Aleteia logoAleteia logo
Aleteia
Vendredi 27 novembre |
Fête de la Vierge Marie en son icône du signe
home iconAu quotidien
line break icon

Impatient ? Quelques pistes pour gagner en sérénité

Jeune femme attendant le bus

Leszek Glasner - Shutterstock

Edifa - Publié le 03/12/19

Une file d'attente un peu longue au supermarché, un caprice d’enfant, la mauvaise humeur d’un collègue, un conjoint qui est d'une lenteur exaspérante.... Chaque jour, notre patience est mise à rude épreuve. Pourtant, être patient au quotidien peut rendre de grands services et aider à vivre avec sérénité.

Soyons d’abord patients envers nous-mêmes. La première personne envers qui nous devons faire preuve de longanimité, c’est nous-mêmes. Si nous ne nous acceptons pas tels que nous sommes, avec nos lenteurs à progresser, nos chutes répétées, nos manques et nos limites, nous ne pourrons pas accepter les autres. « Combien d’agressivités adressées à l’égard d’autrui ne sont que des règlements de compte avec soi-même ? Les parents en font la cruelle expérience quand leurs enfants leur renvoient leurs propres défauts », prévient père Pascal Ide.

Prier pour demander la patience

Être patient envers soi-même, ce n’est pas tomber dans l’orgueil. C’est faire la volonté de Dieu que d’être patient avec soi-même, puisque Dieu lui-même est patient. Pour acquérir cette patience, il est essentiel de prendre le temps de s’exposer à la lumière de l’Esprit saint

Il faut prier, surtout lorsqu’on est tendu, énervé ou très fatigué. C’est dans la prière que nous pouvons être pleinement nous-mêmes, dans la paix. C’est le regard d’amour que Dieu pose sur nous qui nous permet de nous accepter tels que nous sommes, avec douceur et patience.

La fatigue, premier ennemi de la patience

Chacun sait que tout ce qui agresse et perturbe notre organisme met à mal nos capacités de patience. Sachons-le pour en tenir compte. Certes, il n’est pas toujours possible de dormir suffisamment, ni d’éviter le bruit, l’accumulation de fatigue, les soucis, mais il faut savoir que nos états d’âmes sont profondément liés à notre état physique. Et plus on est tendu et fatigué, plus on a tendance à accumuler artificiellement les motifs de tension et de fatigue. Il faut savoir dire : « Stop ! Je n’en peux plus ! ».


couple hugging

Lire aussi :
Comment apprendre la « vraie » patience dans le couple ?

Demander pardon au Seigneur et à notre famille de nos manques de patience, prendre de grandes résolutions, c’est très bien, mais il faut peut-être commencer par dormir davantage — et tant pis si nos autres obligations en souffre. Il faut décider de s’organiser de manière à garder chaque jour, chaque semaine un peu de temps « pour soi », pour souffler, se détendre, se reposer et… prier.

La patience est exigeante

La patience exige une chose à la fois. Quand un enfant apprend à marcher, on l’encourage à faire un pas, puis un autre… et c’est ainsi que, pas à pas, il devient capable de franchir de longues distances. C’est comme cela que l’on grandit : rien ne s’accomplit d’un seul coup, on n’a jamais « tout, tout de suite ». Et si certains progrès paraissent fulgurants, c’est le plus souvent parce qu’ils ont été préparés de manière invisible, comme le grain tombé en terre germe discrètement, avant de donner naissance à une plante magnifique. Nous sommes trop souvent tentés de forcer la croissance de la graine, au risque de l’épuiser, d’exiger trop, trop tôt, de nos enfants, de notre conjoint, de nos proches, de nos collègues…

Être patient, c’est manifester sa confiance

Être patient, c’est, parfois, espérer contre toute espérance. Bien des parents d’enfants handicapés nous donnent, en ce sens, de lumineux témoignages. En acceptant de cheminer pas à pas avec leur enfant, en refusant avec la même énergie le défaitisme et les faux espoirs, ils accomplissent des merveilles, là où les plus éminents spécialistes baissent les bras. Être patient, c’est pardonner « soixante-dix fois sept fois », comme Dieu lui-même nous pardonne. 




Lire aussi :
La patience, vertu de la charité

C’est repartir après chaque échec, se relever après chaque chute, refuser de se laisser aller au découragement. Nos enfants, surtout pendant la période si fragile de l’adolescence, ont un besoin infini de notre pardon et de nos encouragements. Lorsque notre patience est mise à rude épreuve, tournons-nous vers Celui qui est la source de tout amour, afin qu’Il nous donne des trésors de patience : nos enfants en ont besoin pour grandir dans la joie.

Christine Ponsard

Les dix clefs pour apprendre la sagesse du cœur :
Tags:
patiencevertu
Soutenez Aleteia !
A travers le monde, vous êtes des millions à lire Aleteia, pour y trouver quelque chose d'unique : une vision du monde et de votre vie inspirée par l’Évangile. On prétend qu'il est de plus en plus difficile de transmettre les valeurs chrétiennes aux jeunes d'aujourd'hui.
Et pourtant, savez-vous que plus de la moitié des lecteurs d'Aleteia sont des jeunes de 18 à 35 ans ? C'est pourquoi il est si important que Aleteia demeure un service quotidien, gratuit et accessible à tous. Cependant, un journalisme de qualité a un coût que la publicité est loin de couvrir. Alors, pour qu'Aleteia puisse continuer à transmettre les valeurs chrétiennes au cœur de l'univers digital, votre soutien financier demeure indispensable.
*avec déduction fiscale
Le coin prière
La fête du jour






Top 10
Timothée Dhellemmes
"Ridicule", "pathétique", "humiliante"... la ...
Timothée Dhellemmes
Les messes publiques reprendront samedi... ma...
Timothée Dhellemmes
Les évêques fustigent une décision "irréalist...
Agnès Pinard Legry
Vent debout contre la jauge de 30 person...
La rédaction d'Aleteia
Voici la prière des JMJ de Lisbonne 2023
WEB2-EVACUATION-CAMP-MIGRANT-AFP-080_HL_NCOISSAC_1277288.jpg
Mgr Benoist de Sinety
Si toutes les vies se valent…
WEB2-JEAN CASTEX-AFP-000_8VX2FV.jpg
Agnès Pinard Legry
Désabusés par la limite de 30 personnes, les ...
Afficher La Suite