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« O.B.I.C » : quatre lettres que tous les enfants doivent connaître

Child; Mother; Scream; Obedience
© fizkes - Shutterstock
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Non, il ne s’agit pas d’une nouvelle organisation internationale. « O.B.I.C. », en épelant signifie obéissez (ce mot que nous répétons si souvent à nos enfants). Mais pourquoi voulons-nous tant qu’ils soient obéissants ? Et pourquoi est-ce particulièrement important sur le plan de l’éducation de la Foi ?

Si l’enfant doit apprendre l’obéissance, ce n’est pas d’abord pour des raisons utilitaires. Ces raisons existent et sont justes. ll est normal d’exiger d’un enfant qu’il ne joue pas avec des produits dangereux ou qu’il fasse attention lorsqu’il traverse la rue. Plus encore, un minimum d’obéissance est indispensable à une vie familiale paisible. « Enfants rois, parents martyrs », dit-on souvent. On sait combien c’est vrai. Les enfants qui refusent d’obéir, que ce soit pour prendre un repas, se laver, aller dormir ou ranger leurs affaires, rendent la vie infernale à leur entourage. L’enfant désobéissant finit par mettre ses parents à bout de patience, et les cris, voire les sanctions démesurées, surviennent presque inévitablement, rendant tout le monde, parents et enfant, amers et irrités. Mais qu’est-ce que l’obéissance, la vraie ?

L’obéissance, la condition de la liberté

Nous dépendons tous forcément de quelqu’un ou de quelque chose. Dieu seul n’est soumis à rien ni à personne. Notre liberté, c’est d’obéir à plus grand que nous. Notre liberté c’est d’obéir à Dieu. Plus la volonté du Père s’accomplit en nous et plus nous sommes libres, et profondément joyeux. Mais Dieu ne s’adresse pas directement à nous pour nous indiquer sa volonté. Il passe par des intermédiaires que sont, entre autres, les parents. C’est de Dieu que nous détenons toute autorité parentale. C’est pourquoi nous ne pouvons pas exercer cette autorité n’importe comment. Nous ne pouvons pas oublier qu’elle est une mission qui nous est confiée.

Mais attention à ne pas confondre autorité et pouvoir. Ce qui rend un ordre juste et légitime, ce n’est pas le pouvoir que nous avons de le faire respecter, mais l’autorité qui nous autorise à le donner. L’autorité peut s’assortir de certains pouvoirs : celui de sanctionner, par exemple, ou de contraindre par la force physique (en prenant un enfant par la main, on peut l’empêcher de traverser la rue). Mais ces pouvoirs sont la conséquence de l’autorité et non l’inverse. Si les enfants doivent obéir à leurs parents, ce n’est pas parce que ces derniers sont plus forts, plus intelligents ou plus habiles qu’eux, mais parce qu’ils détiennent de Dieu une autorité. Ou encore, si nous possédons certains pouvoirs en raison de notre supériorité physique ou intellectuelle, nous ne pouvons légitimement en user qu’au service d’un juste exercice de l’autorité.

Comment apprendre l’obéissance à un enfant ?

Il n’y a pas de recette magique. Mais la réflexion et plus encore l’expérience de nombreux parents permettent de dégager certains principes. Il est important de limiter le nombre d’ordres et d’interdictions. On ne peut pas tout exiger à la fois. Il vaut mieux ne poser que quelques exigences avec fermeté que d’en émettre des dizaines à propos desquelles on finit inévitablement par céder parce qu’elles sont trop nombreuses et pas assez précises. Il faut aussi savoir adapter les exigences aux capacités de l’enfant. Cela suppose une bonne connaissance de l’enfant, une réelle attention à ce qu’il est, et une indéfectible patience. Il nous est parfois difficile d’accepter les limites de nos enfants — nous voudrions qu’ils soient parfaits – mais c’est Dieu qui nous appelle à la perfection, c’est Lui qui nous rend parfaits, et pour cela, Il ne nous brusque pas. Il nous demande de faire un pas après l’autre, sans s’irriter de nos lenteurs, voire de nos retours en arrière. Il ne perd jamais confiance en nous. Dieu, Père, nous apprend la patience et la sérénité. Pas l’insouciance superficielle qui nous ferait méconnaître les limites et les défauts de nos enfants, mais la paix qui naît de la certitude que nous ne sommes que des instruments dans la main d’un Père beaucoup plus clairvoyant et aimant que nous.

Une fois un ordre posé, il faut rester ferme et exiger d’être obéi. Si l’enfant sait que ses parents ne cèdent jamais, il finira par obéir. Tandis que s’il est sûr de parvenir à ses fins à force de colères ou de résistance passive, il s’efforcera de tout mettre en œuvre pour avoir gain de cause. C’est pourquoi il est tellement important de ne pas ordonner à tort et à travers. C’est avant de poser une exigence qu’il faut réfléchir, après, c’est trop tard. Autre chose importante : ne pas contredire un ordre donné par l’autre parent, même s’il semble contestable. L’enfant a un besoin profond de cohérence et il est primordial qu’il ne soit pas tiraillé entre ses parents. On peut avoir de sérieuses discussions entre époux à propos de l’éducation des enfants, mais jamais devant les intéressés.

Montrer l’exemple en obéissant à son tour

Divers moyens peuvent être utilisés pour contraindre un enfant à obéir, mais il y en a un qui n’est jamais légitime (ni habile), c’est le mensonge. Son principal effet est de détruire la confiance de l’enfant qui s’aperçoit tôt ou tard de la duperie. Plus profondément, faire obéir suppose que nous sachions nous-mêmes obéir, que nous sachions être dépendants de Dieu (pas comme des esclaves mais comme des fils) et que nous cherchions sa volonté pour la laisser s’accomplir en nous. Il n’est pas nécessaire de chercher bien loin : c’est à chaque instant, à travers les moindres événements de notre vie quotidienne, que Dieu nous appelle. Il nous invite à l’obéissance, condition de notre liberté et de notre joie.

Christine Ponsard

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