Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Et si vous receviez de bonnes nouvelles chaque matin ? Inscrivez-vous à la newsletter d'Aleteia !
Je m'inscris!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Comment parler de sexualité à son fils ?

Dad - Father - Son - Boy - Discussing
© Roman Samborskyi
Partager

Quand, comment et à quel rythme parler de sexualité à son fils ? Pour un père, ces questions peuvent virer au casse-tête, surtout dans une société où elle s’étale partout, dévoyée, dégradée, déformée.

Parler de sexualité à son fils n’est pas un exercice inné pour un père. D’autant plus que l’exercice se double d’une autre difficulté, bien plus grande, qui leur rappelle que le sexe est une affaire d’intimité. Cette intimité conjugale est le secret le plus profond de la vie de famille, sans quoi nos enfants ne seraient pas venus au monde et ne seraient pas là devant nous à se poser certaines questions. Ou du moins nous ne serions pas, nous, devant eux, à nous poser la question, voire à nous torturer l’esprit, pour savoir si nous devons leur parler de sexualité et surtout comment. 

La pudeur parentale

Pour des parents normalement équilibrés et amoureux l’un de l’autre, la pudeur est grande. Elle peut être paralysante, mais il vaut mieux la vaincre, car il est capital que les jeunes garçons aient les réponses à leurs questions de la bouche de leur père, dans un respectueux et affectueux dialogue. Sinon, leur curiosité en sera d’autant plus excitée : ils auront l’impression qu’on leur cache des choses et que si on les leur cache, c’est qu’elles valent la peine d’être cachées, qu’elles sont bien mystérieuses. Et ils iront, en cachette, en ayant en plus l’impression de faire une grosse bêtise, s’approvisionner aux sources d’information disponibles dans leur milieu de vie.

Lire aussi : Comment parler de la mort à ses enfants ?

Ce milieu, c’est d’abord l’école, avec tout ce qui peut se raconter dans la cour entre garçons sur le sexe, sur ce qui est « cochon ». Or, ce qu’ils peuvent se dire sur la question, à coups de vantardise ou, ne nous leurrons pas, de vidéos pornographiques, ne semble pas une source d’information très fiable ni très constructive. Sans compter que le contenu des programmes scolaires sur la sexualité est parfois discutable. La solution est précisément dans ce qui manque le plus à tout ce que vient d’être cité, à savoir la pudeur. Et notre pudeur parentale à parler de ces choses est finalement bien plus une solution qu’un problème. 

Notre pudeur, nous conduisant à la délicatesse, nous donne le moyen le plus sûr de faire pressentir aux garçons la beauté de l’intimité sexuelle. Notre pudeur nous amènera à ne pas délivrer trop d’informations, c’est-à-dire pas plus que son âge ne peut en porter. Ce qui ne vous empêchera pas de devoir faire face à des questions inattendues… au regard de l’âge de son fils.

Partir de ce qui l’intéresse et de ce qu’il observe

Mais l’avantage d’avoir de la pudeur pour aborder ses sujets nous amène à accompagner au fur et à mesure le développement normal du garçon dans sa puberté, sans précipiter le mouvement par des informations indiscrètes qui témoigneraient plus de notre inquiétude que de son réel besoin. Il faut donc partir de ce qui l’intéresse, de ce qu’il observe sur lui-même, de ce qu’il vit : la pilosité, les érections, la masturbation. Il est bon de lui indiquer que ces transformations font partie de sa croissance, qu’elles signifient qu’il est en train de devenir capable de devenir père, d’avoir lui-même un enfant. Il y a bien de quoi être fier, même si c’est un peu impressionnant. 

Lire aussi : Comment parler du diable à ses enfants ?

Peuvent suivre quelques explications, avec pourquoi pas des petits schémas, sur l’anatomie et le fonctionnement des sexes masculin et féminin, sans avoir la prétention d’en faire un docteur en biologie de la reproduction. L’idéal sera que cet échange soit organisé… mais sans effet d’annonce, à l’insu des frères et sœurs (cela ne les regarde pas). Il doit être mené seul à seul et n’a pas besoin de durer trop longtemps, pourvu que l’enfant soit assuré qu’il pourra revenir poser des questions quand il le voudra, qu’on est disponible.

L’importance du premier entretien père-fils

Ainsi les bases seront posées pour l’avenir. Le garçon se souviendra toute sa vie de cet entretien où son père l’a pris au sérieux. Il lui sera reconnaissant d’avoir ouvert son horizon sur de bien belles perspectives. Souvent, le premier échange est suivi d’un long silence pour certains garçons, et par de nombreuses questions pour d’autres (plus rares). Si le garçon sait qu’il est en train de devenir capable d’être père, il en déduira plus facilement le style de ses relations avec les jeunes filles, et ce sera l’occasion de nouveaux échanges avec lui.

Lire aussi : Comment parler de sexualité et de maîtrise de soi aux adolescents ?

De même, viendront plus tard, naturellement, les questions sur la contraception. Le respect de la vie pourra lui paraître évident si vous avez évoqué avec lui le sujet. Et un peu plus tard, quand il développera une certaine maturité, on pourra même avoir, en famille, des discussions franches sur la façon dont la sexualité est vécue aujourd’hui, les aberrations auxquelles elle peut conduire et les combats pleins d’espérance à mener sur ce sujet. L’essentiel est d’avoir d’abord posé une base simple et solide. Et pour parler de la beauté de l’intimité conjugale future, rien ne vaut l’intimité actuelle d’un père avec son fils. 

Docteur Dominique Megglé

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]