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Bouder, le plus sûr moyen de tuer son couple

Argue - Couple - Woman
© LightField Studios
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Sur le long terme, bouder son conjoint peut détruire plus sûrement votre couple que les scènes de ménage. Voici quelques conseils qui vous aideront à ne tomber trop souvent dans ce travers.

Toute personne, même la plus ouverte, est tentée, à un moment donné ou à un autre, de bouder. La bouderie est de l’agressivité passive et voulue. C’est un péché grave contre la communication et l’amour.

Se poser les bonnes questions

D’abord, il est important de prendre conscience de sa bouderie. Tantôt elle est évidente, tantôt, on la justifie et on la camoufle : « Je suis fatigué », « J’ai trop de travail », « Je n’ai pas le temps de parler de ce sujet »… Il ne s’agit pas de juger cette fermeture qui, chez de nombreuses personnes, surtout les fiancés, est le plus souvent une protection spontanée : ne pas s’ouvrir pour ne pas souffrir. Mais il s’agit de le percevoir et de mettre en place, le plus tôt possible, les moyens pour ne pas l’entretenir et d’en sortir. Pour cela, il est bon de poser une première question, qui concerne celui qui boude : « Que faire pour vous rouvrir, pour rétablir la communication ? ». Les réponses sont variées. Souvent les amoureux sont démunis face à leurs fermetures : ils la subissent et en culpabilisent d’autant plus qu’ils aiment leur partenaire. L’expérience montre qu’une triple attitude intérieure est très utile.

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Tout d’abord, se placer face à Dieu, ce qui a pour mérite de sortir de soi et de faire taire son processus d’accusation (car si le boudeur est silencieux à l’extérieur, il est bavard à l’intérieur !). Puis, poser un acte d’ouverture à l’autre. Cela demande de se rappeler que nous sommes faits pour aimer et non pour nous protéger. Cela demande aussi de l’humilité. La réouverture demande enfin que l’on renonce à sa colère et à ses raisonnements.

Cherchez d’abord à comprendre, ensuite à être compris

Le boudeur est un roi de l’interprétation. Pour lui, rétablir la confiance est plus important que chercher à tout mettre d’emblée à plat. Cela ne veut pas dire qu’il faut faire table rase des tensions, mais qu’il est plus urgent de rétablir la communication et de trouver, par la suite, le moment opportun et la durée pour comprendre. Il peut être utile au boudeur d’appliquer la cinquième habitude dont parle l’écrivain américain Stephen Covey dans son ouvrage Les sept habitudes des familles épanouies : « Cherchez d’abord à comprendre, ensuite à être compris ». C’est-à-dire comprendre sans juger la manière dont l’autre a vécu la situation.

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La seconde question concerne directement la communication : « Lorsque vous boudez, que peut faire l’autre pour vous aider à sortir de votre fermeture ? ». Voici les réponses les plus souvent entendues : « Qu’il (elle) le prenne avec humour et désamorce les situations que j’ai tendance à dramatiser », « Qu’il (elle) me laisse tranquille et qu’il (elle) revienne me voir dans une heure », « Qu’il (elle) me prenne dans ses bras, sinon je me détruis dans le manque d’estime de moi et la culpabilité », « Prier ensemble », ou « Me placer face à Dieu ».

Conseil à celui qui est boudé

Nous n’avons pas en nous les clés pour aider l’autre. Il nous faut nous mettre humblement à son école. Comme l’avait dit un jour l’écrivain français Tim Guénard : « Il faut être sans cesse à l’écoute de la météo du cœur de l’autre, oser lui demander son mode d’emploi. ‘Si je t’aime mal, si je te casse les pieds, dis-le-moi, pour que je change, si je t’aime comme il faut, dis-le moi aussi, pour que je continue.’ Il ne faut pas hésiter à se dire ‘Je t’aime’ à voix haute ». À distance de la crise et de la bouderie, il est donc important de demander à l’autre le mode d’emploi de la réouverture.

Père Pascal Ide.

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