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Impatient ? Quelques pistes pour gagner en sérénité

Jeune femme attendant le bus
Leszek Glasner - Shutterstock
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Une file d’attente un peu longue au supermarché, un caprice d’enfant, la mauvaise humeur d’un collègue, un conjoint qui est d’une lenteur exaspérante…. Chaque jour, notre patience est mise à rude épreuve. Pourtant, être patient au quotidien peut rendre de grands services et aider à vivre avec sérénité.

Soyons d’abord patients envers nous-mêmes. La première personne envers qui nous devons faire preuve de longanimité, c’est nous-mêmes. Si nous ne nous acceptons pas tels que nous sommes, avec nos lenteurs à progresser, nos chutes répétées, nos manques et nos limites, nous ne pourrons pas accepter les autres. « Combien d’agressivités adressées à l’égard d’autrui ne sont que des règlements de compte avec soi-même ? Les parents en font la cruelle expérience quand leurs enfants leur renvoient leurs propres défauts », prévient père Pascal Ide.

Prier pour demander la patience

Être patient envers soi-même, ce n’est pas tomber dans l’orgueil. C’est faire la volonté de Dieu que d’être patient avec soi-même, puisque Dieu lui-même est patient. Pour acquérir cette patience, il est essentiel de prendre le temps de s’exposer à la lumière de l’Esprit saint

Il faut prier, surtout lorsqu’on est tendu, énervé ou très fatigué. C’est dans la prière que nous pouvons être pleinement nous-mêmes, dans la paix. C’est le regard d’amour que Dieu pose sur nous qui nous permet de nous accepter tels que nous sommes, avec douceur et patience.

La fatigue, premier ennemi de la patience

Chacun sait que tout ce qui agresse et perturbe notre organisme met à mal nos capacités de patience. Sachons-le pour en tenir compte. Certes, il n’est pas toujours possible de dormir suffisamment, ni d’éviter le bruit, l’accumulation de fatigue, les soucis, mais il faut savoir que nos états d’âmes sont profondément liés à notre état physique. Et plus on est tendu et fatigué, plus on a tendance à accumuler artificiellement les motifs de tension et de fatigue. Il faut savoir dire : « Stop ! Je n’en peux plus ! ».

Demander pardon au Seigneur et à notre famille de nos manques de patience, prendre de grandes résolutions, c’est très bien, mais il faut peut-être commencer par dormir davantage — et tant pis si nos autres obligations en souffre. Il faut décider de s’organiser de manière à garder chaque jour, chaque semaine un peu de temps « pour soi », pour souffler, se détendre, se reposer et… prier.

La patience est exigeante

La patience exige une chose à la fois. Quand un enfant apprend à marcher, on l’encourage à faire un pas, puis un autre… et c’est ainsi que, pas à pas, il devient capable de franchir de longues distances. C’est comme cela que l’on grandit : rien ne s’accomplit d’un seul coup, on n’a jamais « tout, tout de suite ». Et si certains progrès paraissent fulgurants, c’est le plus souvent parce qu’ils ont été préparés de manière invisible, comme le grain tombé en terre germe discrètement, avant de donner naissance à une plante magnifique. Nous sommes trop souvent tentés de forcer la croissance de la graine, au risque de l’épuiser, d’exiger trop, trop tôt, de nos enfants, de notre conjoint, de nos proches, de nos collègues…

Être patient, c’est manifester sa confiance

Être patient, c’est, parfois, espérer contre toute espérance. Bien des parents d’enfants handicapés nous donnent, en ce sens, de lumineux témoignages. En acceptant de cheminer pas à pas avec leur enfant, en refusant avec la même énergie le défaitisme et les faux espoirs, ils accomplissent des merveilles, là où les plus éminents spécialistes baissent les bras. Être patient, c’est pardonner « soixante-dix fois sept fois », comme Dieu lui-même nous pardonne. 

C’est repartir après chaque échec, se relever après chaque chute, refuser de se laisser aller au découragement. Nos enfants, surtout pendant la période si fragile de l’adolescence, ont un besoin infini de notre pardon et de nos encouragements. Lorsque notre patience est mise à rude épreuve, tournons-nous vers Celui qui est la source de tout amour, afin qu’Il nous donne des trésors de patience : nos enfants en ont besoin pour grandir dans la joie.

Christine Ponsard

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