira l’enfant des blessures que peuvent lui infliger certaines révélations. Il n’y a que lui qui peut mettre sur nos lèvres les mots justes pour conduire nos enfants vers la vérité tout entière.

Christine Ponsard

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