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Mgr de Germay : “J’ai été frappé par l’unité de Léon XIV, des paroles aux actes”

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Mgr de Germay : “J’ai été frappé par l’unité de Léon XIV, des paroles aux actes”

Crédit : Diocèse de Lyon

Archevêque de Lyon, Mgr Olivier de Germay était parmi les évêques qui ont suivi le Pape durant son voyage en France.

Les évêques de France ont suivi le Pape pendant les quatre jours de son voyage en France à Paris, Lourdes et Metz. Ils étaient là pour l’entourer et l’écouter. Parmi eux, l'archevêque de Lyon, Mgr Olivier de Germay, qui confie à Aleteia les moments qui l’ont le plus marqué.

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Cela paraît déjà loin, et pourtant il y a tout juste une semaine, du 25 au 28 septembre, Léon XIV était en France pour un voyage de quatre jours au programme extrêmement dense, et qui a marqué tous les chrétiens mais aussi tous les Français. Parmi eux, évidemment tous les évêques de France qui ont suivi le Pape dans tous ses déplacements, à Paris, à Lourdes et à Metz, et à toutes les messes que l'évêque de Rome a célébrées. Parmi les milliers d’images et de vidéos, on voit même souvent le Pape s’adresser à l’un d’eux, avec un mot, un sourire et une certaine connivence. "Il aime la France et il connaît son histoire", confirme à Aleteia Mgr Olivier de Germay, l'archevêque de Lyon, qui revient pour Aleteia sur les quatre jours inédits qui viennent de s’écouler. 

Aleteia : Que retenez-vous de ce voyage, de l’avis de tous, très réussi ? Quels moments vous ont le plus marqué ?
Mgr Olivier de Germay :
J’ai été très marqué par la veillée avec les jeunes au Stade de France. C’était absolument extraordinaire, tous ces jeunes réunis, cette ambiance à la fois festive et priante, la procession des reliques qui avait tant de sens. C’était vraiment plein d’espérance. L’autre moment qui m’a personnellement beaucoup marqué, c’est la visite à Lourdes. Après son message très fort en faveur de la dignité de la personne humaine, du début à la fin de vie, le Pape a vraiment pris le temps d’aller saluer les malades, un par un, en leur parlant, en les regardant. J’ai été frappé par son unité entre ses paroles et ses actes. D’une manière générale, j’ai été touché par sa posture, avec à la fois de la douceur et de la fermeté, dans un vrai souci d’unité. 

«Léon XIV est vraiment venu pour voir et constater ce réveil spirituel que nous constatons tous, mais aussi pour rappeler à la France son rôle et sa mission. »

Le Pape a visiblement pris une position ferme concernant les dernières lois votées en France, est-il très au courant de l'actualité de notre pays ? 
Il faut bien savoir qu’un voyage comme celui-là se prépare plusieurs mois à l’avance et avec beaucoup de détails et de précision. Bien évidemment, le Pape est très informé de ce qui se passe chez nous. De plus, il aime vraiment la France, il connaît l’histoire de nos grands saints. D’ailleurs lui aussi a particulièrement apprécié la veillée avec les jeunes, il était très touché de cette foi vivante. Il est vraiment venu pour voir et constater ce réveil spirituel que nous constatons tous, mais aussi pour rappeler à la France son rôle et sa mission. Comme le pape François mettait en lumière les périphéries, le pape Léon parle à l’Europe et lui rappelle l’importance du message qu’elle doit porter. 

Comment expliquez-vous un tel succès pour ce voyage ? 
Il est évident que tout le monde a réalisé à quel point sa figure attire. Quand on se souvient de la rapidité avec laquelle les places à la veillée des jeunes ont été prises, c’était un premier bon signal. Dans notre monde actuel, où il y a une véritable perte de confiance de la parole politique, les gens attendent une parole vraie, une parole libre. Le message du Pape est bon pour toute l’humanité, les gens le sentent. Il veut le bien commun pour tous, empêcher de tomber dans la surconsommation, ne pas détruire la plante, accueillir l’autre … Il touche car son message est universel et sincère. 

«Le Pape a parlé plusieurs fois de la reconstruction de Notre-Dame, presque comme une parabole. »

Et côté évêques ?
Nous étions tous très enthousiastes, nous voyons ce réveil spirituel qui grandit et qui se multiplie. Vraiment il se passe quelque chose en France, et là encore c’est plein d’espérance. J’ai remarqué aussi que le Pape a parlé plusieurs fois de la reconstruction de Notre-Dame, presque comme une parabole. Elle a brûlé, a été détruite et pourtant elle renaît de ses cendres grâce à tous ceux qui se sont mobilisés, partout dans le monde. C’est une très belle image de ce qui se passe aujourd’hui dans l’Église de France.

Quand on voit la densité du programme de ces quatre jours, comment le Pape tient physiquement ?
Je ne sais pas. Même s'il a dit lui-même s’être senti porté tout le long, mais je vous confirme que c’était très dense, avec les nombreux trajets, les réveils matinaux etc, et qu'effectivement il doit lui aussi être fatigué ! Malgré cela, nous avons tous été portés par cette ambiance incroyable et tous ces moments de paroles qui nous ont nourris et apporté une grande espérance.